John Bell Hood (né le à Owingsville, Kentucky et mort le , à La Nouvelle-Orléans, Louisiane) est un général sudiste.

Biographie Avant la Guerre de Sécession Fils d'un docteur rural à Owinsville au Kentucky, John Bell Hood grandit dans la région centrale du Kentucky, près de la ville de Mont Sterlin. On pense que John Bell tenait son goût pour l'aventure de la vie militaire à l'influence de son grand-père paternel Lucas Hood, un « croustillant » vétéran des guerres amérindiennes, qui avait combattu sous le général « Mad » (« fou ») Anthony Wayne à la bataille de Fallen Timbers, et de son grand-père maternel James French, un vétéran de la guerre d'indépendance des États-Unis. Contre les souhaits de son père, qui l'invite à faire une carrière médicale, John Bell utilise l'aide de son oncle, le congressiste Richard French, pour intégrer l'Académie militaire de West Point en 1849.

Sorti de West Point, sans y avoir particulièrement brillé, il est affecté au de cavalerie, unité dans laquelle il participe aux guerres contre les AmérindiensIl est de la même promotion que les futurs généraux Alexander Chambers, James Birdseye McPherson (), John McAllister Schofield, Philip Henry Sheridan, Joshua Woodrow Sill (), William Sooy Smith, William Rufus Terrill (), Robert Ogden Tyler et William Robertson Boggs, John Stevens Bowen, Henry Brevard Davidson, Reuben Ross, James Argyle Smith, Henry Harrison Walker. Les huit premiers ont combattu dans les rangs de l'Union et les sept derniers dans ceux de la Confédération.. Le , dans un combat contre les Comanches avec 25 cavaliers, il est blessé par une flèche à la main gauche.

Guerre de Sécession Au début de la guerre de Sécession, après la Bataille de Fort Sumter, Hood démissionne de l'armée des États-Unis pour rejoindre l'armée des États confédérés d'Amérique en tant que capitaine de cavalerie.

Officier général Le général Hood excelle à la tête d'une brigade et d'une division, mais a moins de succès au niveau d'un corps d'armée. Il prouve qu'il est un bon commandant à la bataille de Sharpsburg. Il participe au combat sur la péninsule à Seven Pines, pendant les batailles des sept jours et la seconde bataille de Bull Run (Manassas).

Après s'être distingué à Antietam, il est promu major général, combat à Fredericksburg et est gravement blessé au bras droit, dont il perd l'usage, à Gettysburg.. Il retourne au combat à Chickamauga, où il est blessé sérieusement à la jambe gauche. Il survit à l'amputation de sa jambe. Il doit par la suite être harnaché à son cheval pour être sur le terrain.

Général d’armée Par la suite, le général Hood est nommé général en chef à titre provisoire. Envoyé à Atlanta pour aider Joseph Johnston, il est battu par le général Sherman à la bataille de Peachtree Creek, à la bataille d'Atlanta, à la bataille d'Ezra Church et à la bataille de Sonesboro.

En 1864, à la tête de l’armée du Tennessee, Hood retourne de nouveau au Tennessee, où il doit s’emparer de Nashville, important centre de ravitaillement nordiste, et, par son action, soulager l’armée de Robert Lee aux prises avec celle de Grant.

Il affronte le général unioniste Schofield à la sanglante bataille de Franklin.

Il est battu et définitivement défait à Nashville, par le général George Thomas.

Il demande à être rétrogradé du commandement de l'armée du Tennessee et à retrouver le rang de lieutenant général. Il se rend à Natchez, Mississippi, le .

Après la guerre Il se marie en 1868, ayant 11 enfants dans les 10 années qui suivent.

Il meurt à 48 ans, à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, de la fièvre jaune, le . Il est enterré au cimetière militaire de La Nouvelle-Orléans.

Hommages et critiques Il est un personnage du livre de James Lee Burke Dans la brume électrique avec les morts confédérés et son adaptation cinématographique Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier. Lors de sa fondation en 1942, la base militaire de Fort Hood est nommée en son honneur. Toutefois, en 2020, le mouvement Black Lives Matter, relancé par le meurtre de George Floyd, ouvre le débat sur les équipements et installations de l'armée américaine portant des noms de personnalités esclavagistes et sudistes. Au Congrès, malgré le veto du président Donald Trump, une loi bipartisane soutenue par les Démocrates et les Républicains crée une commission de renommage et ordonne au secrétaire à la Défense de mettre en œuvre ses recommandations. En 2023, sous l'administration Biden, neuf bases militaires changent alors de noms. Fort Hood devient « Fort Cavazos », en l'honneur premier général latino-américain. Toutefois, en 2025, l’administration Trump décide de revenir à l'ancien nom, en honorant cette fois-ci l'officier qui sert de prête-nom.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

. . . , réédité par University of Kansas Press.

http://ngeorgia.com/people/hood.html http://www.swcivilwar.com/hood.html

Liens externes

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