Montaigu est une ancienne commune française de l’Ouest de la France située dans le département de la Vendée et la région des Pays de la Loire. Elle fait aujourd'hui partie de la commune nouvelle de Montaigu-Vendée.
Peuplée de habitants en selon l'Insee, Montaigu est l'une des trois villes-centres de l'unité urbaine homonyme, peuplée de en 2015.
Les habitants de Montaigu s'appellent les Montacutains ou les Montaigusiens.
Géographie vignette|gauche|Carte de la commune de Montaigu.
Localisation Les communes limitrophes de Montaigu sont Boufféré, La Guyonnière, Saint-Georges-de-Montaigu et Saint-Hilaire-de-Loulay. Ces quatre communes constituent avec Montaigu une commune nouvelle, Montaigu-Vendée, à compter du ..
Située aux confins des anciennes marches du Poitou à l'extrémité nord-est de la Vendée, à égale distance (environ ) des villes de Nantes, Cholet et La Roche-sur-Yon, Montaigu est un carrefour historique entre la Bretagne, l'Anjou et le Poitou.
Troisième plus petite commune de la Vendée, avec une superficie d'à peine plus de , elle a la densité de population la plus élevée avec près de . Les faubourgs de la ville se situent pour la plupart sur le territoire des communes voisines : Saint-Hilaire-de-Loulay au nord, La Guyonnière à l’est, Saint-Georges-de-Montaigu au sud et Boufféré à l’ouest.
Historiquement, Montaigu s'est développée autour de son château situé au nord-est du confluent de la Maine. (à ne pas confondre avec la rivière à l'origine du nom du département de Maine-et-Loire) et de l’Asson., un affluent de rive droite (est).
Géologie et relief Le territoire municipal de Montaigu s’étend sur . L’altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre « Commune 29369 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Montaigu », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..
Hydrographie Montaigu est traversée par deux cours d'eau : la Maine et son affluent l'Asson. La Maine s’écoule du sud au nord et se jette à environ en aval dans la Sèvre Nantaise. La commune se situe ainsi dans le bassin versant de la Loire.
Montaigu n'est pas couverte par un plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). La crue la plus importante de la Maine ayant été répertoriée date du , avec une hauteur d'eau maximale de au droit du repère d'eau posé par l'institution interdépartementale du bassin de la Sèvre NantaiseCartographie du risque inondation sur le bassin de la Sèvre Nantaise, établissement public territorial du bassin de la Sèvre nantaise..
Climat
Le climat de Montaigu est de type océanique.
Voies de communication et transports Située au croisement de la route nord-sud de la D 137 entre Nantes et La Rochelle, et de la route est-ouest D 753 entre Cholet et Saint-Jean-de-Monts, Montaigu est aussi reliée par la D 763 à Clisson au nord-est et à La Roche-sur-Yon au sud-ouest.
Montaigu se trouve à moins de cinq kilomètres de la sortie 4 de l'autoroute A83 reliant Niort (rejoignant ainsi l'A10 entre Paris et Bordeaux) à Nantes, préfecture de la région. L'aéroport international de Nantes-Atlantique est pour sa part situé à environ quarante kilomètres de Montaigu que ce soit en passant par l'autoroute A10 ou par la RD 137. De plus, la entre Montaigu et La Roche-sur-Yon permet de rejoindre la préfecture vendéenne rapidement. La gare de Montaigu, appelée « Montaigu (Vendée) », se trouve sur la ligne de Nantes-Orléans à Saintes, qui se prolonge vers Les Sables-d'Olonne ou Bordeaux, mettant ainsi Paris à de Montaigu grâce au TGV. En outre, Montaigu se trouve à moins d'une heure de la côte atlantique.
Urbanisme La commune de Montaigu est constituée de différents quartiers présentant chacun leur propre morphologie urbaine, témoignage de leur époque de constitution et de leur position dans l'organisation fonctionnelle de la ville. Montaigu s'organise ainsi autour de sa vieille ville aux contours correspondant aux anciens remparts dont il reste encore des vestiges en certains endroits. La vieille ville de Montaigu regroupe une diversité de fonctions typique d'une ville européenne. C'est ainsi qu'on y retrouve certains des principaux bâtiments symboliques de la ville tels que la mairie située dans l'enceinte de l'ancien château, et l'église Saint-Jean-Baptiste, seule église encore présente dans la ville qui en comptait plusieurs par le passé. La rue Clemenceau, principale artère commerçante du centre-ville de Montaigu, traverse la vieille-ville dans la direction nord-sud. La vieille-ville de Montaigu est également un quartier d'habitat, où se mêlent maisons de ville, demeures bourgeoises, petits immeubles anciens intégrant pour certains des commerces en rez-de-chaussée, ainsi que quelques immeubles récents issus d'opérations ponctuelles de renouvellement urbain.
Autour de la vieille-ville de Montaigu se sont développés plusieurs faubourgs, quartiers anciens dans lesquels les habitations des catégories populaires côtoyaient les activités reléguées hors du centre en raison de leur insalubrité. Situé au sud de la vieille-ville, le faubourg Saint-Jacques accueillait ainsi au les boucheries et une tannerie. Il fut parmi les quartiers incendiés sur ordre de Kléber le ., à l'exception de l'hôpital dont la présence dans le quartier s'est perpétuée bien que les bâtiments historiques aient été démolis au début du pour être remplacés par de nouveaux bâtiments inaugurés par Georges Clemenceau le . Ces derniers ont d'ailleurs à leur tour été démolis 75 ans plus tard pour être remplacés par l'actuel bâtiment principal de l'hôpital.
