Le commandement des actions spéciales terre (CAST) est une grande unité militaire de l'Armée de terre française.

Il succède au commandement des forces spéciales terre (COM FST) et à la brigade des forces spéciales terre (BFST) et regroupe les régiments des forces spéciales de l'Armée de terre ainsi que les centres d'action hybride.

Présentation Le , le commandement des forces spéciales terre devient le commandement des actions spéciales terre dans le cadre du plan de transformation « Armée de terre de combat »Décision N° 509447/ARM/EMAT/SCPS/BORG du 15 décembre 2023 portant changement d'appellation du commandement des forces spéciales terre.. Basé à Pau (Pyrénées-Atlantiques), il devient l'un des quatre commandements Alpha de l'Armée de terre dédiés à l'appui au combat dans les domaines de l'hybridité et de la zone arrière.

Ses principaux employeurs sont le commandement des opérations spéciales (COS) et la direction du Renseignement militaire (DRM).

Histoire Le groupement spécial autonome (GSA), constitué du de parachutistes d'infanterie de marine ( RPIMa) et du détachement ALAT des opérations spéciales (DAOS) est créé en 1997. alt=|vignette|Insigne de la BFST. La brigade des forces spéciales terre (BFST) est créée à Pau le . Lui sont subordonnés le de parachutistes d'infanterie de marine, le détachement ALAT des opérations spéciales et le de dragons parachutistes ( RDP).

La BFST a notamment opéré en Afrique, Opération Licorne en Côte d'Ivoire et Opération Serval au Mali, ou bien encore en Afghanistan (Opération Enduring Freedom et Opération Arès). La majorité de ses opérations est classée Secret défense, bien que souvent révélée ultérieurement.

La brigade conduit un exercice annuel appelé « Gorgones » pour assurer l'interopérabilité de ses trois unités. Le nom gorgones fait référence aux trois unités, comme les trois personnages mythologiques.

Le , la brigade des forces spéciales terre devient le commandement des forces spéciales terre sur le site du ministère de la Défense (consulté le 4 décembre 2016)..

En 2016, le COM FST compte environ et femmes et dispose de 45 hélicoptères sur le site du ministère de la Défense (consulté le 4 décembre 2016)..

Le , le commandement des forces spéciales terre devient le commandement des actions spéciales terre (CAST) en intégrant le centre terre pour le partenariat militaire opérationnel (CPMO) et le centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE).

Une école militaire de l'Influence et la compagnie de transmissions sont créés en 2024 et 2025.

Composition RégimentsAbréviationLocalisation régiment de parachutistes d'infanterie de marine RPIMaBayonne régiment d'hélicoptères des forces spéciales RHFSPau régiment de dragons parachutistes RDPCamp de Souge712e compagnie de transmissions CTCamp de SougeCompagnie de commandement et de transmissions des forces spécialesCCTFSPauCentre interarmées des actions sur l'environnementCIAELyonAcadémie des forces spéciales (centre Arès)Académie FSPauÉcole militaire de l’Influence

Le de parachutistes d'infanterie de marine

Le de parachutistes d'infanterie de marine est héritier des parachutistes de la France libre, formés en Angleterre et intégrés à la Special Air Service Brigade (SAS britanniques) dès 1942 sous l’appellation « French SAS Squadron ». En 1962, avec la fin du conflit algérien, la brigade est dissoute et le est créé. Il prend garnison à Bayonne, hérite des traditions et conserve le drapeau de la brigade. En , il quitte la parachutiste pour intégrer le groupement spécial autonome qui deviendra, en 2002, la brigade des forces spéciales terre (BFST). Par ses origines, le régiment est la seule unité au monde non anglo-saxonne à être reconnue « SAS » (avec l'ancien RCP, ex- SAS). Elle est ainsi autorisée à arborer la devise « Qui ose gagne », traduction de la devise des SAS britanniques « Who Dares Wins ».

