thumb|Promenade sur la plage (1912)

thumb|Enterrement dans les Deux-Sèvres (1910)

Pierre J.- A. Gourdault est un peintre français (1880 - 1915), mort prématurément au cours de la Première Guerre mondiale, alors que sa notoriété s'affirmait déjà.

Biographie Il naît le , dans le , à Paris. Il décède des suites de blessures de guerre, le à l'hôpital militaire de Givenchy-le-Noble. Il est le fils de Pierre Gourdault et Léonie Marie Fonsse.

Il est l'élève de Marcel-André Baschet (1862-1941), peintre portraitiste français, des célébrités de l'époque (Sources : Archives communales).

Son œuvre

Sa participation à l'exposition hispano-française de Saragosse de 1908, permet de renforcer les liens économiques entre les deux pays.

À deux reprises il avait été logiste pour le prix de Rome. Enterrement dans les Deux-Sèvres avait été remarqué en 1910. En 1912, Promenade sur la plage lui valut le prix national du SalonRobert Beaufort, « L'exposition des œuvres des artistes morts pour la patrie », in Le Pays de France, n° 259, 4 octobre 1919, p. 8.

Auteur de L'entrée d'un troupeau de moutons dans une ville d'Espagne (1912), conservé avenue Léon-Gourdault à Choisy-le-Roi, Grand prix du salon de 1912. L'artiste en fit don à la commune de Choisy-le-Roi (Sources : Patrimoine de France).

Attiré par l'Afrique, il avait eu pendant deux ans son atelier à Tunis. C'est de cette période que datent Caravane dans l'oued de Gafsa, Oliviers à Sidi-bou-Saïb ou les Cavaliers arabes.

Sa mort

Artiste peintre, soldat de (caporal certainement à titre posthume) au 4e régiment de zouaves, , sous le , il tombe au champ d'honneur, en (Sources : archives militaires et acte de décès).

[Il] a été frappé le par un obus à la tête. Ses camarades voulant le transporter dans une civière, il refuse, veut gagner l'ambulance à pied. Mais il s'étonne d'être dans l'obscurité, demande pourquoi il fait si sombre. On s'aperçoit qu'il doit être aveugle. On le rassure cependant et on l'accompagne à l'arrière. Il devait mourir huit jours plus tard, le <ref>Lectures pour tous, 15 septembre 1916</ref>.

Une exposition posthume de ses œuvres fut organisée du 11 au , au cours de laquelle M. le Président de la République, s'avançant vers le portrait que l'artiste fit de lui-même (Autoportrait en Zouave) à la veille de son départ aux Armées, fixa la croix de la Légion d'honneur sur le rebord du cadre. Décoré de la croix de guerre. (Sources : Guerre de 1914 - 1918, tableau d'honneur, morts pour la France).

Notes En 1910, il a épousé l'artiste peintre Anastasie Prudence Marie Martin (1881Acte de naissance d'Anastasie-Prudence-Marie Martin le 28 novembre 1881 à Saint Pardoux, (Deux-Sèvres)-1938Nécrologie de Marie Martin-Gourdault « Le Petit journal » 29 décembre 1937), dont les huiles sur toiles sont toujours très prisées de nos jours. Le couple résidait au boulevard Arago à Paris, jusqu'en .

Une rue et une école portent son nom dans le à Paris.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Exposition des œuvres de Pierre Gourdault : tombé au Champ d'honneur : ouverte du 11 au , Galerie Georges Petit, 1919 Bénézit Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays'', Gründ, 1948, p. 365.

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