vignette|Jean-Louis Beffa en 2003.
Jean-Louis Beffa est un homme d’affaires français, né le à Nice. Il est le président-directeur général de la compagnie de Saint-Gobain de 1986 à 2007 puis le président de la même société jusqu'en 2010.
Il est ensuite président d'honneur de Saint-GobainBiographie sur saint-gobain.com., administrateur et président du comité des nominations et des rémunérations de ENGIEBiographie sur le site du Figaro., conseiller principal de LazardJean-Louis Beffa - Lazard - article du Figaro publié le 22 mars 2011., coprésident de la Fondation Cournot et président de l'association amicale des ingénieurs du Corps des minesLa tête du corps des mines, un rêve de PDG - Article sur Libération, publié le ..
Biographie
Jeunesse et études Jean-Louis Beffa est le fils d’Edmond Beffa, ingénieur, et de son épouse Marguerite Feursinger, professeur.
Après des études en classes préparatoires au lycée Masséna, il réussit le concours de l'École polytechnique (X1960). Il devient ingénieur du corps des Mines en 1963.
Il a également étudié à l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, et est titulaire du diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1966, section Économie-Finance).
Carrière Jean-Louis Beffa commence sa carrière d'ingénieur des mines à Clermont-Ferrand en 1967. De 1967 à 1974, il est ingénieur au sein de la direction des carburants du ministère de l'Industrie. Il devient chef du service « raffinage-utilisation » puis directeur-adjoint.
En 1974, Jean-Louis Beffa entre à Saint-Gobain comme directeur du plan. Il devient directeur général, puis président-directeur général de Pont-à-Mousson, tout en étant simultanément directeur de la branche « canalisations et mécanique » de Saint-Gobain, ce de 1979 à 1982L’immuable hiérarchie des corps de l’État - Thèse de Julie GERVAIS - Université Lumière Lyon 2..
Durant cette période, il est pris à partie dans le cadre des controverses sur l'amiante par les opposants à l'emploi de ce matériauEmmanuel Henry, Amiante : un scandale improbable. Sociologie d'un problème public, Presses universitaires de Rennes, 2007...
En , il devient directeur général de Saint-Gobain puis, en succédant à Roger Fauroux lors de la privatisation de l'entreprise, son président-directeur généralJean-Louis Beffa, le ringard du capitalisme - sur la base Oncle Bernard.. Il est nommé par François Mitterrand, confirmé par Jacques Chirac alors Premier Ministre, retenu pour conduire la première privatisation en 1986.
Il reste à ce poste jusqu'en . Après avoir été l'un des plus jeunes dirigeants de sociétés du CAC 40, il en est devenu l'un des plus âgésBiographie de Jean-Louis Beffa - sur le site edubourse, publié le 14 novembre 2005.. En 2007, Jean-Louis Beffa est le français le mieux payé avec un salaire qui s'élevait à d'euros par an, soit par moisEnquête du magazine Capital - publié par le Nouvel Obs le 29 octobre 2008..
Au cours de sa carrière, Jean-Louis Beffa est coopté puis élu dans de nombreux conseils d'administration ou de surveillance tels que ceux de BNP Paribas, Gaz de France, Siemens AG, Le Monde S.A., Engie ou encore du groupe Bruxelles Lambert. Le , il est élu président du conseil de surveillance du journal Le Monde..
Autres activités ou missions Jean-Louis Beffa est membre de la fondation Saint-Simon jusqu'à sa dissolution en 1999. Il est nommé administrateur de l'École polytechnique de 1996 à 2001, puis de nouveau depuis 2013. En 2002, il fonde avec le Prix Nobel américain Robert Solow le centre Saint-Gobain pour la recherche en économie qui devient le centre CournotTouché au vif, Beffa se rebiffe - article publié sur Libération le 24 novembre 2007.. Sous l'égide de la Fondation de France, en 2010 ils créent ensemble la fondation Cournot, qu'ils coprésident ensuite.
Il a aussi été membre du club « Le Siècle », de la « Table ronde des industriels européens », du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) (de 1989 à 1999) et président de l'Institut d'histoire de l'industrie (Idhi) (de 1992 à 1998).
