Neu-Isenburg est une ville située en République fédérale d'Allemagne dans le Land de Hesse. La ville est située à proximité de Francfort-sur-le-Main.
Géographie
Neu-Isenburg est dominée par deux grandes villes voisines : au nord se trouve Francfort-sur-le-Main et au nord-est Offenbach-sur-le-Main.
À l'ouest de Neu-Isenburg, la présence de l'aéroport international de Francfort affecte la qualité environnementale de la ville (bruit, pollution).
Dans le domaine administratif, la ville de Neu-Isenburg fait partie de l'arrondissement d'Offenbach. Les villes voisines sont Heusenstamm à l'est et Dreieich et Langen au sud.
Histoire Appartenances historiques 1699–1711 1711–1744 1744–1806 1806–1810 1815–1918 1918–1933 1933–1945 1945–1949 1949–présent La ville de Neu-Isenburg a été fondée le par les huguenots, des protestants français qui avaient dû fuir leur pays après la révocation de l'édit de Nantes (1685). Leur nouveau souverain, le comte Johann Philipp von Isenburg-Offenbach, avait assuré leur protection, la libre utilisation de la langue française et la pratique de leur religion. Il leur avait permis de s'installer dans la forêt de Dreieich. Pour remercier le comte, ils ont appelé la ville « Neu-Isenburg ». Le plan de la ville a été créé par Andreas Loeber. La ville était organisée en un plan carré, à partir de chaque angle il y avait une rue qui amenait à la « Marktplatz » (« place du marché », centre de la ville). Des rues perpendiculaires partant des milieux des côtés du carré arrivaient aussi à cette « Marktplatz ».
Neu-Isenburg était l'une des villes les plus organisées des . Les colons étaient très actifs avant tout comme paysans, mais ils se remirent vite à leurs anciens métiers du Strumpfwirkers (peut-être la fabrication de bas ) et ils furent alors à la base du développement économique de leur ville. Les communes environnantes se méfiaient des colons français et appelaient l'endroit « welsches Dorf ».
thumb|left|« Haus zum Löwen » thumb|right|« Ancien Hôtel de Ville 1702-1876 » Le , le pasteur Isaac Bermond célébrait le premier culte sous un vieux chêne, au milieu du parvis. En 1701, le premier maire fut Étienne Robert, un forgeron de Quincy. Cette année-là, était construite la maison forestière (aujourd'hui : café-restaurant « la maison de Francfort ») par la ville de Francfort-sur-le-Main qui servait de frontière avec la ville de Neu-Isenburg. L'église en bois (appartenant à l'Église réformée française) fut construite en 1702-1706. « La pose de la première pierre » eut lieu lors de l'Ascension 1702. En 1702 fut également construit l'hôtel de ville sur la place du marché. La même année, la « Haus zum Löwen » était utilisée pour la première fois jusqu'en 1918 comme le café Au Lion d'Or (Zum goldenen Löwen), maintenant cette maison est utilisée comme musée « du pays natal ». La première école fut construite en 1704. L'église en bois fut remplacée en 1775 par une église en pierre. En 1781, la première école germanophone fut ouverte à Neu-Isenburg.
Après le congrès de Vienne de 1815 tombait le comte d'Isenburg, la commune fut alors rattachée au grand duché de la Hesse. En 1828, l'association de droit prussien de la Hesse construisait une maison de droit comme bureau central des douanes à la frontière de Francfort, libre à cette époque-là.
Malgré les restrictions considérables, les familles allemandes déménageaient pour quitter la ville, à partir de 1761 la messe était à tour de rôle en allemand et en français. Enfin l'allemand fut fixé en 1829 comme la langue officielle.
En 1846, le chemin de fer Main-Neckar-Eisenbahn était construit et passait à Neu-Isenburg, mais il fallut attendre 1852 pour que la ville ait sa propre gare. En 1885, le chemin de fer était ouvert à Francfort (aujourd'hui la ligne de tramway 14). Le , Neu-Isenburg avait ses droits de ville et recevait ses armoiries de ville pour son .
En , le plus haut collège d'enseignement général était créé à Neu-Isenburg, école qui existe toujours, maintenant appelée « Goetheschule ».
Le fut construite la première église catholique St Joseph.
