Luzarches (prononciation : ) est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Luzarchois..
Géographie Description vignette|redresse|La rue Saint-Côme, vue depuis la porte Saint-Côme à mi-pente de la colline, en direction du centre-ville : le dénivelé est bien visible.
Le bourg est situé sur un point élevé de la vallée de l'Ysieux, entre la plaine de France et la forêt de Chantilly, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris.
Communes limitrophes Luzarches est, devant Gonesse, la commune la plus étendue du Val-d'OiseMairie de Luzarche, Luzarches pratique, guide à l'usage de tous, 2009, 9, .. De ce fait, le nombre de communes limitrophes est élevé, avec douze communes au total.
Chaumontel et Luzarches sont pratiquement contiguës. Luzarches encercle cette commune sur les 80 % de sa circonférence (soit sur ). Chaumontel est également la commune avec laquelle Luzarches partage la proportion la plus importante de sa circonférence. Bien que n'étant pas limitrophe avec Luzarches, la commune de Lamorlaye s'approche du territoire de Luzarches de moins de cinq cents mètres, au nord de Chaumontel. Le bourg le plus proche de Luzarches, d'importance équivalente, est Viarmes.
Avec deux communes limitrophes, Luzarches possède une limite discontinue : ce sont Coye-la-Forêt, de par la situation particulière de Chaumontel qui interrompt la ligne de partage entre Luzarches et Coye ; et Viarmes, qui encercle Seugy sur les trois quarts de la circonférence de cette dernière commune.
Luzarches touche trois communes appartenant au département de l'Oise : ce sont Coye-la-Forêt, Orry-la-Ville et La Chapelle-en-Serval. Il n'existe pas de route reliant Luzarches à Orry ou à La Chapelle, la limite avec Orry se situe en pleine forêt, et il faut traverser trois à quatre autres communes pour se rendre de Luzarches à La Chapelle. Le point de rencontre des deux communes est proche de l'abbaye d'Hérivaux.
D'autres communes limitrophes ne peuvent pas être directement rejointes depuis Luzarches. Entre Luzarches et Asnières-sur-Oise, s'interposent le village de Seugy et le bourg de Viarmes. Se rendant de Luzarches à Bellefontaine, on traverse Lassy et Le Plessis-Luzarches, cette dernière commune n'étant même pas réellement limitrophe de Luzarches : les deux communes se rencontrent, avec deux autres communes (Lassy et Bellefontaine) à un point près de l'école de Lassy sans se toucher. Fosses est localisée après Bellefontaine et représente la quatrième commune sur la à l'est de Luzarches, mais touche tout de même au territoire de Luzarches sur une longueur de environ.
Relief et paysages vignette|Vue sur le quartier des Coteaux de Chaumontel depuis le chemin rural dit de la Paroisse, depuis le sol de la commune de Luzarches. Luzarches est adossée à l'une des anfractuosités de la suite de collines qui représente la ligne de partage des eaux entre la Seine et l'Oise19, se poursuivant vers l'ouest par le massif de la forêt de Carnelle, et vers l'est par le versant nord de la vallée de l'Ysieux, avec des plateaux élevés appelées les GrouxCharles Pomerol, Luzarches : Le site géologique, Syndicat d'initiative de Luzarches, Luzarches, 1983, 18 p., ; 14.. Cette situation, à un endroit où se rencontrent différentes formes de relief et de paysages, fait le charme du site de Luzarches.
Le secteur occidental du bourg est dominé par un éperon rocheux, la butte de Saint-Côme, à d'altitude29 ; la butte des Brûlis lui faisant face de l'autre côté de la vallée de l'Ysieux à l'est de Chaumontel. Le niveau de l'Ysieux étant de 50 à environ sur le territoire communal, les collines surmontent son cours d'une soixantaine de mètres. La colline sur laquelle est bâtie Luzarches montre une altitude moyenne de et s'abaisse progressivement vers l'est, en remontant la vallée de l'YsieuxLuzarches : Le site géologique, , 5.. Le point culminant de Luzarches se trouve au sud-ouest du bourg, à équidistance avec Belloy-en-France, atteignant une hauteur de . La forêt de Chantilly et plus précisément sa partie appelée forêt de Coye, occupe soit 23 % du territoire communal. De très nombreux bois, pour la plupart privés, entourent le bourg à l'ouest, au sud et à l'est. Dans leur ensemble, les bois et forêts sont plus représentés que les terres cultivées. Aucune zone artisanale ou commerciale notable n'est présente sur le territoire communal.
Géologie En fonction de la nature du relief, différentes strates géologiques remontent à la surface du sol. Sur deux zones différentes, les limons des plateaux favorisent l'agriculture : en plaine de France, qui ne concerne que l'extrémité sud-ouest du territoire communal vers Belloy et Épinay-Champlâtreux, et dans la vallée d'Ysieux, à l'endroit où il forme une vaste cuvette au nord-est du bourg. Sinon, sauf sur les flancs des vallées de l'Ysieux et des ruisseaux et sauf en forêt de Coye, c'est le calcaire qui domine : calcaire grossier ( Lutécien) pour l'essentiel, et calcaire de Saint-Ouen (Marinésien) uniquement au début de la dépression qui interrompt au nord la plaine de France. Par ailleurs, cette strate est suivie d'une bande avec des sables d'Auvers et de Beauchamp (Auversien)Sables abandonnés par la mer il y a quarante millions d'années, blancs à la partie supérieure, contenant parfois des blocs de grès. Ces sables prennent une couleur rouille lorsqu'ils ne sont plus protégés des eaux d'infiltration par les calcaires de Saint-Ouen., que l'on ne trouve pas ailleurs sur le territoire de Luzarches. Ils sont exploités à la carrière à ciel ouvert d'Épinay-Champlâtreux, au nord du château vers Luzarches. Les sables sont généralement couverts de bois, ou bien de genêts et de fougères, les landes n'étant pas présentes à Luzarches.
Les fonds des vallées de l'Ysieux et des ruisseaux sont remplis d'alluvions, favorisant également l'agriculture. Dans la vallée de l'Ysieux en aval de Luzarches, la craie (Campanien) est présente de part et d'autre, sur une largeur pouvant dépasser . Sinon, c'est partout l'argile plastique (Sparnacien) qui prend le relais, parfois sur des bandes très étroites, souvent couvert de prairies. L'imperméabilité de l'argile peut provoquer la formation de marécages, ou, couvert par des sables, retenir des nappes phréatiques qui alimentent des sources mais favorisent des inondations en cas de fortes pluies. Suivent les sables de Cuise (Cuisien)Déposés par la mer il y a cinquante millions d'années ; chargés d'argile, de mica blanc, de glauconie et d'oxyde de fer, qui apporte la coloration rouille. Cette composition particulière fait que le sable ne s'éboule pas quand on y creuse de petites cavités, contrairement aux sables d'Auvers et de Beauchamp, plus purs mais « boulants », donc plus dangereux. Les parties basses de Luzarches sont construites sur les sables de Cuise. Le sable de Cuise permet la culture., dont la plus forte présence se constate sur le versant sud de la vallée de l'Ysieux en aval de Luzarches, délimité par la route de Seugy. En forêt de Coye, les sables de Bracheux et Poudingue sont largement représentés. Les sous-sols des buttes ont une particularité : en dessous de la strate argileuse, suivent des gisements de gypse, autrefois exploités à Épinay-Champlâtreux, commune voisine de Luzarches.
vignette|redresse=2|Carte géologique simplifiée de Luzarches. Si l'on considère les sous-sols, les calcaires de Saint-Ouen, qui ne remontent à la surface qu'à la limite nord de la plaine de France, forment une couche homogène d'une douzaine de mètres d'épaisseur (moins au fond des vallées), qui se rencontre à partir de cinquante mètres d'altitude. Viennent ensuite une couche de sept à huit mètres d'argile plastique, en ce qui concerne le sud de la commune, et une mince couche de sables de Bracheux et Poudingue, en ce qui concerne le nord de la commune. Au sud de Luzarches, au point culminant sur les hauteurs de la plaine de France (qui, bien qu'étant plaine, se situe ici en altitude), les strates suivantes sont les sables de Cuise, le calcaire grossier, les sables d'Auvers et de Beauchamp à partir de cent mètres au-dessus de la mer, et enfin les calcaires de Saint-Ouen et une mince couche de limonLuzarches : Le site géologique, , 3-14..
