Géraud François Gustave Réveilhac ( à Aurillac - à Savenay, sur web.genealogie.free.fr.) est général d'infanterie français de la Première Guerre mondiale qui eut la réputation du mépris de la vie de ses hommes.

Éléments biographiques Il est né à Aurillac, dans le Cantal, fils d'un épicier, Robert Réveilhac, et de Marguerite RedonActe de naissance de Géraud François Gustave Réveilhac (mairie d'Aurillac - acte daté du 18 février 1851)..

Il est fait prisonnier durant la guerre de 1870"17 mars 1915. Le jour où... quatre caporaux sont fusillés pour l'exemple" par Michel Derrien, Maville par Ouest-France, du au , juste après les affrontements à Villorceau. Il y est d'ailleurs blessé le , d'un coup de feu à l'épaule droite..

Après avoir participé, du 4 au , à la répression de la Commune à Limoges, il partira plusieurs fois en Afrique (de 1872 à 1881), puis, du au , sera en Tunisie au sein du Corps expéditionnaire. Après cela, il retournera en Afrique de 1881 à 1886.

Il sert en Extrême-Orient, au sein de la Division d'occupation du Tonkin et de l'Annam (de 1886 à 1889).

Il eut l'occasion de servir dans différents régiments d'infanterie, bataillons de chasseurs à pied et dans les troupes coloniales (zouaves et chasseurs annamites).

Il est élevé au grade de général de brigade le , commandant la d'infanterie, il porte alors les insignes de commandeur de la Légion d'honneur. Il prend sa retraite en 1913 et se retire dans une propriété qu'il a achetée en 1904 à Savenay en Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique), son épouse étant originaire de Nantes.

Première Guerre mondiale Pendant la Première Guerre mondiale, il commande la d'infanterie de réserve de la d'infanterie, du général Joppégénéral de division Maurice Joppé (29 novembre 1852-4 janvier 1927). qu'il remplace, le à la tête de la division, après la première bataille de la Marne. thumb|300px|Le général Réveilhac remettant la médaille militaire au soldat Derrien qui sauva la vie d'un officier(publié dans la revue Le Pays de France, , 22 avril 1915).

Officier montrant un total mépris de la vie de ses hommesRoger Monclin, Les Damnés de la guerre - Les crimes de la justice militaire (1914-1918), Paris, Mignolet & Storz, 1934., en , il donne l'ordre à l'artillerie de tirer sur une tranchée française. Fort heureusement, le colonel d'artillerie Bérubé refuse d'obéir sans un ordre écrit. Il ordonne, aussi, la reprise d'une attaque car le pourcentage des pertes admissibles n'avait pas été atteint.

En , à Souain dans la Marne, les hommes de la du d'infanterie, refusent de relancer un assaut voué à l'échec. Le général Réveilhac exige alors du capitaine de la compagnie de lui transmettre les noms de six caporaux et de dix-huit hommes de troupe, choisis parmi les plus jeunes, à raison de deux par escouade, pour être jugé par une cour martiale. Le , les inculpés comparaissent devant le conseil de guerre de la division demandé par le général Réveilhac avec ce motif : « refus de bondir hors des tranchées ». Finalement quatre caporaux furent fusillés pour l'exemple : les caporaux de Souain. Ils seront réhabilités après guerre.

Le général Réveilhac ne sera jamais inquiété grâce à la loi d'amnistie, votée en 1919..

En , il est relevé de ses fonctions et contraint par l'état-major à prendre trois mois de congé. Selon une lettre confidentielle du général Joffre, il « semble être arrivé à la limite de ses capacités physiques et intellectuelles ».

À son retour au service actif, il a reçu un commandement dans la réserve pour le reste de la guerre.

À la fin de la guerre, le général de division Réveilhac est fait grand officier de la Légion d'honneur.

il meurt dans son lit en 1937, article sur Le Crapouillot, Time Magazine, 2 décembre 1935, sur www.time.com..

Sa personnalité cruelle a été représentée dans le personnage du général Paul Mireau, auquel s'oppose l'officier interprété par Kirk Douglas, dans le film Les Sentiers de la gloire, réalisé par Stanley Kubrick en 1957.

L'association La Main de Massiges, qui représente les anciens soldats Français de la grande guerre de 1914-1918, demande régulièrement au ministère de la défense, et de la justice, depuis des décennies, de retirer à titre posthume, et d'exemple, les décorations que le général Réveilhac à obtenues, surtout la Légion d'honneur, dans le cadre d'un devoir de mémoire, à propos de soldats tués inutilement. La démarche est restée sans réponse depuis.

Décorations en 1916 (chevalier en 1886, officier en 1896, commandeur en 1910)

(agrafe Tunisie)

Officier de l'ordre impérial du dragon d'Annam

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Roger Monclin, Les Damnés de la guerre - Les crimes de la justice militaire (1914-1918), Paris, Mignolet & Storz, 1934 Sébastien Japrisot, Un long dimanche de fiançailles, Denoël, 1991 . Le Crapouillot, ?, 1915.

Filmographie Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (1957)

Article connexe Affaire des caporaux de Souain

Liens externes

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