Louis Charles Vincent Le Blond de Saint-Hilaire, né le à Ribemont dans l'Aisne et mort le à Vienne, en Autriche, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie
Fils d'un capitaine de cavalerie, il est destiné par celui-ci à la carrière militaire. Aussi entre-il comme cadet au régiment de Conti-Cavalerie le . Volontaire au régiment Aquitaine-infanterie le , il s'embarque pour les Antilles et il y reste jusqu'en 1785. Porte-drapeau le , sous-lieutenant le , lieutenant en second le et capitaine le . En 1792 et 1793, il sert à l'armée des Alpes ainsi qu'au siège de Toulon. Il est nommé provisoirement adjudant-général chef de bataillon par les représentants du peuple près les armées et département du Midi le .
À l'armée d'Italie à partir de 1794, il participe à l'expédition d'Oneille le . Affecté à la division du général Laharpe, il commande le détachement qui s'empare de Jourdan Coupe-Tête le suivant. Il est nommé provisoirement adjudant-général chef de brigade par les représentants du peuple près les armées d'Italie et des Alpes le . Confirmé dans son grade le , il défend le poste du petit Gibraltar le suivant. Le , il est promu provisoirement général de brigade par les représentants du peuple près l'armée d'Italie, et il est blessé d'un biscaïen qui lui emporte deux doigts à la main gauche à la bataille de Rocca Barbarena le .
Le , il commande la brigade de la division du général Laharpe, et en , il laisse sa brigade au général Cervoni pour aller prendre les eaux à Digne. De retour le , il est affecté à la division Masséna puis à la division Augereau le et à la division Sauret fin . Il est vainqueur à Gavardo le , il se trouve à la bataille de Castiglione le « Saint-Hilaire était général à Castiglione en 1796 ; il se faisait remarquer par son caractère chevaleresque ; il était aimable et bon camarade, bon frère, bon parent ; il était couvert de blessures ; il aimait Napoléon depuis le siège de Toulon. On l'appelait le chevalier sans peur et sans reproche. (NAPOLÉON à Sainte-Hélène.), s'empare de la Rocca d'Anfo le et le il commande l'avant-garde de la division Vaubois, il participe aux batailles de Bassano le , La Favorite et Saint-Georges le où il est blessé aux jambes par un boulet et un coup de biscaïen. Il est confirmé dans son grade le , et le il commande à Lodi.
Le il est employé dans la division Kilmaine laissée en Italie, et le , il commande à Toulon les dépôts des corps de l'armée d'Orient et le département du Var. Le , il commande provisoirement la division militaire à Marseille, et il est élevé au grade de général de division le . Le , il rejoint Suchet à la tête des gardes nationales du Var et des Bouches-du-Rhône, et le , il commande la division militare à Rouen où il lutte contre la Chouannerie. Le , il commande la division du camp de Saint-Omer, et il est fait grand-officier de la Légion d'honneur le , après le couronnement de Napoléon .
Le , il passe à la division du corps d'armée de Soult, il fait la campagne d'Allemagne et participe notamment à la bataille d'Austerlitz le . Il s'y distingue par la prise du plateau de Pratzen aux côtés de la division Vandamme et il est blessé au cours de la bataille. Il est fait grand-aigle de la Légion d'honneur le . Après le traité de Presbourg, toujours en poste en Allemagne, il est chargé par l'Empereur d'exécuter le libraire Johann Philipp Palm, condamné à mort pour être l'auteur d'un pamphlet antifrançais L’Allemagne et son humiliation profonde.
Participant ensuite, toujours dans le corps de Soult, à la campagne de Prusse et de Pologne, il se signale durant les batailles d'Iéna le , de Lübeck et surtout d'Eylau le . Il participe encore brillamment à la bataille de Friedland le . Après les traités de Tilsitt, Saint-Hilaire reste en poste en Allemagne et en 1808, il est fait commandeur de la Couronne de fer. Le , il commande la division de l'armée du Rhin sous Davout, et il est fait comte de l'Empire par lettres patentes du .
thumb|285px|Le tombeau du général de Saint-Hilaire au Panthéon.
Le , il participe à la campagne d'Autriche comme commandant de la division du corps du maréchal Lannes, il sert à Teugen le , à Abensberg le , à Eckmühl le , à Ratisbonne le , et il a le pied gauche emporté par un boulet à la bataille d'Essling le . Transporté dans l'île de Lobau puis à Vienne où il est amputé de la jambe, il meurt des suites de cette opération le Les Autographes des Généraux de l'Empire - Alexandre Gourdon, Alain Guittard, Ed. Alain Piazzola. Napoléon fit déposer son corps au Panthéon avec celui du maréchal Lannes, mort durant la même bataille.
Château de Soisy
vignette|Buste du général Saint-Hilaire en l'hôtel de ville de Laon.
Il fait construire un château que l'on peut visiter à Soisy-sur-SeineSis au , rue de l'Ermitage, dans l'Essonne (aujourd'hui propriété de l'État - Ministère de La Défense: École de Rééducation Gabriel et Charlotte Malleterre, établissement de formation pour les personnes handicapées). Cette propriété fut considérablement modifiée et agrandie par une congrégation de religieux assomptionnistes qui en firent un établissement de formation primaire et secondaire plus connu sous le vocable d'« école Saint-Charles ». Le site, d'une superficie de 8 hectares, comprend le dit château construit par le général Le Blond de Saint-Hilaire et qu'occupa Désirée Clary, future épouse du Bernadotte avant que celui-ci ne devienne roi de Suède et de Norvège, et est divisé en bâtiments de formation, d'hébergement, de restauration et d'administration.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Château de Lochstädt, en Prusse-Orientale, occupé par le général de Saint-Hilaire de 1807 à 1809.
Liens externes
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