Sous les gisements de gypse qui peuvent atteindre des centaines de mètres d'épaisseur, des veines de charbon ont été identifiés lors de sondages à partir de 1782, effectués sous la direction de Pierre-François Tubeuf, concessionnaire des mines de charbon de terre des Cévennes, dans le but d'ouvrir une exploitation minière. Ces sondages eurent lieu dans le vallon de la Charbonnière, à l'ouest du château de Rocquemont. Les veines atteignirent vingt-deux centimètres, ou même quatre-vingt-dix-huit centimètres divisées en quatre filons, mais une exploitation ne sembla pas économiquement faisable en raison de la forte présence d'eau, retenue par la couche d'argile mentionnée ci-dessus.. Des sondages ultérieurs en d'autres lieux n'ont pas été couronnés de succès, la couche de gypse étant trop épaisse.
Hydrographie vignette|redresse|Le ru du Pontcel le long du chemin de la Paroisse, peu avant de rencontrer l'Ysieux. Aucune rivière importante n'est présente sur le territoire de Luzarches. Le bourg est cerné par le ru du Poncel au nord et le ru Popelin. au sud, qui alimentent tous les deux l’Ysieux.. Ce dernier entre sur le territoire communal près du moulin de Lassy et s'écoule dans le sens sud-est - nord-ouest, quittant la commune après aux abords de Chaumontel et la rejoint une nouvelle fois pendant environ au moulin de Bertinval. C'est l'un des trois moulins à eau qui fonctionnaient autrefois à Luzarches, les autres étant le moulin de Glanne (ou de Glume), aujourd'hui disparu, et le moulin de Bécherel (ou moulin de Luzarches)..
Quant aux ruisseaux, il est intéressant d'observer que leur cours est principalement ouest - est et donc pratiquement opposé à celui de l'Ysieux. Le ru du Poncel prend naissance au versant nord de la colline de Saint-Côme. Long de seulement, il est canalisé sur la majorité de son parcours. Autrefois, il remplissait un abreuvoir à l'emplacement de l'actuel jardin public en bas de la rue Erik-Satie. Il donne aussi son nom à la partie septentrionale de la rue qui traverse le bourg du nord au sud, l'ancienne Route Nationale 16.
Le ru Popelin atteint une longueur de environ. Contrairement au ru du Poncel, il est alimenté par plusieurs sources, qui, en partie, donnent vie à des courts ruisseaux avant d'atteindre le ru Popelin. Ce dernier a son origine dans le vallon de la Charbonnière, à l'ouest du stade et au nord-ouest du centre du bourg, avec trois sources différentes dont celle du lavoir de Rocquemont dit de la Grande Fontaine. Le fond du vallon étant couvert d'une couche d'argile imperméable, c'est naturellement ici que l'eau d'infiltration captée par les collines pénètre à la surface. Deux autres sources jaillissent au sud de Luzarches, près de l'échangeur de la RD 316 avec la rue de Paris, et forment un petit ruisseau. Encore deux autres sources sont localisées à l'ouest et au sud du hameau de Gascourt, près duquel les quatre ruisseaux se rejoignent pour s'écouler après dans l'Ysieux. Cette petite rivière est par ailleurs alimentée par d'autres sources sur le territoire de Luzarches, notamment situées au bois appelé le Gouy vers Hérivaux, mais de très faible débit.
Avec la multitude des sources, alliée aux caractéristiques des sols, les conditions sont propices à la formation de prés humides au fond des vallons, de mares et de petits étangs. Les principaux étangs, à Hérivaux et à l'ouest du bourg, étaient des viviers pour l'élevage de poissons.
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