Joseph-Henri Guiguet, né le à Veyrins (Isère) et mort le à Corbelin (Isère) est un architecte et aviateur français de la Première Guerre mondiale, « As de l'aviation ».
Biographie Origine et formation
Joseph-Henri Guiguet est né le à Veyrins dans le département de l'Isère, du mariage de Joseph-Henri Guiguet, mécanicien, et de Marie-Joséphine MoineArchives départementales de l'Isère, état civil de Veyrins, registre , , acte , ..
Son père (né et mort à Corbelin, dont il fut le maire de 1892 à 1895) est le frère du peintre François Guiguet, sociétaire de la Société nationale des Beaux-Arts (Corbelin, - Corbelin, ) et de l'ébéniste et sculpteur sur bois Jules Guiguet (Corbelin, - 1912).
Aviateur
Appelé au du génie le comme sapeur de , il passe dans l'aviation à la le puis au de Toul le . En 1914, il est observateur/photographe à l'escadrille HF 1. Il y est promu caporal le puis sergent le . Il demande alors à suivre une formation de pilote..
Il se présente à l'école d'aviation de Pau avec René Dorme et Jean Raty, deux futurs As. Il obtient le brevet de pilote militaire le . Il sert d'abord au groupe des escadrilles du camp retranché de Paris, comme adjudant pilote. Il est nommé adjudant le ...
Premier pilote à voler sur « Bébé » Nieuport, il se porte volontaire pour effectuer les essais des fusées Le Prieur, imaginées par l'enseigne de vaisseau Yves Le Prieur. Ces fusées se révèlent redoutables contre les ballons d'observation allemands. Le Prieur réfléchit à un système d’armes permettant de contrer les incursions des dirigeables Zeppelin qui bombardent les lignes sans riposte efficace. Yves Le prieur entreprend ses premiers essais en vol au Bourget. Le , Joseph-Henri Guiguet fait une démonstration réussie en présence du président de la République Raymond Poincaré..
Le , jour de l’attaque contre le fort de Douaumont, il décolle avec sept autres pilotes dont Charles Nungesser et Jean Chaput. Leurs avions sont armés de fusées Le Prieur. Ils abattent alors six drachens d’observation situés sur la rive droite de la Meuse..
Le , il rejoint l'escadrille SPA 3 Cigognes, commandée par le capitaine Brocard. Grièvement blessé le dans la Somme lors d'une attaque de ballon captif, il reprend le combat à peine rétabli le suivant et remporte plusieurs victoires. Après avoir obtenu trois nouvelles victoires, il est de nouveau blessé, le et doit être de nouveau évacué vers l'arrière. Le , alors qu'il se trouve toujours en convalescence, il est promu officier avec le grade de sous-lieutenant. Il reprend du service le .
Affecté à l'escadrille SPA 167 le , il ajoute sa cinquième et dernière victoire de la guerre, accédant au statut d'As. Son tableau de chasse compte cinq autres victoires non homologuées.
Retour à Corbelin Démobilisé le , grand invalide à 145 %, Joseph-Henri Guiguet revient à Corbelin. C'est alors qu'il fonde l'Union des mutilés et anciens combattants et en devient président.
Avec son jeune frère Marcel, il crée en 1928 la société Marcel Guiguet et Compagnie (MGC) afin de réaliser la construction d'une moto considérée comme une réalisation d'avant-garde avec pour emblème « la Cigogne ». La production s'arrête en 1937Les aviateurs du département de l'Isère, publication du cercle aéronautique Louis Mouillard, ..
Par la suite, Joseph-Henri Guiguet se consacre avec réussite à son métier d'architecte, activité qu'il poursuit jusqu'à l'âge de . Il meurt à Corbelin dans l'Isère le où il est inhumé.
Distinctions
Entre autres distinctions, son courage, son abnégation et son esprit de sacrifice vaudront à cet As, crédité de cinq victoires aériennes officielles, cinq citations à l'ordre de l'armée. Il reçoit la médaille militaire le après avoir remporté sa première victoire en détruisant un ballon le . Nommé sous-lieutenant le , Joseph-Henri Guiguet est titulaire de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes et une étoile de bronze.
Après avoir été décoré de la Croix de guerre, il est nommé chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur le et décoré par le président de la République Raymond Poincaré.
+ Liste des victoires homologuées Victoire Date Escadrille Avions abattus Lieu 1 22 N 95 Ballon Sivry (Meurthe-et-Moselle) 2 N 3 Biplace Barleux-Belloy (Somme) 3 N 3 Biplace Marchélepot (Somme) 4 N 3 Biplace Guignicourt (Somme) 5 SPA 167 Biplace Attigny
Pour approfondir Bibliographie .
Liens externes
Biographie détaillée, liste des victoires aériennes et profils couleurs de ses appareils Les hommes de l'escadrille SPA 3
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Naissance en Isère Catégorie:Naissance en mars 1891 Catégorie:Décès en Isère Catégorie:Décès en octobre 1979 Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:As de l'aviation français Catégorie:Aviateur français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur