Le Rallye Côte d'Ivoire Bandama (RCIB) est une compétition automobile organisée en Côte d'Ivoire depuis 1969 conçue par Jean-Claude Bertrand. Elle prend pour modèle l', réputé comme le plus difficile des rallyes africains. Le RCIB fut incorporé au Championnat du monde des rallyes de à .
Création et faits marquants Avant l'indépendance, dans les années 50, l'Automobile Club de Côte d'Ivoire (A.C.C.I.) a organisé deux rallyes, en 1955 et 1956.
En 1967, Gaston Gardelle, un passionné d'automobile qui avait déjà créé à Dakar l'Ecurie Sénégal où il organisait annuellement des compétitions automobiles, fondait l'Ecurie Ivoire qui visait à créer une émulation et à préparer la future FISA (Fédération Ivoirienne de Sport Automobile). Son intervention auprès de ses nombreux amis de la Fédération française du sport automobile et de l'A.C.C.I., lui permet d'organiser en 1969 un rallye international : le Rallye du Bandama, .
Le premier grand rallye organisé sous la présidence de Gaston Gardelle, a eu lieu les 6 et . Cette édition couvrait 1115 km et comprenait deux secteurs de liaison Abidjan-Yamoussoukro et Yamoussoukro-Bouaké-Abidjan. Il a été remporté par M. et Mme Gérenthon sur Renault 8 Gordini.
En 1972, la quatrième édition du Rallye du Bandama (du nom d'un grand fleuve de la Côte d'Ivoire) rentre dans la légende puisqu'aucun des concurrents ne franchit la ligne d'arrivée, un fait unique dans les annales des rallyes.
Entre 1973 et 1977, le match France-Japon (Peugeot, Datsun et Mitsubishi) est sans merci. Les voitures japonaises enregistrent des succès : Datsun en 1973 grâce à Hermann-Schuller, et Mitsubishi en 1977 avec Andrew Cowan-Johnstone Syer sur Colt Lancer.
Dès 1978, le Rallye du Bandama intègre le circuit du championnat du monde.. Il devient le troisième rallye africain comptant pour le Championnat du monde. En 1979, il prend le nom de Rallye Côte d'Ivoire.
En 1989, Adolphe Choteau monte sur le podium de l'épreuve alors âgé de 62 ans, dans le cadre du WRC.
En 2018, Alain Ambrosino, président de la Fédération ivoirienne de sport automobile et vice-président de la Confédération africaine, sur les conseils de Michèle Mouton, propose le rallye pour être de nouveau une des épreuves du Championnat du monde. Il présente un dossier au gouvernement ivoirien qui ne suit pas, et l'année suivante c'est le Rallye Safari qui obtient l'agrément pour intégrer le calendrier WRC.
Principaux concurrents Constructeurs les plus titrés Mitsubishi est la marque la plus titrée au Bandama, puisqu'elle y a remporté dix-sept (17) victoires : Andrew Cowan en 1977 sur une Colt Lancer 1600, Patrick Tauziac en 1990 sur Galant VR4, Kenjirō Shinozuka en 1991 et 1992 sur Galant VR4, Alain Ambrosino en 1996 et 1997 sur Lancer , Tom et Bob Colsoul (les fils de Guy Colsoul) en 2001 sur Lancer , Soumaoro Moriféré en 2009, 2011 et 2012 sur Lancer et en 2017 sur une , enfin Gary Chaynes sur Lancer en 2014, 2015, 2016, 2018, 2020 et 2021. Peugeot dont le nom reste indissociable de l'épreuve l'a remportée six fois (6) dont trois consécutives dans les années 70. L'autre grand nom associé au Rallye, Datsun puis sous la marque Nissan, l'a remporté quatre fois (4), tout comme Subaru (2003, 2005, 2006 et 2013) et Toyota (1983, 1985, 1986 et 1989). Audi a été vainqueur trois fois (3), Renault et Mercedes deux fois (2), Opel, VW et Skoda une fois (1).
Mitsubishi = 17 fois. Peugeot = 6 fois. Toyota - Subaru - Datsun/Nissan = 4 fois. Audi = 3 fois. Renault - Mercedes = 2 fois. Opel - VW - Skoda = 1 fois.
Pilotes les plus titrés en catégorie WRC Le Franco-Ivoirien Gary Chaynes et l’Ivoirien Soumaoro Moriféré sont les deux pilotes les plus titrés de cette épreuve (sur Mitsubishi Lancer Evo9 et 10 Gr.N). Gary Chaynes l’a remporté six fois et Soumaoro Moriféré quatre fois. Le Suédois Björn Waldegård a remporté trois fois (en 1980 sur Mercedes 500SLC, puis 1983 et 1986 sur Toyota Célica Twin-cam Turbo Gr.B) le Rallye de Côte d'Ivoire, quand il faisait encore partie du WRC (de 1978 à 1992). Il est rejoint par Alain Ambrosino pilote franco-ivoirien, qui l'emporte en 1988 sur Nissan Silvia 200SX, puis en 1996 et 1997 sur Mitsubishi Lancer Evo3 Gr.N. Le Franco-Ivoirien Patrice Servant l'emporte en 1993 et 1994 sur Audi Quattro S2 et en 1998 sur Peugeot 106 L'Ivoirien Fané Bakary gagne les éditions de 2003, 2005 et 2013 sur Subaru Impreza GT et WRX STI Gr.N12.
Éditions Le disparaissait, au cours d'un tragique accident de la route (en reconnaissant le parcours du premier Bandama), Gaston Gardelle, Fondateur et Président de l'Écurie Ivoire.
Passionné de sport automobile, il avait déjà créé à Dakar l'Écurie Sénégal, et organisait chaque année des rallyes automobile. Lui-même excellent conducteur, il participa à de nombreuses épreuves avec succès.
1969 Gaston Gardelle a été le véritable créateur du Rallye du Bandama. Il est décédé en reconnaissant le parcours de la 1re édition, le . Il a donné son nom à la 1re coupe de ce rallye. Il avait déjà fait beaucoup pour le sport automobile au Sénégal. Première édition du Rallye du Bandama créé par Jean-Claude Bertrand et une équipe de copains. Il est disputé en décembre, après la saison des pluies.
Le départ est donné à Abidjan pour une première épreuve, d'une dizaine de kilomètres, sur le circuit de la Djibi. Cette « spéciale » sert à déterminer l'ordre de départ de la première des quatre boucles qui se disputent autour de Yamoussoukro. Après , puis dès 1974, l'arrivée est jugée à Abidjan. Les quatre cinquièmes de l'épreuve se disputent sur des pistes de terre battue.
58 partants, 43 classés, 15 abandons. M. et Gérenthon Renault 8 Gordini, Grange-Vaché Opel GT, Zuliani-Fiori Opel Kadett, Greorgieff-Le Moyne Fiat 124 Spider, Bret-Bret Ford Escort GT, Sabbague-Sabbague (Peugeot 204), Saucet-Dussart (Toyota), Chapuiss-Grac (Simca 1501S), Ambrosino-Page (R8 Gordini), Assef-Jamin (Mercedes 260SL), Garlet-Van Assche (Autobianchi Primula Coupé), Miginiac-Leonard (Renault 16), Cerf-Tashdjian (Renault 16TS), Guiguery-Jaber (Alfa Romeo 1300J)
1970 28 partants, 5 classés. Schuller sur Datsun 1600 SSS, Spinelli sur Toyota 1900 SL, Reignien sur Renault 16 TS, Cerf au volant d'une Renault 16 TS et Saucet sur Toyota 1900 SL..
1971 La présence de rallymen européens comme Bob Neyret donne au rallye une notoriété internationale.
Bob Neyret, Jacques Terramorsi, Claudine Trautmann et Marie-Odile Desvignes ont quitté Abidjan couverts de lauriers, et après avoir assuré les organisateurs du de leur participation pour la quatrième édition.
Tous ont, en effet, été enthousiasmés par la variété et la difficulté du parcours sur de pistes, par l'opposition aussi qui leur fut offerte, des pilotes locaux se montrant particulièrement à l'aise sur leur terrain. Le plateau de voitures au départ et à l'arrivée est particulièrement varié.
35 partants, 8 classés. Neyret-Tarramorci (Peugeot 504 TI Sari), M. et Gérenthon (Peugeot 504 TI Sari), Bouchet Claudine-Desvignes (Renault 16 TS), Dugue Alain-Jabet (Simca 1100S), Turco Francois-Donth (Datsun 240 Z), Bertrand Philippe-Gelin Maurice (Renault 16 TS), Konsler-Leclerc (Renault 16 TS), Gahoudy F.-Ly Abdoulaye (Peugeot 304)..
1972 Le Rallye du Bandama obtient sa dimension internationale cette année-là, sur un parcours de quelque à couvrir pratiquement en « non-stop » à de moyenne, le rallye a dû être arrêté à Daloa, dans le centre-ouest de la Côte d'Ivoire. La seule voiture encore digne de ce nom était la Peugeot 504 de Tony Fall et Gérard Flocon, mais son retard sur l'horaire imparti était tel qu'elle fut mise hors course.
Un grand pas est franchi, et le départ un plateau réunit les meilleurs rallymen mondiaux : Larrousse, Mehta, Chasseuil, Fall, Mikkola, Mäkinen, Guichet, Neyret, Bochniceck, Nicolas, Gamet, Verrier, C. Trautmann, Pescarolo, Pagani, Beltoise. On découvre également des locaux très rapides, Assef, Mitri, Ambrosino par exemple.