En 2004, le président Jacques Chirac lui confie une mission sur la relance de la politique industrielle en France. Cette mission aboutit en à un rapport, Pour une nouvelle politique industrielle, qui traduit l'importance de l'État dans la politique industrielleThématique : L'état de l'industrie française, avec Jean-Louis Beffa, France Culture, 21 juillet 2013., et vise à créer une agence intervenant sur de grands projets industriels de « recherche et développement » et d'innovation : l'Agence de l'innovation industrielle (A2I). En , il est nommé à la tête du conseil de surveillance de cette agence.
En 2012, dans son ouvrage La France doit choisir, il plaide pour une stratégie industrielle cohérente menée par l'État. Il souhaite ainsi résorber le déficit commercial structurel de la France. Pour cela, il recommande de revenir sur les orientations libérales des deux dernières décennies qui favorisent la désindustrialisation.
En , il publie aux Éditions du Seuil Les Clés de la puissance, un essai de géopolitique postulant que, dans un monde dominé par le duo américano-chinois, les quatre principaux facteurs de puissance sont l'industrie exportatrice, les nouvelles technologies, l'énergie et les capacités militaires.
Influence politique éventuelle
Depuis 2011, Jean-Louis Beffa a été le maître d’œuvre de plusieurs rencontres entre François Hollande et des capitaines d’industrie, notamment en avec les Allemands (Siemens) et Johannes Teyssen (E.ON)« Des grands patrons français et allemands ont été reçus par François Hollande », Schaeffer F., Les Échos, , 13 juin 2012.. Une autre rencontre dont il était à l'initiative« Ces patrons qui murmurent à l’oreille de François Hollande », Le Monde, 29 juin 2012. réunissait, entre autres, autour du président de la République ces deux mêmes responsables allemands ainsi que Gérard Mestrallet (GDF SUEZ) et Thierry Breton (Atos Origin).
Membre du club « Le Siècle », Jean-Louis Beffa aurait également été un des « visiteurs du soir » d'Arnaud Montebourg lorsqu'il était ministre du Redressement productifBoris Cassel et Nathalie Segaunes, Portrait. Arnaud Montebourg, des paroles et des actes, La Parisien, 29 juillet 2012..
Mandats Membre du conseil d'administration de GDF SUEZListe des membres du conseil d'administration de GDF Suez, site officiel de GDF Suez. puis ENGIE de 2008 à 2015. Membre du conseil d'administration du groupe Bruxelles LambertListe des membres du conseil d'administration de GBL, site officiel de GBL. de 2001 à 2013. Membre depuis 1994Liste des membres du conseil de surveillance du groupe Le Monde, blog "La fin d'un Monde ?". et président, depuis le , du conseil de surveillance du groupe le Monde. Membre du conseil de surveillance de Siemens AGListe des membres du conseil de surveillance de Siemens, site officiel de Siemens. de 2008 à 2013. Vice-président du conseil de surveillance du Fonds de réserve pour les retraites.. Membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations entre 2014 et 2019.
Vie privée Jean-Louis Beffa s'est marié le à Marie-Madeleine Brunel-Grasset. Il est père de trois enfantsBiographie de Jean-Louis Beffa sur le site Regards sur les pôles..
Il est un amateur de gastronomie — membre du club des Cent — et d'opéra et de ballet — président de l’association pour le rayonnement de l'Opéra national de Paris.
Il est l'oncle du compositeur Karol BeffaJean-Louis beffa, du CAC 40 à l'Opéra - article sur le blog de Radio Classique, publié le 15 janvier 2010..
Livres Basé sur le catalogue de la BNF. N'inclut pas les préfaces ou ouvrages collectifs. Pour une nouvelle politique industrielle : Rapport au président de la République, La Documentation française, 2005 ; La France doit choisir, Seuil, 2012 ; La France doit agir, Seuil, 2013 ; Les Clés de la puissance, Seuil, 2015 ; Se transformer ou mourir : les grands groupes face aux start-up, Seuil, 2017 ; Nouvelle éd. mise à jour : La révolution numérique et les entreprises : se transformer ou mourir, Points, 2018.
Distinctions ou décorations Décorations françaises (2007) ; commandeur en 2002. (2016) (2005)Ministère de la Culture et de la Communication, Arrêté du 5 juillet 2005 portant promotion ou nomination dans l'ordre des arts et des lettres. NOR : MCCA0500673A (Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses, 7 décembre 2005, p. 254)
Décorations étrangères
Distinctions « Manager de l'année » en 1989.
Notes et références
Liens externes
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