Georges Henri Anne Marie Victor de Villebois-Mareuil, né le à Nantes et mort à Boshof (État libre d'Orange) le , est un militaire français.

Il reste principalement connu pour son engagement aux côtés des Boers contre l'armée britannique lors de la seconde guerre des Boers.

Biographie Jeunesse Georges de Villebois-Mareuil est le fils de Félix de Villebois-Mareuil et de Marie Léonie de Cornulier, et le petit-fils de Félix de Villebois. Il passa son enfance au château de Bois-Corbeau situé sur la commune de Saint-Hilaire-de-Loulay (Vendée), et au château de la Guénaudière, à Grez-en-Bouère. Son frère, Christian de Villebois-Mareuil, fut maire de cette dernière commune, et député de la Mayenne.

En 1863, alors qu'il n'avait que 16 ans, il obtint son baccalauréat.

Carrière d'officier En 1865, Georges de Villebois-Mareuil est admis à l'école militaire de Saint-Cyr. Sorti sous-lieutenant en 1867, officier de l'infanterie de marine, il est envoyé en Cochinchine, où il sert comme officier d'ordonnance du gouverneur qui était aussi son oncle.

Revenu en France en novembre 1870 alors que le pays est en guerre contre la Prusse et que le Second Empire s'est effondré, il prend le commandement d'une compagnie de chasseurs à pied à Tours, alors siège du gouvernement provisoire. Il est envoyé avec l'armée de la Loire pour reprendre Blois, le 28 janvier 1871, où il se distingue et est blessé lors des combats dans les faubourgs de la ville.

Promu capitaine, il entre en 1877 à l'École de guerre d'où il sort onzième de sa promotion. Il effectue par la suite l'essentiel de sa carrière dans les colonies d'Afrique entre 1881 et 1893. Il participe ainsi à la campagne de Tunisie avant d'être nommé chef d'état-major de la division d'Alger et d'être promu au grade de colonel, ce qui fait de lui, à 45 ans, le plus jeune colonel de l'armée française. Il épouse Paule Estrangin, d'une famille marseillaise, en 1882. Elle décédera en 1894.

En 1895, n'ayant pas obtenu de pouvoir participer à l'expédition de Madagascar, il s'engage à la Légion étrangère de Sidi Bel Abbès, laquelle était en partance pour Madagascar. Après six mois de commandement, il demeure maintenu sur place à Sidi-bel-Abbès. Furieux, il décide de quitter l'armée.

En 1896, désormais rendu à la vie civile, Villebois-Mareuil fonde l'Union des Sociétés régimentaires. Entre 1896 et 1899, il publie des essais militaires et se lance en politique. Séduit par les idées de Charles Maurras, il entre en contact avec les fondateurs de l'Action française.

La guerre des Boers vignette|redresse=0.5|gauche|Villebois-Mareuil en 1900. Échaudé par la crise de Fachoda, Georges de Villebois-Mareuil s'enrôle aux côtés des Boers en 1899 lors du déclenchement de la seconde guerre des Boers pour se battre contre les Britanniques.

Il est nommé général par le président Paul Kruger en .

Il débarque en Afrique australe le à Lourenço Marquès dans la colonie portugaise du Mozambique. Il rejoint le Transvaal où il est nommé chef d'état-major du général Piet Joubert. Il participe alors à la bataille de Colenso. Admiratif devant le courage des Boers, il est néanmoins dubitatif sur leur organisation militaire, déplorant « l'anarchie » et « l'individualisme ombrageux et indiscipliné » des combattants, responsables de « sacrifices inutiles ».

Le président Paul Kruger nomme Villebois-Mareuil au commandement de plusieurs . Mais, pris au piège par l'armée britannique en surnombre, il est tué le à la dans l'État libre d'Orange. Les Britanniques lui rendent les honneurs militaires avant de l'enterrer sur les lieux de la bataille.

Ses restes furent exhumés en 1971 pour être enterrés au cimetière militaire de Magersfontein, où ils se trouvent toujours.

Hommages

Sa statue domine la place de la Bourse de Nantes. Deux autres statues existent, au début du xxe siècle, à Orléans et en Mayenne à Grez-en-Bouère.

