La est la plus grande centrale nucléaire au monde, comprenant sept réacteurs à eau bouillante pour un total de près de 8 GW électriques. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima, six réacteurs sont à l'arrêt. Elle est située dans la préfecture de Niigata, en bordure est de la Mer du Japon, sur la côte ouest d'Honshū, l'île principale du Japon ; son propriétaire et exploitant est la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO).
Localisation, caractéristiques
La centrale se situe à cheval sur les communes de Kashiwazaki et Kariwa, dans la préfecture de Niigata à au nord de Tokyo.
Elle regroupe sept réacteurs nucléaires. En 2026, elle est la plus puissante au monde avec une puissance installée totale de près de mégawatts (soit 13 % de la capacité de productionFinancial Times, édition du 31 octobre 2007 : Tepco pushed into red by quake damage de la compagnie TEPCO).
À la suite de l'accident nucléaire de Fukushima, les sept réacteurs de la centrale sont mis à l'arrêt comme tous les réacteurs nucléaires japonais. Le , un premier réacteur est remis en serviceTepco restarts Kashiwazaki-Kariwa unit 6, world-nuclear-news, 9 février 2026.
Historique Les sept réacteurs nucléaires sont du type REB. Les cinq premiers ayant une puissance électrique unitaire de . Ils ont été mis en service respectivement en 1985 pour le réacteur n°1, 1990 pour les n°2 et 5, 1993 pour le n°3 et 1994 pour le n°4. Les deux derniers réacteurs, de type ABWRAFP, Japon/centrale de Kashiwazaki : redémarrage partiel pas avant 2 ans dans Romandie News le 2007. ayant une puissance électrique unitaire de , ont été mis en service en 1996 (n°6) et 1997 (n°7).thumb Séisme de juillet 2007 La centrale a subi un tremblement de terre de magnitude 6,8 en juillet 2007 qui a provoqué un incendie et des fuites d'eau contenant des éléments radioactifsJapon - La plus grande centrale nucléaire du monde inspire des craintes, La Presse canadienne Le Devoir, 2007-07-18.
Les conséquences radiologiques de ce séisme apparaissent très faibles : des fûts de déchets de faible activité (genre fûts pétroliers) gerbés sont renversés dans le hangar où ils étaient entreposés ; une piscine de désactivation a débordé et l’eau a été rejetée en mer'LE POINT DE VUE DE L’IRSN SUR LA SURETE ET LA RADIOPROTECTION DU PARC ELECTRONUCLEAIRE FRANÇAIS EN 2007' ; de la vapeur s'est dégagée le long d’un arbre de turbine; des gaz radioactifs (cobalt 60, chrome-51 et iode) ont été relâchés dans l'atmosphèreWikiNews, 17 juillet 2007 : Nuclear leaks after Japan quake are worse than first reported.
À la suite de ce séisme les réacteurs de la centrale ont été arrêtés le . Le coût total du séisme pour la centrale est évalué à plus de 600 milliards de yens (plus de 3,6 milliards d'euros) sur l'année comptable qui prend fin en , entraînant un déficit de 95 milliards de yens (570 millions d'euros) pour cette même année.
À noter que la Haute Cour de Justice de Tokyo avait rejeté une remise en cause en 2005 de la fiabilité des études sismiques qui constataient l'absence de faille sur le site de la centrale, évitant ainsi à TEPCO d'avoir à fermer la centraleThe Japan Times, édition du 27 octobre 2007 : Hamaoka reactors quake-safe, court rules.
Alors que la centrale est arrêtée depuis le tremblement de terre, 8 incendies se sont déclarés dans les différentes unités, dont le dernier a brûlé un ouvrier au visage. Pour autant, les autorités avaient donné le feu vert en pour le redémarrage de l'unité n°7The Japan Times, édition du 6 mars 2009 : Nuke plant blaze burns worker.
Après leur arrêt total le en raison d'un séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, ces réacteurs ont été relancés le et ont été soumis à des tests avant une remise en service durant l'été 2009, après que TEPCO a pu démontrer qu'il n'y a pas eu de dommages structurels importants.
Conséquences de l'accident de Fukushima Après la mise à l’arrêt des 7 tranches à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima en , l'autorité japonaise de régulation nucléaire estime, en , que les réacteurs nucléaires des tranches 6 et 7 sont techniquement conformes aux nouvelles normes imposées après FukushimaJapon: feu vert technique pour Tecpo, AFP sur Le Figaro, le 4 octobre 2017. L’exploitant prévoyait alors de redémarrer les tranches 6 et 7 en 2019Tepco prévoit de redémarrer les réacteurs nº6 et 7 d’ici avril 2019 - JAPON INFOS - 23 novembre 2018.
En , la NRA (l’autorité de sûreté nucléaire japonaise) approuve les modifications proposées par Tepco pour respecter de nouvelles normes de sécurité. La mise en œuvre de ces modifications sur la tranche 7, dont un mur anti tsunami de 15 m de haut, est terminée en . Le feu vert des autorités locales est néanmoins encore requis pour le redémarrage du réacteurSafety upgrades completed at Kashiwazaki-Kariwa 7, wnn, 13 janvier 2021.
En , l’Autorité de régulation nucléaire du Japon lève l'interdiction pour Tepco de transporter du combustible d’uranium ou de charger des barres de combustible dans les réacteurs dans la centrale.
Le , le gouverneur du département de Niigata donne son feu vert à la reprise de l'activité de la centrale. Avant un redémarrage effectif, la centrale doit toutefois obtenir l'accord final du régulateur nucléaire du pays. Ce feu vert donné par des autorités locales intervient alors que le Japon a déjà relancé 14 centrales nucléaires. Mais, contrairement à Kashiwazaki-Kariwa, aucune de ces 14 centrales n'est pilotée par Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima.
Le , le réacteur Nº6 est redémarré Mari Yamaguchi, Fukushima nuclear plant operator restarts reactor at another plant, reviving safety concerns, in AP News-The Associated Press, 21 janvier 2026.
Interdiction du MOX
Selon la porte-parole japonaise de Greenpeace, Kazue Suzuki, l'utilisation du MOX réduit « la marge de sécurité du réacteur nucléaire (...) dans la mesure où le plutonium réagit plus rapidement que l'uranium. » En mai 2001, un référendum organisé dans le village de Kariwa (3605 électeurs) s'est prononcé à 53 % contre l'utilisation du combustible MOX par la centrale nucléaire.
En août 2002, l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (qui dépend du ministère) a révélé que TEPCO a dissimulé de nombreux rapports d'inspection dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa. À la suite des révélations sur les dissimulations, le gouverneur de la préfecture de Niigata et les maires de la ville de Kashiwazaki et du village de Kariwa ont retiré leur aval à l'utilisation du combustible MOX, obtenu après de laborieuses négociations avec les populations locales, estimant que la compagnie d'électricité « avait détruit le rapport de confiance mutuelle par des agissements malhonnêtes ». Avant d'annoncer sa démission, le président de TEPCO, Nobuya Minami, a déclaré que l'utilisation du MOX dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa était différée indéfiniment.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Liste de réacteurs nucléaires Liste des plus grandes centrales au monde
Liens externes Page descriptive des centrales nucléaires de Tepco Sur les centrales nucléaires japonaises Vue satellite sur Wikimapia de la centrale
Kashiwazaki-Kariwa Catégorie:Tokyo Electric Power Company Catégorie:Kashiwazaki