vignette|Robert Beneventi, maire d'Ollioules, le 26 octobre 2024 Ollioules est une commune française située juste à l'ouest de Toulon dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Ollioulais et Ollioulaises.
Géographie Dans le Var à à l'ouest de Toulon et à l'est de Sanary-sur-Mer () et de Marseille ().
Communes limitrophes
Intercommunalité Commune membre de la Métropole Toulon Provence Méditerranée.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Toulon », sur la commune de Toulon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Urbanisme Typologie Au , Ollioules est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ToulonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Toulon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (41,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (15 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36,9 %), zones agricoles hétérogènes (22,7 %), forêts (20,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (8,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,5 %), cultures permanentes (1,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Géologie et relief Comme les a peintes Hubert Robert au (voir Musée des beaux-arts de Nice) et les a décrites avec enthousiasme Victor Hugo, les gorges sont arides, sinueuses, déchirées. Le massif du Gros Cerveau surplombe le centre-ville, avec une magnifique vue panoramique sur la rade de Toulon d'une part, le fort de Six Fours, la baie de Sanary et les Embiez d'autre part.
Hydrographie vignette|Pont sur la Reppe. La Reppe y a creusé une profonde faille avant de se jeter dans la baie de Sanary-sur-MerL'eau dans la commune. Source de la mère des fontaines. La ville bénéficie de la station d'épuration de Toulon Ouest - Cap Sicié, de 500 000 équivalent-habitantDescription de la station.
Sismicité Commune située dans une zone de sismicité faibleDidacticiel de la règlementation parasismique.
Voies d'accès et transports Réseau routier La ville est desservie par l'ancienne route nationale, devenue D 8N, qui relie Toulon à Aix-en-Provence. vignette|La ligne U du réseau Mistral, à Portes d'Ollioules et de Toulon.
Réseau ferroviaire Des lignes de SNCF traversent la commune, la desservant par la gare d'Ollioules - Sanary.
Transports en commun
Les lignes de bus du réseau Mistral de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée assurent la liaison avec les communes voisines grâce aux lignes U, 1, 11B, 12, 120, et AB122
Depuis 2013, un nouveau pôle d'échanges a été créé celui des Portes d'Ollioules et de Toulon.
Dès 2028, un BHNS (ligne 1a) reliera la Technopole de la Mer à Bir-Hakeim (Toulon) en passant par les Portes d'Ollioules et de Toulon
Toponymie En occitan provençal, Ollioules s'écrit Ouliéulo [uˈliwlɔ] selon la norme mistralienne et Oliulas [uˈliwlɔ] selon la norme classique.
Histoire Préhistoire et Antiquité Le territoire d'Ollioules est fréquenté par l'homme depuis la Préhistoire, en particulier durant la période néolithique. Plus tard, ce terroir est occupé par la tribu celto-ligure des Camactulici, qui appartiennent à la confédération des Salyens (Salluvii). Ils construisent sur la colline de la Courtine un vaste oppidum, dont subsistent d'importants vestiges partiellement fouillés, et entretiennent des relations commerciales avec le comptoir grec de Tauroeis (le Brusc, commune de Six-Fours-les-Plages). Il n'y a pas de ville gallo-romaine, mais des fermes et villas dispersées sur le terroir agricole.
Moyen Âge C'est au Moyen Âge qu'Ollioules apparaît à proprement parler. À partir de la fin du , elle fait partie des possessions des vicomtes de Marseille, qui ne tarderont pas à y établir un château féodal autour duquel se constituera le castrum initial. Aux s, la ville construit des remparts et développe son commerce, le bourg agricole devenant progressivement une opulente ville marchande favorisée par les franchises obtenues des comtes de Provence. C'est également au que la ville passe en coseigneurie aux Vintimille et aux Simiane, deux puissantes familles de la noblesse provençale.
La mort de la reine Jeanne I ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis d'Anjou. Le seigneur d’Ollioules, Bertrand de Marseille, également seigneur d’Ollières, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, 412 (note 55)..
