Le septième gouvernement d'Aristide Briand est un gouvernement français de la Troisième République, entre et .
Dates Début du gouvernement : Fin du gouvernement :
Composition
Portefeuille Titulaire Parti Président du Conseil Aristide Briand PRS Ministres Ministre des Affaires étrangères Aristide Briand PRS Ministre de la Guerre Louis Barthou PRDS Ministre de la Justice Laurent Bonnevay FR Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts Léon Bérard PRDS Ministre de l’Intérieur Pierre Marraud PRRRS Ministre de la Marine Gabriel Guist'hau PRDS Ministre du Commerce et de l’Industrie Lucien Dior FR Ministre des Finances Paul Doumer RI Ministre des Travaux publics Yves Le Trocquer PRDS Ministre de l’Agriculture Edmond Lefebvre du Prey FR Ministre des Colonies Albert Sarraut PRRRS Ministre du Travail Daniel Vincent PRRRS Ministre des Pensions, Primes et Allocations de guerre André Maginot PRDS Ministre des Régions libérées Louis Loucheur PRDS Ministre de l’Hygiène, de l’Assistance et des Prévoyances sociales Georges Leredu FR Commissaires généraux Commissaire général des troupes noires Blaise Diagne (du au ) PRS Sous-secrétaires d’État désignés le 17/11/1921 Sous-secrétaire d’État à la Présidence du Conseil et aux Affaires étrangères Théodore Tissier SE Sous-secrétaire d’État à l’Intérieur Maurice Colrat PRDS Sous-secrétaire d’État à l’Instruction et aux Beaux-Arts chargé de l’Enseignement technique Gaston Vidal PRS Sous-secrétaire d’État aux Finances André Paisant PRDS Sous-secrétaire d’État à l’Agriculture Auguste Puis FR Sous-secrétaire d’État aux Régions libérées Georges Lugol PRDS Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics chargé des Postes, Télégraphes et Téléphones Paul Laffont PRRRS Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics chargé de l’Aéronautique et des Transports aériens Laurent Eynac PRDS Sous-secrétaire d’État aux Travaux publics chargé des Ports, de la Marine marchande et de la Pêche Alphonse Rio PRS
Politique menée Politique étrangère À la suite de la conférence de Londres, Briand fait preuve de fermeté sur la question des réparations allemandes. Alors que les troupes franco-belges occupent Düsseldorf et Duisbourg, il déclare le devant le Sénat que « si, l'échéance arrivée, l'Allemagne essaie par de nouvelles tergiversations de se soustraire à ses obligations, c'est une main ferme qui s'abattra sur son collet »AMBROSI Christian & Arlette, GALLOUX Bernadette, La France de 1870 à jours, Paris, Armand Colin, 2004, page 203.. Cette attitude semble d'abord efficace, dans la mesure où les versements allemands ont lieu à temps. Rapidement pourtant, Briand se heurte à l'hostilité des Britanniques. Sur fond de rivalités coloniales en Afrique du Nord, Lloyd George manifeste son désaveu de la diplomatie française. Au fil des contacts diplomatiques, la position du Ministre des Affaires étrangères évolue vers plus de pragmatisme: « l'Allemagne paiera si elle peut », déclare-t-il à Wiesbaden en BELLON Christophe, "Aristide Briand et l'Europe au Parlement des années folles", Parlement[s],, Hors-Série 2007/3, Paris, L'Harmattan, .. Alors qu'un projet d'accord franco-britannique garantissant les frontières françaises pendant dix ans, Briand se trouve de plus en plus isolé sur la scène politique nationale. Le président de la République, Millerand, organise un Conseil des ministres en son absenceAMBROSI et al, op. cit., page 204., affront qui contraint le président du Conseil à la démission le .
Politique intérieure Le septième cabinet Briand marque un tournant dans la relation de majorité entre le gouvernement et le Parlement. Tirant les leçons de l'échec de ses prédécesseurs Millerand et Leygues, Briand décide de restituer pleinement à la Chambre le rôle délibératif dont elle avait été relativement privée pendant la guerre et les années suivantes. Les membres de son gouvernement sont issus d'un éventail politique plus large que le Bloc national, ce qui lui assure une confortable majorité. Théodore Tissier, nommé sous-secrétaire d'État au Parlement, se voit chargé de veiller aux bonnes relations entre l'exécutif et la Chambre, en rendant compte des décisions gouvernementales aussi souvent que nécessaire.
Fin du gouvernement et passation des pouvoirs
Le gouvernement démissionne le . Le président Millerand appelle Raymond Poincaré pour former un gouvernement.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Troisième République Liste des gouvernements de la France - Président du Conseil 1921 et 1922 en France Conférence de Cannes
* Briand, 07 Catégorie:1921 en France Catégorie:1921 en politique Catégorie:1922 en France Catégorie:1922 en politique