Saint-Granier est un acteur et auteur-compositeur-interprète français, né le à Paris et mort le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Créateur de nombreuses revues, il a également été scénariste, homme de radio et journaliste.
Biographie
Origines et formation Saint-Granier naît le dans le sous le nom d'état civil de Jean Adolphe Alfred de Granier de Cassagnac, , fils de Georges Jean Baptiste de Granier de Cassagnac, âgé de , rentier et de son épouse Gabrielle Fortunée Delphine Balensi, âgée de , sans profession.
Il appartient à une famille de la noblesse gasconne dont sont issus un grand nombre de journalistes et députés. Sa prime enfance se passe dans un cadre aisé qui le met à l'abri du besoin, mais la mort prématurée de son père en 1897 l'oblige à quitter avec sa mère ce milieu privilégié : ils abandonnent tous deux la maison cossue qu'ils occupaient au bois de Boulogne pour aller s'installer rue de Liège à Paris. Saint-Granier fait alors ses études au lycée Condorcet où il rencontre Jean Cocteau et Alexandre Stavisky. En 1907, la mort de sa mère également l'oblige à interrompre ses études.
Carrière Grâce à l'aide de sa famille, Saint-Granier devient alors agent de change . Durant cette période il fréquente assidûment le milieu montmartrois. Il va souvent écouter Yvette Guilbert, Harry Fragson ou Damia.
Par cette fréquentation des cabarets montmartrois, il se forgera une culture satirique qui lui permettra d'écrire dans Le Charivari, l'Indiscret, Bravo, ou dans des journaux tels que Le Matin et Le Journal, où il rédige des chroniques sur la vie artistique parisienne. Jusqu'à la fin de sa vie il se considérera comme journaliste.
En 1913, il se lance sur la scène du cabaret Le Porc-Épic pour chanter des textes de sa création, son statut de journaliste le poussant à choisir des thèmes ayant trait à l'actualité. En 1914, il écrit en collaboration avec Yves Merall sa première revue, Tais toi, c'est fou !, qu'il donne dans la salle de spectacle Le Little Palace. En 1916, il ouvre le cabaret Le Perchoir puis en 1918 le théâtre de la Potinière. Entre 1921 et 1928, il s'installe au Casino de Paris où il débute avec Maurice Chevalier en montant six revues : Dans un fauteuil (1921), Paris en l’air (1922), En douce (1923), On dit ça... (1924), Bonjour Paris (1926) et Tout Paris (1928). Le public reprendra certains de ses refrains, tels que Billet doux, C’est jeune et ça n’sait pas, popularisé par Maurice Chevalier, Yo t’aime yo t’adore, Marquita et enfin Ramona repris par plusieurs interprètes et toujours aussi célèbre de nos jours chez les amateurs de chansons françaises, à un point tel qu'il y sera associé toute sa vie contre son gré. Parallèlement à ces différentes activités, il continue à chanter et à se produire dans des cabarets comme Le Grillon, le Moulin de la chanson, le Caveau de la République, passe en exclusivité à La Pie qui chante. Il chante aussi dans ses propres revues, auxquelles collaborent Albert Willemetz, Rip ou Jacques Charles. Son succès lui vaut le surnom moqueur de « demi-mondain » en raison de ses origines et de ses fréquentations huppées. Son sourire séducteur lui vaut aussi celui de « Singe Granier ».
À partir de 1930, il étend ses activités au cinéma et devient directeur de Paramount Pictures pour la France de 1930 à 1932. Vient ensuite la radio où il fait ses débuts en 1930 pour devenir sept ans plus tard producteur à Radio-Cité, célèbre station de radio des années 1930, pour laquelle il produit avec Jacques Canetti le premier radio-crochet. Après la guerre, il continue dans la veine des radio-crochets avec On chante dans mon quartier (1945) dont l'indicatif est une chanson de Francis Blanche, Ploum ploum tralala. Dans les années 1950, il anime une émission de télévision, La Joie de vivre, dont le succès renouvelle les quolibets contre lui : on l'appelle « le marquis » ou « Saint Ploum-ploum ». C'est à cette période qu'il décide de prendre du recul, ne conservant que l'émission La Minute du bon sens (rebaptisée ultérieurement La Minute de Saint-Granier) pour garder le contact avec le public.
Vie privée
Saint-Granier était le père de Jean Granier, né Jean Gabriel Roger de Granier de Cassagnac, le à Paris et mort le au Château-d'Olonne en Vendée, chansonnier et acteur, connu pour avoir créé le célèbre feuilleton radiophonique La Famille Duraton qui fut ensuite adapté en film : La famille Duraton, réalisé en 1939 et Les Duraton réalisé 1956 .
Mort Saint-Granier meurt le et est inhumé à Paris au cimetière des Batignolles (). Sa femme Élisabeth est morte en 1996 à 91 ans.
Théâtre, opérettes, revues 1920 (janvier) : Mazout alors, revue de Saint-Granier et Briquet, théâtre de la Potinière 1925 : J'adore ça, comédie musicale en 3 actes d'Albert Willemetz et Saint-Granier, musique Henri Christiné, théâtre Daunou 1927 : J'aime, opérette en trois actes d'Albert Willemetz et Saint-Granier, musique d'Henri Christiné aux Bouffes-ParisiensLa Rampe du 15 janvier 1927. 1929 : Hallelujah ou Hit the Deck, opérette de Vincent Youmans, adaptation Saint-Granier, théâtre Mogador 1930 : Au temps des valses de Noël Coward, adaptation Saint-Granier, théâtre de l'Apollo
Filmographie Comme acteur
Comme scénariste
Comme parolier
Notes et références
Liens externes
Radiofrance
Catégorie:Nom de scène Catégorie:Parolier français Catégorie:Chanteur français du XXe siècle Catégorie:Artiste de Columbia Graphophone Catégorie:Personnalité masculine française de la radio Catégorie:Producteur de radio Catégorie:Animateur sur France Inter Catégorie:Spécialiste de musique à la radio Catégorie:Élève du lycée Condorcet Catégorie:Famille Granier de Cassagnac Catégorie:Naissance en mai 1890 Catégorie:Naissance dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière des Batignolles Catégorie:Décès à 86 ans Catégorie:Décès en juin 1976 Catégorie:Décès à Neuilly-sur-Seine