Le () est une unité d'artillerie de l'armée française créée en 1860 et dissoute en 1997.

Création et différentes dénominations 1860 : 1872 : 1883 : () 1924 : divisionnaire 1940 : dissous 1997 : dissous

Chefs de corps : Philippe Antoine Justin Joly-Frigola : Louis Ernest Schneegans : Nicolas Jean Baptiste Bonvalet 1874 : Émile Joseph Bedoin BEDOIN (Émile-Joseph) 1880 : colonel de Latouche 1885 : colonel Audoy 1888 : colonel Coillot 1895 : colonel Moriau 1896 : colonel Lèques 1898 : colonel Verchère 1914 : colonel Falques

Historique des garnisons, combats et batailles

Second Empire C'est l'ancien , qui, après avoir porté le titre de de 1854 à 1860, prend le sous le nom de « » à l'organisation du .

En garnison à Toulouse, le « » quitte La Ville Rose pour aller à Bourges en 1861, à Vincennes en 1865 et à Valence en 1868.

Durant la guerre franco-prussienne de 1870, les batteries du régiment sont partagées entre plusieurs armées : A l'armée du Rhin ou durant la bataille de Frœschwiller-Wœrth, la soutient les charges des cuirassiers. Pendant le siège de Metz, les batteries combattent aux batailles de Rezonville, de Saint-Privat et de Noisseville. A l'armée de Châlons, elles assistent aux batailles de Beaumont, de Bazeilles et de Sedan Pour la défense de Paris, elle se trouvent aux batailles de Châtillon () et de La Malmaison en 1870 A l'armée de la Loire, elles assistent aux batailles de Coulmiers, de Beaune-la-Rolande (), d'Artenay, de Chevilly MONUMENT OSSUAIRE COMMÉMORATIF DU CONFLIT DE 1870 - CHEVILLY et d'Orléans en 1870 Publication du guide des sources de la Guerre de 1870-1871 dans le Loiret A l'armée de l'Est elle se trouvent au combat d'Arcey et à la bataille d'Héricourt en 1871

1871 à 1914 Le il cesse d'être régiment à cheval et devient le « ». Il verse 2 batteries à cheval au , 1 batterie au , 1 batterie au , 1 batterie au , 1 batterie au et 2 batteries au , et reçoit en échange 7 batteries à pied ou montées du et 1 batterie du .

En 1873, il fait partie de la , et reçoit 1 batterie du et verse 1 batterie montée et ses 2 dernières batteries à cheval au .

En 1881, la est envoyée en Tunisie.

Première Guerre mondiale En casernement à Nîmes

Affectation (en temps de paix), artillerie de la (guerre).

Composition : 3 groupes de 9 batteries de 75 (36 canons). 53 officiers, 1610 troupes et 1576 chevaux.

1914 Mobilisé le 2 aout 1914 avec la mobilisation générale, l'Artillerie Divisionnaire dont fait partie le 19e se regroupe autour de Nîmes et est transporté dans la région de l'Est, autour d'Haroué en Meurthe-et-Moselle sous les ordres du colonel Falques.

Le régiment combat dans l'Artillerie Divisionnaire de la 30e division d'infanterie, du 15e corps d'armée, de la 2e armée.

1915

1916 vignette|Uniforme du pendant la seconde moitié de la Guerre. Verdun : Le RAC relève le RAC.

1917 vignette|gauche|Un canon du du à Athènes le .

Armée française d'Orient

- : La division d'infanterie est relevée le par la division d'infanterie. Elle est rattachée à l'Armée française d'Orient. Transportée par voies ferrées jusqu'à Toulouse, la division doit se réorganiser avant son départ pour Salonique. Arrivée en Grèce le , la division se regroupe à 5 km au Nord-Est de Salonique pour ensuite rejoindre la réserve d'Armée sur Topein. mars : opération contre des Comitadjis. Un repère d'insurgés dérange les troupes de passage et harcèle certaines positions alliées. La batterie du prend part à l'opération du 8 au .

1918

Entre-deux-guerres Alors en garnison à Nîmes, il devient régiment d'artillerie divisionnaire le (). En 1936, le régiment, toujours caserné à Nîmes, est rattaché à la division d'infanterie.

Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre Le d'artillerie divisionnaire fait partie de la d'infanterie ( corps d'armée, ) qui est concernée par la manœuvre Dyle préparée à partir de et où elle doit aller tenir un front sur la Meuse, d'Anhée à Hastière. Bataille de France

De 1945 à nos jours Il est garnison à Draguignan. De la guerre d'Algérie à 1997, il est chargé de l'instruction des nouveaux appelés. Étendard vignette|Dessin du revers de l'étendard du . Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Sébastopol 1854-55 Solférino 1859 Verdun 1916 Monastir 1917

Personnalités ayant servi au sein du régiment

Alexis Callies (1828-1932), qui deviendra ensuite homme politique et député d'Annecy ; Ferdinand Ferber (1862-1909), l'un des pionniers de l'aviation militaire française ; Albert Guérin (1893-1974), industriel et résistant français, compagnon de la Libération ; Édouard Laffon de Ladebat (1849-1925), général français.

Devise « Irréprochables et joyeux »

Sources et bibliographie Henri Kauffert : Historique de l'artillerie française. , . Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Grades de l'armée française Régiment d'artillerie français

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