Le Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEIPAN) est un service du Centre national d'études spatiales (CNES) français. Créé en 2005 avec un siège social à Toulouse, le GEIPAN est chargé de collecter, d'analyser sommairement et d'archiver les phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN, selon la terminologie du CNES), mais aussi d'informer le public à leur sujet.

Historique En 1977.., un Groupe d'études des phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEPAN) est créé à l’initiative d'Yves Sillard, alors directeur du CNES et de l'ingénieur Claude Poher. « C'était la vision du ministère de la Défense qu'il fallait avoir une parole officielle » selon Frédéric Courtade, directeur du Geipan. Cette proposition trouva un écho favorable auprès du président du CNES, qui donna une caution scientifique à l'organisation. D'après l'audit du SEPRA, successeur du GEPAN, de 2001,La conjoncture était plutôt favorable à l’époque, en raison d’une déclaration qu’avait faite le ministre des Armées sur la nécessité d’étudier sérieusement les ovnis, d’un rapport des anciens de l’IHEDN dont les conclusions allaient dans le même sens et des travaux déjà entrepris à titre privé par un ingénieur du CNES extrêmement actif, Claude Poher.Le GEPAN est brièvement d'abord une quasi-extension du GEPA, association privée d'ufologie, où a été compilée une première base de données des PAN, et elle prolonge par ailleurs un effort nouveau au sein de la gendarmerie depuis 1974, date à laquelle elle a été « chargée de procéder à des enquêtes sur les observations qui venaient à sa connaissance ».

Sa mission principale est d'élaborer des méthodes d’analyse scientifique des rapports d’observation des PAN. Ce service technique du CNES comprend 4 personnes qui recueillent des témoignages, font des enquêtes, produisent des publications et études. Elle opèrent de concert avec des personnes, compétences et moyens externes : )..

En 1988, le GEPAN est remplacé par le Service d'expertise des phénomènes de rentrée atmosphérique (SEPRA), chargé plutôt de la poursuite des rentrées atmosphériques, mais aussi des phénomènes aérospatiaux non identifiés.

En 2005, faisant suite à un audit réalisé quatre ans plus tôtSynthèse de l'audit du SEPRA, Fleximage, 2001, p.7, le président du CNES décide de remplacer le SEPRA par le GEIPAN (Groupe d’études et d’information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés). Le « I » ajouté au sigle originel GEPAN insiste désormais sur la fonction informative confiée au service, sans que soit dénaturée la phonétique d'un nom déjà connu du public. Cette évolution s'exprime à travers la publication progressive, à partir de 2007 et sur le site web du GEIPAN, des archives du service, et se retrouve dans l’existence de différents canaux de communication grand public (site internet, plaquettes, conférences, contacts presse, etc.)..

En 2008, les enquêtes sont publiées sur le site web et mises à disposition du public (quelques heures après son ouverture, )..

À côté des quatre salariés experts, comme Pierre Lagrange, il y a une quinzaine d'enquêteurs bénévoles.. Le protocole est basé sur 3 phases : collecte de témoignages (via le site Internet ou un PV de gendarmerie) ; études techniques ; rapports d’analyse publié sur le site du GEIPAN (avec anonymisation des témoins).

Statut Le GEIPAN est placé sous l’autorité d'un comité de pilotage qui donne au CNES ses recommandations sur les orientations et le fonctionnement que doit adopter le groupe d'étude. Présidé par Yves Sillard, ancien Directeur général du CNES, il comprend quinze membres représentant : les autorités civiles et militaires françaises : Gendarmerie nationale, Police nationale, Sécurité civile, Direction générale de l'Aviation civile, Armée de l'air ; le monde scientifique : Centre national de la recherche scientifique, Météo-France, CNES.

Nombre de signalements Chaque année, plus de 300 phénomènes sont signalés au GEIPAN.. En 2021, au journal 20 Minutes, le responsable du groupe a déclaré recevoir en moyenne ., en 2022 sur France Inter, son successeur parle de 700 signalements et 200 enquêtes.

Sur les environ dans les dossiers du GEIPAN, certains (3% environ) sont classés comme ; .

Dans leur ouvrage Les OVNI du CNES, trente ans d’études officielles (1977-2007), paru en 2008, David Rossoni, Éric Maillot et Éric Deguillaume font valoir que les cas étiquetés « inexpliqués » par le CNES, sont loin d'être aussi probants que le prétendent le GEPAN et ses anciens responsables. Et d'ajouter : l'« Trente ans d’études du CNES », Science et pseudo-sciences, Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS), No 280, janvier 2008, mis en ligne le 17 mars 2008..

Directions successives du GEIPAN et des organismes l'ayant précédé Claude Poher : - Alain Esterle : - Jean-Jacques Velasco : - 2004 Jacques Patenet : 2005 - Yvan Blanc : - Xavier Passot : - Jean-Paul Aguttes : - Roger Baldacchino : - . Vincent Costes : - Frédéric Courtade : depuis .

Archives Le , le CNES annonce qu'il va mettre en ligne ses archives des trente dernières années sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés.. La publication a bien eu lieu le 22 mars 2007.

Notes et références

Annexes Articles connexes NORAD Ovnis Rapport COMETA Chronologie des observations d'ovnis en France Projet Second Storey

Bibliographie Jacques Arnould, Pierre Marx, François Parmentier, Jacques Patenet, Jean-Claude Ribes, et Dominique Weinstein, sous la direction d'Yves Sillard, Phénomènes aérospatiaux non identifiés : Un défi à la science (travaux du GEIPAN), éditions Le Cherche midi, 2007 . Synthèse du rapport d'audit du SEPRA 2001 : le document fondateur du GEIPAN, GEIPAN, , David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume, Les OVNI du CNES : 30 ans d'études officielles 1977-2007, Book-e-book.com, 2007 Michel Granger, GE(I)PAN : les motifs de déception d'un ufologue amateur, UFOMANIA, No 62, printemps 2010

Liens externes

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