Étienne Marcel, général français, né à Gien (Loiret) le et mort à Saint-Gondon (Loiret) le .
Biographie
Étienne Marcel est né à Gien le de Germain Marcel et de Marie Anselme Bonneville. Clerc d'avoué, puis employé au secrétariat de la sous-préfecture de Gien, il fut distingué par le Préfet qui, frappé de sa vive intelligence, lui offrit un emploi à la préfecture d'Orléans. Le , âgé de 17 ans, il est nommé à l'élection, capitaine au de la Garde nationale du Loiret. Comme volontaire, il part dans les bataillons de gardes nationaux destinés à opérer en Hollande. Ces troupes ayant été licenciées quelque temps après, il fut admis dans l'armée d'active et le , nommé lieutenant au de voltigeurs de la Garde. Le suivant, il passe au d'infanterie de ligne et jusqu'en 1814 prend part à la guerre d'Espagne. Dans ce corps, il devient lieutenant puis capitaine. Le , au siège de Sagonte, il reçoit un coup de feu au genou gauche. Il participe à la Campagne de France et passe au de ligne le . Le , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur et prend part à la bataille de Waterloo. Au second retour des Bourbons, il est licencié de l'armée le de la même année. Rappelé à l'activité le , comme capitaine à titre provisoire dans la Légion du Loiret qui devint ultérieurement le de ligne, Marcel est nommé à titre définitif le . Promu chef de bataillon le , il tient garnison à la Guadeloupe de 1825 à 1827. En Algérie de 1830 à 1822, il prend part à la prise d'Alger où il se distingue à la tête de son bataillon. Servant au de ligne, il est nommé au grade de lieutenant-colonel le et promu Officier de la Légion d'honneur le . Colonel le , il prend le commandement du de ligne. C'était un des plus jeunes colonels de l'armée française. Le lieutenant-colonel Marcel s'était marié à Grenoble le à madame Marie Julie Françoise de Voize, veuve de M. François Odru. De leur union naquit un fils, Eugène, qui est mort en 1877 à Beaulieu-sur-Loire. Maréchal de camp le , Étienne Marcel commande successivement le département de la Mayenne (), la de la militaire () et la de la militaire. Promu Commandeur de la Légion d'honneur le et nommé général de division le , il remplit les fonctions d'inspecteur général des , et d'infanterie ; il prend le commandement de la militaire à Bourges, le . Promu grand officier de la Légion d'honneur le , il est admis dans le cadre de réserve le février suivant comptant 48 années de service, 9 campagnes et une blessure. Il était en outre chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Depuis 1857 jusqu'à sa mort, le général Marcel habita sa propriété de l'Ormette (Saint-Gondon), mais en passant ordinairement l'hiver à Gien. Il fut maire de Saint-Gondon pendant vingt ans de 1857 à 1877. La fortune qu'il avait acquise, ses relations et son crédit auprès de l'administration l'ont mis à même de rendre de très grands services à ses administrés. L'établissement en 1877 de sœurs pour l'école et le soin des malades, dû à son initiative était regardé par lui comme le plus grand service rendu à ses concitoyens. Homme de devoir, il était: estimé pour sa droiture et la bonté de son caractère. Il est mort dans son château de l'Ormette, le dans sa . Il repose au cimetière de Gien auprès des membres de sa famille.
Bibliographie
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Naissance en janvier 1792 Catégorie:Naissance à Gien Catégorie:Décès en avril 1880 Catégorie:Maire du Loiret Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Personnalité liée à Saint-Gondon