Un complexe sportif à Château-Gontier, un boulevard et un square de Rennes, un collège et une avenue de Montaigu ainsi qu'une avenue de Nice portent son nom. Des rues ont reçu son nom à Paris (la rue Villebois-Mareuil), mais aussi à Angers, Argenteuil, Aubervilliers, Beauvais, Blois, Bois-Colombes, Chalon-sur-Saône, Champigny-sur-Marne, Cholet, Colombes, Corbeil-Essonnes, Courbevoie, Dijon, Enghien-les-Bains, Fougères, Gennevilliers, La Roche-sur-Yon, Le Blanc, Le Relecq-Kerhuon, Le Vésinet, Les Sables-d'Olonne, Lyon, Nancy, Nantes, , Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Saint-Malo, Saint-Nazaire, Saint-Quentin, Sucy-en-Brie, Villeneuve-Saint-Georges, Villemomble, et Vincennes, ainsi qu'une société de tir sportif à Venansault. À Paris, la rue des Frères-Périer porta initialement le nom de « rue Villebois-Mareuil »Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue des Frères-Périer », ..

La promotion 1900-1901 de l'école de sous-officiers de Saint-Maixent porte son nom.

En France, 86 rues, places, quai, etc. portent ou ont porté le nom de Villebois-Mareuil..

Une chanson fut composée en son honneur par Théodore Botrel qui dit : A Villebois de Mareuil To Villebois de Mareuil (en anglais)Sa mort est une apothéose

Un exemple à suivre demain ;

Il meurt pour une belle cause,

La gloire au front, l'épée en main.

Au milieu des Boers

Il dort pour toujours !

Nos vivats, grâce au vent qui passe

Trouveront son lointain cercueil ;

Saluons à travers l'espace

Le vaillant Villebois-Mareuil. His death is a grand finale

An example he'll remain

He died for a just cause

With Glory in his smile, a sword in his fist

Amongst his Boers

An eternal rest he takes

To us of the living wind that blows

Find his distant grave

Greetings from afar

Our own Valiant Villebois-Mareuil

Divers Son personnage apparaît dans la série de télévision Pour tout l'or du Transvaal de Claude Boissol.

Son caractère exalté et romanesque fut l'une des nombreuses sources d'inspiration pour le personnage de Cyrano, dans la pièce Cyrano de Bergerac. En effet Edmond Rostand l'avait bien connu, car il était un cousin de Paule Estrangin, la femme de Villebois-MareuilRoy Macnab op. cit. et François de Boisdeffre : Seize familles autour des Montalembert d'Essé, lulu.com, 2010..

Décorations

x14px Médaille coloniale

Publications Études militaires. Notre frontière des Alpes. Catinat, Berwick, Vauban, Bugeaud, Paris, J. Gervais, 1885, 24 p. L'armée russe et ses chefs en 1888, Paris, Librairie moderne, 1888, 297 p. Le maréchal de Moltke, Paris, Librairie moderne, 1888, 271 p. George Simmy [pseudonyme de Villebois-Mareuil], Sacrifiés, Paris, Charpentier, 1891, 320 p. Carnet de campagne du colonel de Villebois-Mareuil, préface d'Eugène-Melchior de Vogüé, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1902, 315 p.

Notes et références

5. Carte postale des Éditions J. Malicot. Photographie à Sablé-sur-Sarthe titrée : Grez-en-Bouère (Mayenne). Monument élevé à la mémoire du Colonel de Villebois-Mareuil.

Bibliographie G. Félix, Le colonel de Villebois-Mareuil et la guerre sud-africaine, Tours, Alfred Cattier, [ édition : 1901], 288 p. Olivier d'Etchegoyen (un ancien lieutenant du colonel de Villebois Mareuil), Dix mois de campagne chez les Boers, Paris, Calmann-Lévy, , 267 p. Un type d'officier français contemporain. Le colonel de Villebois-Mareuil, Bibliothèque universelle, tiré à part de la Bibliothèque universelle des sciences, belles-lettres et arts (1900). Bernard Lugan, Villebois-Mareuil, le La Fayette de l'Afrique du Sud, Monaco, Éd. du Rocher, 1990, 325 p. Annette Keaney, Le Lion et le sanglier. Deux héros de la guerre des Boers : Paul Kruger et Georges de Villebois-Mareuil, Paris, Éditions France-Empire, 1991, 294 p. Roy Macnab, The French Colonel. De Villebois-Mareuil and the Boers, 1899-1900, Oxford, 1975, 270 pages. Christian Galvez, Villebois-Mareuil, un héros de la guerre des Boers, Versailles, Via Romana, 105 p., 2025

Liens externes

Richard Tholoniat, « Le Carnet de campagne du colonel de Villebois-Mareuil : journal de bord d’un « volontaire » d’extrême-droite troublé », Revue LISA/LISA e-journal [En ligne], vol. 20- (2022), mis en ligne le .

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