La gare de Saint-Lô est une gare ferroviaire française de la Ligne de Lison à Lamballe, située sur la rive gauche de la Vire, à proximité du centre de la ville de Saint-Lô, préfecture du département de la Manche, en région Normandie.

Elle est mise en service en 1860, par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Normandie.

Situation ferroviaire La gare de Saint-Lô est située au point kilométrique (PK) 18,467 de la ligne de Lison à Lamballe, entre les gares ouvertes de Lison et de Coutances. En amont s'intercalait la halte ferroviaire de Pont-Hébert. En aval s'intercalaient les gares de Canisy et de Carantilly-Marigny (fermées). Son altitude est de .

C'était une gare de bifurcation, origine de la ligne de Saint-Lô à Guilberville (fermée).

Histoire L'emplacement choisi pour établir la gare est d'abord situé sur la commune d'Agneaux au lieu-dit ; cet endroit est ensuite annexé à la ville de Saint-Lô en 1866. Les travaux commencent en 1859 avec la destruction de plusieurs maisons acquises par la compagnie puis le terrassement nécessitant une soixantaine d'hommes. Les fondations des bâtiments sont commencés en . Les quais sont terminés en . Le premier train - de travaux - y arrive le . Le gros œuvre est terminé en .

La « station de Saint-Lô » est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation sa ligne de Lison à Saint-Lô, . Les installations définitives de la station terminus sont également mises en service ce même jour. Le bâtiment voyageurs réutilise la charpente bois du premier bâtiment de la gare de Caen, les espaces sont remplis de briques. Le , la ligne est prolongée vers Coutances.

Le , un embranchement ferroviaire à Guilberville sur la ligne Caen - Vire, ouverte un an plus tôt, permet de relier directement Vire à Saint-Lô (Ligne Saint-Lô - Guilberville).

vignette|gauche|alt=La gare détruite en juin 1944|Destructions de juin 1944. Un premier projet de reconstruction et d'extension de la gare est proposé en 1910 mais celui-ci n'aboutit pas, dans un premier temps, faute d'une prise en charge financière de la part de la ville. Finalement la ville est autorisée à contracter un emprunt et le projet est relancé au printemps 1914 après la parution au d'un décret au journal officiel. Celui-ci est mis en suspens durant la Première Guerre mondiale. Il est repris après le vote par le conseil municipal, en , d'une subvention de .

L'ancien bâtiment de bois et briques est remplacé par un plus important édifice et inauguré le . Ce dernier qui est détruit quelques années plus tard lors de la Seconde Guerre mondiale par des bombardements fait par des avions alliés dans la nuit du 6 au 7 . Une gare provisoire est érigée en 1945 puis elle est reconstruite à partir de en utilisant les restes des anciens murs ; les travaux s'arrêtent en , faute de crédits suffisants, le gros œuvre étant terminé. Les travaux reprennent deux ans plus tard et elle est mise en service le .

Le transport de voyageurs cesse sur la ligne Saint-Lô - Guilberville le . Le transport de marchandises a ensuite été limité à la section Saint-Lô - Torigni-Saint-Armand. La ligne a été intégralement fermée dans les années 1960-1970. La ligne est déposée sur la majeure partie mais il subsiste encore des traces de sa présence comme le viaduc de Guilberville. Il reste aussi toujours une partie entre Saint-Lô et Condé-sur-Vire qui est depuis 2007 utilisé pour du vélo-rail en été. Le circuit mesure 11 km mais s'arrête à la gare de Gourfaleur.

Situé en sortie de gare, le passage à niveau de la route de Coutances constituait un point noir de la circulation et il est remplacé à partir d'août 1952 par un pont routier de de long. Le gros des travaux est terminé en septembre 1953. Il est inauguré par le préfet le .

Sur la ligne de Lison à Lamballe, la section à voie unique de Lison à Saint-Lô a été électrifiée en 25 kV en entre et . Cela a notamment permis la création, entre et , d'une relation Intercités entre Saint-Lô et Paris-Saint-Lazare via Caen.

Services des voyageurs

Accueil vignette|Vue sur les quais. Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. C'est une gare « Accès Plus » avec des aménagements, équipements et services à disposition des personnes à la mobilité réduite.

Desserte Saint-Lô est desservie par les trains (relation de Caen à Rennes) et par les autocars (relation de Granville à Lison).

Intermodalité Un parc pour les vélos et un parking sont aménagés à ses abords. La gare est desservie par les bus du réseau TUSA (lignes 1, 2, 3 et N) et les autocars du réseau Manéo (lignes : 001, 002, 109, 113, 117, 303 et 304).

Projets En 2004-2005, il est prévu que la gare de Saint-Lô accueille des trains de voyageurs (TER) en direction de Cherbourg, pour la relation Cherbourg – Saint-Lô – Rennes, mais des travaux sont prévus notamment pour la relation Cherbourg – Rennes afin de reconstruire un raccordement abandonné, à côté de la gare de Lison, pour éviter les correspondances et les manœuvres dans cette dernière .

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste de gares en France Ligne de Lison à Lamballe Ligne de Saint-Lô à Guilberville

Liens externes

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