Lîle Trébéron est située dans la baie de Roscanvel, au sud-ouest de la rade de Brest, entre la presqu'île de Quélern et l'île Longue. À à l'ouest se trouve l'île des Morts, à au sud-est se trouve l'île Perdue. Une impasse de la ville de Brest porte son nom.

Historique

En 1720, l'île de Trébéron devient un lieu de quarantaine. Le lazaret qui y est construit accueille les marins de retour d'expédition en zone tropicale où règnent des maladies épidémiques (fièvre jaune, typhus, choléra…), les équipages « trop » malades (scorbut, gale…), ou les bagnards arrivant au bagne trop épuisés. Les morts sont enterrés sur l'Île des Morts toute proche, les survivants, au bout de 40 jours, ont le droit de regagner la Penfeld.

Le lazaret est prévu pour accueillir 150 personnes, même si, à l'occasion, un afflux de malades nécessite la construction de structures provisoires. Les Sœurs de la Sagesse constituèrent longtemps une part importante du personnel infirmier.

Au début du , l'île des Morts accueille une poudrière et perd sa vocation de cimetière du lazaret. Ce dernier est reporté sur la pointe nord de Trébéron.

Par ailleurs, à partir de 1826, l'ensemble du lazaret est réaménagé. De nouveaux bâtiments sont construits, notamment le pavillon réservé aux officiers, dont les vestiges sont encore visibles aujourd'hui. En 1828, l'île est partagée en deux par un mur, séparant la zone de convalescence de la zone contagieuse.

Cette description de l'Île Trébéron date de 1895 :

Au début du , l'île perd une partie de sa vocation de lazaret pour se transformer en sanatorium, où les marins ou ouvriers de l'Arsenal sont mis au plein air, à l'écart de l'alcool et du tabac.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'île est utilisée comme centre de convalescence pour les soldats et marins alliés ou ennemis soignés à l'hôpital maritime de Brest.

À la fin des années 1960, l'île entre dans le périmètre de protection érigé autour de l'Île Longue, et est interdite d'accès.

Aujourd'hui

Interdite d'accès (zone protégée), l'île est entretenue par la marine, en partenariat avec le Conservatoire du littoral, dans l'optique d'une éventuelle mise en valeur des vestiges. Par ailleurs, la faune y a pris ses aises, et régulièrement, des campagnes de dératisation doivent être menées.

Notes et références

Source Bretagne Magazine 31 (novembre--janvier 2006)

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