43 voitures au départ, plus que 25 à Bouaké... et plus aucune au retour à Daloa après de course (sur prévus). Il ne reste plus que Metha, Mitri (tous deux sur Datsun), et Tony Fall sur Peugeot. Metha puis Mitri et enfin Fall sont mis hors-course avant Daloa. Un fait unique dans les annales des rallyes qui place d'emblée le Bandama parmi les très grandes épreuves africaine
1973 Un triomphe pour Datsun, l’épopée du Bandama qui veut voyager loin... Les Datsun irrésistibles, Herrmann devant Larrousse. Profitant des pénalités écopées par Larrousse et Dreyfus, Herrmann et Schüller gagnent le Bandama dans leur Datsun 180BSSS même s’ils n'étaient pas les premiers arrivés. Record du nombre d'engagés, les prix non distribués lors de l'édition 1972 sont remis en jeu. Sur les 3897km du parcours, 3540km de pistes, en piètre état, devaient être couvertes à la moyenne imposée de 95km/h. Deux des trois 504 engagées par le team Aseptogyl-Esso sont à l’arrivée de ce Bandama : Hoepfner, Vannoni, Trautmann et Palayer. C’est inespéré quand on sait que les quatre filles (ainsi que C.Dacremont et C.Vernet accidentées au Bandama) ont, avant d’affronter les pistes ivoiriennes, effectuée le trajet Paris-Abidjan par la route !... Et ce n’est pas fini, après le Bandama, les filles sont reparties avec leurs 504 vers Monte-Carlo via le Sahara !...
59 partants, 8 classés, 51 abandons. Herrmann-Schuller (Datsun 180 BSSS), Gérard Larrousse-Dreyfus (Datsun 180 BSSS), Richard Bochnicek-Kaja DS 23 proto, Mitri-Karam (Datsun 180 BSSS), Neyret-Terramorsi Citroën SM proto, Verrier-Umbricht (Citroën SM proto), Marianne Hoepfner-Vanoni (Peugeot 504), Claudine Trautmann-Palayer (Peugeot 504).
1974 Cette année le Bandama avait légèrement changé de visage : les équipages allaient accomplir quatre boucles convergeant vers Yamoussoukro (Yakro). Le départ et l'arrivée marathonienne () étant prévus à Abidjan (Abj.) Victoire à émotions pour Mäkinen. Battu l'an passé en endurance, sur le plan de la solidité mécanique, par les Datsun 180 BSSS, Peugeot devait prendre, cette fois, une belle revanche, en s'adjugeant la victoire avec Mäkinen-Liddon, les deux premières places en tourisme avec les locaux Brouns-Orio et Ly-Gahoudy.
50 partants, 6 classés. Timo Mäkinen-Liddon (Peugeot 504), Chasseuil-Jaubert (Datsun 180 BSSS), Kallstrom-Billstam (Datsun 180 BSSS), Brouns-Orio (Peugeot 504) climatisée, Grégoire-Guérin (Datsun 260 Z), Ly-Gaoudi (Peugeot 504).
1975 Face à face Peugeot-Datsun lors de cette édition du Bandama. Chez Peugeot, on attendait Mäkinen, Mikkola ou Bernard Consten. Le duel prit fin lors de la quatrième et dernière boucle avec l'abandon de Herrmann sur Datsun 180B. Succès de Peugeot dans la dernière épreuve routière de l'année. La victoire revient au Français Consten, sur Peugeot 504 coupé V6 devant le Finlandais Mäkinen, lui aussi sur Peugeot, et Samir Assef sur une voiture identique en troisième position.
39 partants, 13 classés. Consten-Gérard Flocon (Peugeot 504 V6), Timo Mäkinen-Henry Liddon (Peugeot 504), Samir Assef-Jean Yves Burelle (Peugeot 504), Guy de la Drière-Daniel Le Saux (Peugeot 504), François Turco-Jean-Paul Cerutti (Renault 17 Gordini), Adolphe Choteau-François Pages (Peugeot 504), Christine Dacremont-« Ganaëlle » (Peugeot 504), Brouns-Touré (Peugeot 504 break) 11 h 56 min 04 s.
1976 Au départ de ce Rallye du Bandama, la principale attraction était constituée par la présence du coupé V6 Peugeot 225 ch, apparu en début de saison. Peugeot n'eut cette année aucune peine à confirmer ses performances. Le Parc fermé face à la lagune d'Abidjan ressemblait à une succursale Peugeot présentant en supplément quelques « reprises » clients... 17 Peugeot engagées face à 2 Ford, 1 Alpine, 6 Datsun, 6 Toyota
51 partants, 8 classés. Mäkinen-Liddon (Peugeot 504), Nicolas-Lefèbvre (Peugeot 504), Pescarolo-Flocon (Peugeot 504), Dacremont-Vanoni (Peugeot 504), Guichet-De Alexandris (Peugeot 504), Ambrosino-Bureau (Datsun 180BSSS), Vincens-Faure (Mitsubishi Colt Lancer), Genestier-Lemordant (Datsun 240Z)...