Pour sa part, le faubourg Saint-Nicolas est implanté sur la rive gauche de la Maine, au-delà du pont Saint-Nicolas. La présence d'un pont est attesté dans la première charte de l'aumônerie-hôpital de Montaigu datant de 1174. Le pont moderne construit en 1979-1980 sous la direction du chef des Ponts et Chaussées Robert Thomas afin de permettre le passage de véhicules de gabarit plus imposants est venu remplacer un pont datant de la fin du Moyen Âge. L'actuelle rue Saint-Nicolas a été tracée après 1810, pour relier Montaigu à la nouvelle préfecture de La Roche-sur-Yon, mais le faubourg est plus ancien et ses bâtiments s'alignaient précédemment le long de l'actuelle rue de Vieillevigne.
Le quartier Saint-Joseph, au nord de la vieille-ville, est un faubourg plus récent, dont les nombreuses maisons en bande de plain pied destinées aux ouvriers de l'artisanat local ont été construites à partir des années 1920 par un entrepreneur de maçonnerie local, Louis Pequin.
Dans l'après Seconde Guerre mondiale, la physionomie de Montaigu va profondément changer en quelques décennies. Les opérations de lotissements destinés à accueillir des maisons individuelles vont se multiplier, et parfois combler l'espace entre la vieille-ville de Montaigu et ses faubourgs. En parallèle, le fort développement démographique de la commune conduit à la construction, au cours des années 1960 et au début des années 1970, de plusieurs programmes d'habitat social sous forme de petites barres telles que la résidence des Genêts, la résidence Georges-Laronze ou encore la résidence des Églantines, ou sous forme de tours comme pour la résidence de l'Aurore. Ces constructions tranchent par leur gabarit avec les constructions voisines et les bâtiments plus anciens.
Le dernier quart du et le début des années 2000 sont marqués par la poursuite du développement des lotissements pavillonnaires ainsi que par le développement de zones d'activités économiques et commerciales et périphérie de la ville. Compte tenu de la faible superficie de la commune, certaines de ces opérations d'aménagement se font sur les communes voisines de Montaigu, mais dans la continuité du tissu urbain. C'est le cas de la zone économique constitué autour du centre commercial Terres de Bocage (avec son supermarché sous l'enseigne Intermarché), située sur la commune de Saint-Hilaire-de-Loulay, de la zone d'activités de la Bretonnière à Boufféré où est par ailleurs repositionnée la piscine publique de Montaigu, ainsi que de la zone développée autour du centre commercial Pays de Montaigu (avec son supermarché sous l'enseigne Super U), également à Boufféré.
Sous l'impulsion du maire Antoine Chéreau, élu en 2001 à la tête de la commune mais également de la communauté de communes Terres-de-Montaigu, l'attractivité du centre-ville devient un sujet de préoccupation politique de premier plan qui se traduit par plusieurs projets portant d'abord sur des espaces et des équipements publics : réhabilitation de la place du Champ-de-Foire dans les années 2000 puis de la place de l'Hôtel-de-Ville en 2017, construction du théâtre de Thalie sur le site de l'ancienne piscine municipale, rénovation de la salle des fêtes.
L'aménagement du lotissement du Mail autour du théâtre de Thalie constitue une première expérience d'opération d'aménagement d'ensemble d'un nouveau quartier en renouvellement urbain, mixant locaux d'activités et logements collectifs. Il se traduit, au cours des années 2000 et au début des années 2010, par la construction de plusieurs résidences à l'emplacement d'anciens équipements sportifs : résidence d'Elbée, résidence Pierre-et-Marie-Curie, nouvelle gendarmerie, résidence Agora... Confrontée au manque de terrains disponibles, Montaigu prend le tournant du renouvellement urbain, qui se traduit aussi par des opérations plus ponctuelles telles que la construction de la résidence du Château, qui vient profondément transformer l'entrée sud de la vieille-ville.
A la fin des années 2010, deux projets d'aménagement urbain majeurs sont programmés sur l'agglomération de Montaigu : les Hauts de Montaigu, opération de renouvellement urbain d'un vaste espace situé dans la partie sud de la ville, entre l'hôpital et les tours de l'Aurore, et le quartier de la gare, opération en extension urbaine dans la continuité du tissu urbain mais située sur le territoire de la commune de Saint-Hilaire-de-Loulay.
Toponymie
Montaigu est issu du latin mons, « mont » et acutus (« aiguisé, rendu aigu »), qui a suivi la même évolution que l'adjectif en français, désignant littéralement un « mont aigu ». L'origine du nom remonterait donc à la période gallo-romaine et ferait référence au promontoire situé à la confluence de la Maine et de l'Asson.
Histoire Origines Le pillage de la cité voisine de Durivum (située à l'emplacement de l’actuelle Saint-Georges-de-Montaigu) par les Vikings venus par la Maine à la fin du contraignit ses habitants à trouver refuge un peu plus au nord au confluent de la Maine et de l’Asson, sur un rocher fortifiable.
Moyen Âge