Temps modernes L'âge d'or d'Ollioules se situe entre le et la fin du règne de Louis XIV. Durant cette période, la superficie de la ville triple et une riche bourgeoisie se développe, ce qui se traduit aujourd'hui encore dans l'architecture du centre ancien. En 1520, les habitants rachètent pour une somme importante l'essentiel des droits seigneuriaux. On y cultive l'olivier, les agrumes (citronniers et orangers), les fruits et légumes, mais aussi le safran, le câprier et déjà les fleurs. Le 22 juin 1568, est approuvée la création des confréries de Saint-Nazaire, saint patron de Sanary, et de Saint-Laurent, saint patron d'Ollioules, cette dernière organisant la fête de Saint-Laurent, encore fêtée de nos jours.
Durement éprouvée par les aléas climatiques et la peste de Marseille, délaissée par ses élites au profit de Toulon et d'Aix-en-Provence, Ollioules est privée de son port par la séparation en 1688 de Saint-Nazaire (aujourd'hui Sanary-sur-Mer).
Révolution française La ville est le théâtre en 1793 de violents combats entre coalisés et troupes républicaines venues assiéger Toulon, le lieutenant colonel Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin est blessé lors de ces affrontements puis fait général de brigade sur le champ de bataille. La ville est occupée et l'état-major républicain s'y installe en septembre, sous le commandement de Jean-François Carteaux. La ville en sera ravagée par les pillages et les incendies. Par un heureux concours de circonstances, le jeune Napoléon Bonaparte est appelé à diriger l'artillerie et fera à Ollioules la démonstration de son talent militaire. La verra Ollioules harcelée par la délinquance de soldats et déserteurs de l'armée régulière.
Au , une nouvelle période de prospérité apparaît avec la culture de la fleur. Considéré un temps comme la capitale des fleurs. D'abord essentiellement constituée d'immortelle commune, la production se diversifie bientôt et, grâce à l'arrivée du chemin de fer en 1852, au début du Second Empire, les fleurs sont expédiées dans toute l'Europe.
Le peintre paysagiste Paul Huet, lors d'un voyage dans la région, réalisa en 1838–1839, une aquarelle Ollioules près de Toulon, route de Marseille aujourd'hui dans une collection privée..
En 1922, Cerny-lès-Bucy, ravagée par la guerre, cherchait une ville marraine, qui l'aiderait dans ses efforts de reconstruction : ce fut Ollioules. En effet, par deux fois, en 1922 et 1923, le conseil municipal d'Ollioules a attribué une subvention de de l'époque à sa filleule, Cerny-lès-Bucy. Ces crédits ont permis l'agrandissement de l'école, prévu depuis 1910 et resté en suspens faute de ressources. Sources : infos Ollioules, décembre 2018 - janvier 2019, page 32.
Ollioules est une ville de plus de (2023). Les labels « village fleuri » (3 fleurs), « ville de métiers d’arts » et « plus beaux détours » lui ont été décernés.
Les anches pour les instruments à vent d’Ollioules sont réputées comme les meilleures par les plus grands musiciens mondiauxLa canne de Provence : Arundo donaxSur le plan industriel, Arundo donax fournit probablement les meilleures anches du monde..
Liste des seigneurs d'Ollioules
Les Marseille Guillaume I de Marseille. Arnulphes, vicomte de Marseille. Foulques, vicomte de Marseille, frère du précédent. Guillaume dit « le gros », vicomte de Marseille, mort en 1047, frère du précédent. Aycard, vicomte de Marseille, fils du précédent. Guillaume dit « le jeune », vicomte de Marseille, frère du précédent. Foulques, vicomte de Marseille, mort en 1069, fils du précédent. Geoffroy, vicomte de Marseille, mort en 1090, oncle du précédent. Hugues-Geoffroy, vicomte de Marseille, mort en 1150, fils du précédent. Raimond-Geoffroy, vicomte de Marseille, mort en 1156, fils du précédent.