Missions Le RPIMa est le régiment « action » du COM FST Placé sous commandement opérationnel du général commandant les opérations spéciales (COS), il est ainsi son unité « fer de lance ». Titulaires de la qualification de recherche aéroportée et actions spéciales (cœur de métier du régiment), les SAS du « » maitrisent de nombreux domaines opérationnels aéroterrestres mettant en œuvre le contre-terrorisme ou l’investigation, la libération d’otage, la protection rapprochée de personnalités, le combat en zone désertique, montagneuse, urbaine ou en jungle, la destruction d’objectifs sensibles, l’infiltration par voie fluviale (aquatique, subaquatique) ou sous voile, le saut opérationnel à très grande hauteur sous oxygène, la numérisation en 3 dimensions, etc.

Le régiment est engagé dans des missions atypiques, dans des zones hostiles. Les SAS combattent en profondeur sur les arrières ennemis. Leur polyvalence, la rusticité, l’endurance leur permet d’intervenir sur l’ensemble des phases d’une opération (reconnaissance, prise d’initiative par la force opérationnelle, réorganisation) en détachements autonomes, en coopération avec des forces conventionnelles ou au sein d’un groupement de forces spéciales.

Depuis sa création, la liste des interventions est longue. Le monde entier reste son champ d’action : Tchad, RCA, Côté d’Ivoire, Zaïre, Congo, Bosnie, Kosovo, Comores, Yémen, Niger, Cambodge, Afghanistan, Mali…

Le de dragons parachutistes Créé en 1676, ce régiment de dragons a pris part depuis cette date à de nombreuses batailles (dont Austerlitz) puis aux deux conflits mondiaux. Il s’est distingué à Ypres en 1914 et Verdun en 1916 ; il se retrouve pratiquement anéanti lors du printemps de 1940. Devenu de dragons parachutistes en 1952, il quitte sa garnison de Castres pour prendre part aux opérations d’Algérie avant d’être rapatrié en métropole où il est transformé en régiment interarmes de recherche de renseignement. Il s’installe alors à Dieuze en Lorraine pendant 48 ans. À l’été 2011, le a pris ses quartiers dans le camp de Souge à Martignas-sur-Jalle (près de Bordeaux), permettant un regroupement cohérent des forces spéciales terre dans la région Sud-Ouest.

Missions Le de dragons parachutistes est une formation interarmes des forces spéciales Terre, spécialisée dans la recherche du renseignement par des moyens humains. Il constitue un système complet et autonome de renseignement. Il assure ainsi la recherche, le traitement et la diffusion de renseignement.

L’emploi du relève directement du chef d’état-major des armées (CEMA). Le régiment est, par délégation, la seule unité de recherche aéroportée opérant au profit de la direction du renseignement militaire (DRM) et du commandant des opérations spéciales (COS). Il appartient aux forces spéciales de l'armée de Terre depuis le .

Le régiment a la particularité de se décliner en plusieurs escadrons dont 4 sont spécialisés dans la recherche en tout milieu et suivent à ce titre des entraînements dans le monde entier (Suède, Djibouti, Guyane, etc.) : : instruction (école de formation du ) ; : nautique (dont les plongeurs sous oxygène) ; : montagne grand froid et terrain accidenté ; : milieu désertique et mobilité ; : (spécialités rares : saut à très grande hauteur sous oxygène et pilotes biplaces) ; : recherche technique ; : traitement et analyse du renseignement ; ECL : escadron de commandement et de logistique.

Depuis 2000, le régiment a été projeté sur les cinq continents et plus de .

Le régiment d'hélicoptères des forces spéciales

Le d'hélicoptères des forces spéciales est créé en 2009. Il est issu de la transformation de l'escadrille des opérations spéciales (EOS), créée en 1993 au sein du régiment d'hélicoptères de commandement et de manœuvre ( RHCM) et devenue détachement ALAT des opérations spéciales (DAOS) en 1997.

