Saint-Lizier (en gascon : Sent Líser) est une commune française située dans le nord-ouest du département de l'Ariège, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Salat, le Baup, un bras du Salat, le Marcazeau, le ruisseau de merdançon et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Saint-Lizier est une commune urbaine qui compte en . Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Girons et fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons. Ses habitants sont appelés les Licérois ou Licéroises.
Le patrimoine architectural de la commune comprend dix immeubles protégés au titre des monuments historiques : la cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, classée en 1994, la cathédrale Saint-Lizier et le cloître, classée en 1886, la chapelle Notre-Dame du Marsan, inscrite en 1973, l'Hôtel-Dieu, inscrit en 2005, la maison canoniale, inscrite en 1989 puis classée en 1991, la maison Loubières, classée en 1929, la maison natale d'Aristide Bergès et la papeterie de Prat du Ritou, inscrites en 2007, les murailles gallo-romaines, classées en 1912, le palais épiscopal, inscrit en 1993, et le Pont de Saint-Lizier, inscrit en 1927.
Géographie Localisation La commune de Saint-Lizier se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.
Commune de l'aire d'attraction de Saint-Girons située dans son unité urbaine, à environ d'altitude dans les Pyrénées, sur une colline de la rive droite du Salat. Elle se situe en Couserans, dont elle a été la capitale religieuse. Elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées dont elle est le siège et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.
Elle se situe à à vol d'oiseau de Foix., préfecture du département, et à de Saint-Girons., sous-préfecture.
Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Lorp-Sentaraille (), Montjoie-en-Couserans (), Saint-Girons (), Taurignan-Vieux (), Gajan (), Montégut-en-Couserans (), Eycheil (), Montgauch ().
Sur le plan historique et culturel, Saint-Lizier fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix..
Communes limitrophes {|class="wikitable" |+ |Saint-Lizier est limitrophe de huit autres communes.
Superficie et relief La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . Son relief est relativement accidenté puisque la dénivelée maximale atteint . L'altitude du territoire varie entre et ..
Géologie La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a d'années environ), en même temps que les Alpes, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années, et pour d'autres du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de . La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1056 - Le Mas d'Azil » et « n°1074 - Saint-Girons » de la carte géologique harmonisée au du département de l'Ariège. et leurs notices associées...
Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Lizier. La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par le Salat, le Baup, un bras du Salat, le Marcazeau, le ruisseau de merdançon, la gauère, L'Eau Lente, le ruisseau de Montredon et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale.
Le Salat, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Couflens et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Boussens, après avoir traversé .
Le Baup, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Rimont et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Salat sur le territoire communal, après avoir traversé .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à . Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lorp-Sentaraille à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...
La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de , qui s'étend sur du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l’Andorre et de l’Espagne (la Pique d'Estats, le mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu’aux plissements du Plantaurel..
Réseau Natura 2000 vignette|redresse=1.2|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »., d'une superficie de , un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs, avec des zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège..
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : l'« aval du ruisseau du Baup et affluents » (), couvrant du département. ; les « collines de l'ouest du Séronais, du Mas-d'Azil à Saint-Lizier » (), couvrant du département. ; « le Salat et le Lens » (), couvrant dont 21 dans l'Ariège et 11 dans la Haute-Garonne. ; la « soulane de Balaguères au Char de Liqué » (), couvrant du département. ; et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « coteaux de l'est du Saint-Gironnais » (), couvrant du département. ; le « massif d'Arbas » (), couvrant dont 48 dans l'Ariège et 42 dans la Haute-Garonne..
Urbanisme Typologie Au , Saint-Lizier est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Girons, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,9 %), prairies (26,4 %), forêts (16,7 %), zones urbanisées (8,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Morphologie urbaine Dès le haut Moyen Âge, Saint-Lizier compte deux quartiers : en haut, la cité, ceinte de murs gallo-romains ; tout autour jusqu'au Salat, le bourg, division conservée jusqu'à nos jours.
Face au palais des évêques, Saint-Lizier est dominée par la colline du Marsan et sa chapelle.
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 791, alors qu'il était de 802 en 2013 et de 736 en 2008.
Parmi ces logements, 75,3 % étaient des résidences principales, 14,3 % des résidences secondaires et 10,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 12 % des appartements..