Selon des actes policiers, c'était déjà pendant les années 1920 qu'on observait les sentiments antisémites en Neu-IsenburgCf. la documentation : Magistrat der Stadt Neu-Isenburg (Hg.): Neu-Isenburg zwischen Anpassung und Widerstand. Dokumente über Lebensbedingungen und politisches Verhalten 1933–1945. Bearbeitet und eingeleitet von Dieter Rebentisch, Angelika Raab. Neu-Isenburg. 1978, .. Aux élections générales pour le Reichstag le 40,8 % des citoyens votaient pour le NSDAPMagistrat der Stadt Neu-Isenburg (Hg.): Neu-Isenburg zwischen Anpassung und Widerstand. Dokumente über Lebensbedingungen und politisches Verhalten 1933–1945. Bearbeitet und eingeleitet von Dieter Rebentisch, Angelika Raab. Neu-Isenburg. 1978, .. Il y avait aussi des grands défilés et des « FahnenappelleMagistrat der Stadt Neu-Isenburg (Hg.): Neu-Isenburg zwischen Anpassung und Widerstand. Dokumente über Lebensbedingungen und politisches Verhalten 1933–1945. Bearbeitet und eingeleitet von Dieter Rebentisch, Angelika Raab. Neu-Isenburg. 1978, mit mehreren Abbildungen. ». On persécutait des opposants, notamment les communistes et les adhérents à l'église catholique. Le foyer éducatif aux enfants juifs dirigé par Berta Pappenheim fut détruit partiellement après un incendie pendant la « Reichspogromnacht » en 1938. C'était le qu'il fut fermé. Les enfants, les jeunes mères et les infirmières furent déportés et assassinésMagistrat der Stadt Neu-Isenburg (Hg.): Neu-Isenburg zwischen Anpassung und Widerstand. Dokumente über Lebensbedingungen und politisches Verhalten 1933–1945. Bearbeitet und eingeleitet von Dieter Rebentisch, Angelika Raab. Neu-Isenburg. 1978, p. .234ff.. En 1935, une liste officielle des juifs qui habitaient dans la ville fut dressée et publiéeMagistrat der Stadt Neu-Isenburg (Hg.): Neu-Isenburg zwischen Anpassung und Widerstand. Dokumente über Lebensbedingungen und politisches Verhalten 1933–1945. Bearbeitet und eingeleitet von Dieter Rebentisch, Angelika Raab. Neu-Isenburg. 1978, p. .250ff.. Beaucoup des destins juifs sont documentés par des actes officiels encore existants.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville connut de lourds dégâts dans les années 1943-45 par des attaques aériennes. Après la guerre en 1945, un arrondissement à l'ouest de la ville fut réquisitionné par la force d'occupation.
Une nouvelle ville d'habitation « Gravenbuch » fut construite après que la forêt eut été détruite. Presque personnes s'installèrent dans cette « ville satellite ». Le , la commune de Zeppelinheim fut incorporée à N-I.
Développement de la ville En 1834, Neu-Isenburg avait seulement habitants. En 1939, la ville en comptait habitants. Après l'incorporation de la commune de Zeppelinheims et la construction de Gravenbruch, en 1983 personnes vivaient dans la ville.
Politique Conseil municipal Résultat des élections municipales du :
Les partis %2006 Sièges2006 %2001 Sièges2001CDUChristlich Demokratische Union Deutschlands52,02348,022SPDSozialdemokratische Partei Deutschlands23,31126,512 GRÜNE Bündnis 90/Die Grünen14,4616,98 FDP Freie Demokratische Partei5,435,22FWGFreie Wähler Gemeinschaft Neu-Isenburg e.V.5,223,41total100,045100,045participation électorale en %42,446,3
Malgré sa majorité absolue, le CDU continue sa coalition avec les non-inscrits (« Freie Wähler »).
Bourgmestre Résultats des élections communales :
Ans Candidats Parti % Résultat 2010 Herbert Hunkel Herbert Hunkel soutenu par le CDU 58,9 Christian Beck SPD 36,9 Susann Guber FDP 4,2 participation électorale en % 38,42007 Dirk-Oliver Quilling CDU83,3 Markus Munari SPD16,7participation électorale en %40,02001 Dirk-Oliver Quilling CDU78,5 Wolfgang Lamprecht SPD19,0 Edgar Schultheis2,4participation électorale en %41,1 Ans Candidats Parti % Résultat1995scrutin de ballottage Dirk-Oliver Quilling CDU63,1 Berthold Depper FDP36,9participation électorale en %38,01995 Dirk-Oliver Quilling CDU49,5 Günter Trützschler SPD14,1 Maria Marx Grüne17,7 Berthold Depper FDP18,8participation électorale en %45,7
Culture La vie culturelle en Neu-Isenburg est dominée par le plus grand lieu de la manifestation, la salle polyvalente Hugenottenhalle qui peut accueillir entre 300 et visiteurs.
Près de la Hugenottenhalle se trouve la bibliothèque municipale qui était une des meilleures bibliothèques publiques en Allemagne en 2010 d'après le Deutscher BibliotheksverbandDie besten Bibliotheken Deutschlands: Stadtbibliothek Neu-Isenburg von Platz 8 auf Platz 6 vorgerückt (« Les meilleures bibliothèques en Allemagne : La bibliothèque municipale de Neu-Isenburg avancée dans les palmarès du au rang »), communiqué de presse, 2010..
La ville est le siège social de la compagnie Lorenz-Snack-World.
Transport
Éducation
Jumelages Weida, en Thuringe, Allemagne Veauche, dans le département de la Loire, France Andrézieux-Bouthéon, dans le département de la Loire, France Dacorum, en Angleterre Bad Vöslau, en Basse-Autriche Chiusi, en Italie Calw, en Bade-Wurtemberg, Allemagne
Liens externes
Bibliothèque publique de Neu-Isenburg Hugenottenhalle Der Isenburger - Journal régional publié trimestriellement archives en ligne
Références
Catégorie:Neu-Isenburg Catégorie:Ville en Hesse