Jean Duprat, né le à Avignon (Comtat Venaissin, actuel département du Vaucluse), mort guillotiné le 10 brumaire an II (le ) à Paris, est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Maire d'Avignon thumb|Massacre de la Glacière, hors du Palais (1792) Jean Duprat est

Son frère, Jean Étienne Benoît Duprat, qui dirigeait la Garde nationale, y joua un très important rôle au côté de Mathieu Jouve Jourdan (dit Jourdan Coupe-Tête).

Il fut élu maire d'Avignon le , juste avant sa réunion à la FrancePage 10 d'un Document en PDF, tome II du Dictionnaires des Parlementaires français de 1789 à 1889.

Conventionnel

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Jean Duprat est élu député du département des Bouches-du-Rhône, le deuxième sur douze, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, se prononce en faveur de l'appel au peuple mais vote contre le sursis à l'exécution de la peine. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat.

Le , à l'issue de l'arrestation d'Agricol Minvielle, député suppléant des Bouches-du-Rhône et remplaçant de François Rebecqui, Jean Duprat dénonce la conduite de son frère aîné, Jean-Étienne Duprat, qui a ordonné l'arrestation : Je vous prouverai, et mon cœur en est pénétré en l'affirmant, que mon frère a été mauvais père, mauvais frère et ami infidèle... [...]Le , Marat le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État ». Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.

Au terme des journées du 31 mai et du 2 juin, vingt-neuf députés de la Gironde sont décrétés d'arrestation. Le , à l'issue du rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Jean Duprat est décrété d'arrestation pour avoir, avec ses collègues Agricol Minvielle (députés des Bouches-du-Rhône) et Jacques Nicolas Vallée (député de l'Eure), entretenu une « correspondance criminelle avec les départements méridionaux pour les soulever ». Le , au terme d'un autre rapport d'Amar, Jean Duprat est décrété d'accusation devant le tribunal révolutionnaire. Il est condamné à mort le 9 brumaire an II (le ) et exécuté le lendemain.

Son frère aîné, Jean Étienne Benoît, colonel de la Garde nationale, puis adjudant général de l'armée d’Italie (11 germinal an III), était plus modéré. Devenu général de brigade, il fut tué à la bataille de Wagram (1809).

Les frères Duprat vécurent dans la rue de la Grande Fusterie.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des députés de Vaucluse

Bibliographie

René Moulinas, Histoire de la Révolution d'Avignon, Éd. Aubanel, Avignon, 1986. René Moulinas, Les Massacres de la Glacière - Enquête sur un crime impuni, Avignon : 16-, Édisud, Marc Maynègre, Le massacre de la Glacière in De la Porte Limbert au Portail Peint, histoire et anecdotes d’un vieux quartier d’Avignon, Sorgues, 1991, à 197, Jules Michelet, Histoire de la Révolution française, T. IV, L. VI, Ch. II & III, Éd. Gallimard-Folio, Paris, 2007, T. II, Révolution d’Avignon en 90 et 91 - Meurtre de Lescuyer et T. III, Vengeance de Lescuyer – Massacre de la Glacière

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