Missions Seule composante aéromobile, aujourd’hui interarmées, dédiée aux forces spéciales françaises, le RHFS a pour mission d’appuyer ou de conduire les opérations spéciales qui nécessitent l'emploi d'hélicoptères.

Seuls la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis disposent de telles unités uniquement dédiées aux forces spéciales. Doté de tous les types d’hélicoptères de combat en service dans l’aviation légère de l'Armée de terre (ALAT), le RHFS décline la devise du COS « Faire autrement » en développant et en maîtrisant des modes d’action, procédures et procédés d’emplois novateurs, en lien étroit et permanent avec toutes les unités des forces spéciales avec lesquelles il est amené à opérer. Ceci permet de maintenir à la disposition du COS, en permanence et sans délai, hors de toute « mise en condition avant projection », une capacité aéromobile apte à être engagée dans des crises et conflits non prévisibles et improbables.

La compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales vignette|Insigne de la CCT FS. Créée en 2007, la compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales a pour mission de fournir au commandement d’un groupement de forces spéciales les liaisons tactiques et opératives. Basée à Pau et subordonnée organiquement à l’état-major du Commandement des forces spéciales terre, la compagnie dispose d’un environnement particulièrement favorable à son entrainement ainsi qu’à la préparation opérationnelle.

Missions Le cœur du métier de cette unité est l’utilisation des moyens radios. En opération, elle arme les stations radios des postes de commandement de groupement de forces spéciales. Son personnel équipe donc la station radio du centre d’opérations et y déploie les systèmes d’information de commandement mis en réseaux. Pouvant agir dans des conditions très difficiles en environnement hostile au plus près de l’action des groupes ou équipes du COS, ses personnels sont en mesure de déployer des postes de commandement tactiques et de mettre en place des relais radios isolés.

Aguerris et formés à la mise en œuvre des procédures des forces spéciales, les parachutistes de la compagnie s’entraînent à la majeure partie des procédures de mise en place, que ce soit en mode pédestre, véhicule, héliportage ou aérocordage, mise en place par saut automatique ou après un largage à grande hauteur suivi d’une infiltration sous voile. Les personnels de la compagnie s’entraînent également régulièrement dans les milieux hostiles (montagne, désert, zone urbaine).

Le groupement d’appui aux opérations spéciales Le GAOS permet aux régiments des forces spéciales de puiser de la ressource spécialisée au sein des régiments du en cas de nécessité.

Recrutement Le commandement met l’accent sur une sélection et une formation pointue de ses éléments (notamment au travers de ses centres de formation délégués), ainsi que sur la mise en place de nombreux entrainements communs favorisant la connaissance réciproque équipages/commandos.

Le recrutement pour les forces spéciales peut être : interne, concerne toutes les catégories de militaires. Il est fondé sur le volontariat et est ouvert à tous. Il est lancé par des directives et des messages annuels de prospection transmis à toutes les unités de l’Armée de terre. L’acte de volontariat et la réalisation d’un dossier pour les forces spéciales ne peuvent être refusés. externe, concerne les civils. Pour cela il faut passer par un centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA).

Il est également possible, en passant par un CIRFA, d’effectuer une préparation militaire parachutiste forces spéciales (PMPFS – 2 semaines) afin de se confronter au milieu. Ces PMPFS ont lieu quatre fois par an pendant les vacances scolaires.

Formation La formation se fait de manière répartie, entre le régiment d'appartenance et le CES (Centre d'enseignement spécialisé). À compter de 2016, la formation est dirigée par l'académie des forces spéciales.

Équipements ModèleOrigineTypePhotoRemarques6×6 et 4×4 pour les Opérations SpécialesPLFS Grizzly Poids Lourd des Forces Spéciales Camion non protégé léger armé 4×4 Plusieurs versions en dotation avec différents modèles de remorques et matériels tractés