47 est un personnage de jeu vidéo, protagoniste central de la série Hitman créée par IO Interactive en 2000. 47 est un tueur à gages légendaire qui travaille pour l'ICA (International Contracts Agency), une organisation entourée de mystères. Il est une inspiration et une référence au personnage du tueur joué par Alain Delon dans Le Samouraï..
En plus des jeux vidéo, 47 est également apparu au cinéma avec Hitman et Agent 47. Le personnage est aussi apparu dans deux romans, Hitman: Enemy Within de William C. Dietz, en 2007 et Hitman: Damnation de Raymond Benson en 2012.
Présentation
47 est un tueur à gages qui travaille pour l'ICA (International Contract Agency), plus communément appelée « l'Agence », une organisation clandestine internationale employant des assassins. À l'origine, 47 est un clone conçu grâce à la génétique pour tuer, créé par le Otto Ort-Meyer. Il fait partie d'une longue série de clones, qui ont la même apparence que lui mais sont aveuglément obéissants.
Bien qu'il utilise de nombreux aliasCertains de ces alias contiennent des jeux de mots morbides comme Tobias Rieper (allusion à « Grim Reaper », la faucheuse en anglais), Metzger (« boucher » en allemand), ou (anagramme de corpse, « cadavre » en anglais). dans le cadre de ses missions, 47 ne porte pas de véritable nom. Le numéro 47 lui a été attribué en raison de son code-barres tatoué sur la nuque (640509-040147), composé de sa date de naissance () et d'un numéro de série indiquant qu'il est le créé par Ort-Meyer.
47 possède son propre insigne qui est une version stylisée de la fleur de lys, généralement offerte lors des enterrements. Il apparait en filigrane tout le long des jeux mais apparait également physiquement dans Hitman: Tueur à gages sur le portail de l'asile d'Ort-Meyer et dans son laboratoire, ainsi que sur le matériel de 47, comme sur ses pistolets AMT Hardballer ou sur son ordinateur portable.
Traits physiques
Physiquement, 47 se présente comme un homme d'une quarantaine d'années, avec un étrange code-barres tatoué à l'arrière de son crâne chauve. Habituellement, 47 revêt un complet italien noir avec une chemise blanche rayée, des gants en cuir noir, et une cravate rouge. Cependant, il est amené à changer fréquemment de costume au cours de ses missions.
Sa figure est assez allongée, ses pommettes larges, sa mâchoire carrée, son front proéminent et anguleux. Son visage, à la peau très pâle est peu expressif, accentué par des yeux bleus et un regard très froid. Il est entièrement glabre, à l'exception de ses sourcils, qui sont bruns. Son apparence et sa grande taille (près d'1 mètre 90) le rendent assez intimidant pour les autres personnages.
47 a été entièrement modélisé d'après David Bateson, qui prête également sa voix à 47 dans tous les jeux (Philippe Dumond assure le doublage français depuis Hitman: Tueur à gages, excepté dans Hitman: Absolution où il est remplacé par Jérémie Covillault). C'est néanmoins Timothy Olyphant qui a été choisi pour incarner le personnage au cinéma en 2007, et Rupert Friend dans Hitman: Agent 47 en 2015.
Caractère et sens moral
47 est un homme calme, solitaire, s'exprimant toujours de manière polie et très formelleÀ l'exception du « salope ! » qu'il lance à Diana lorsque celle-ci le piège dans Hitman: Blood Money.. Conditionné pour ne pas exprimer de sentiments, il ne se gêne pas pour assassiner froidement et sauvagement n'importe qui quand il l'estime nécessaire. Cependant, il semble tout de même doté d'un certain sens éthique comme il le montre en se repentant dans Hitman 2: Silent Assassin où il reverse une partie de sa fortune à l'Église catholique et entre en retraite. Malgré cette prise de conscience, il préfère abandonner la religion et reprendre son travail d'assassin à la suite des événements de ce second opus, se sentant trahi.
Le passé et les idéaux de ses cibles semblent peu lui importer, du moment qu'il est payé. Comme il le dit lui-même, « [il] ne fait pas de politique »47 dans Hitman: Blood Money, cinématique d'introduction de la mission « Amendement ».. Il a par contre tendance à éviter de tuer les personnes qui ne sont pas ses ciblesLes cinématiques des jeux, notamment dans Hitman: Contracts, le montre en train d'assommer plutôt que tuer les hommes de mains et les passants., voire à porter secours à un innocent. Néanmoins, cela ne l'empêche pas d'éliminer des personnes en apparence innocentes, ou tout du moins désarmées, pour protéger son identitéDans Blood Money, 47 tue un facteur parce qu'il est inscrit Code Red sur le paquet qu'il lui livre. À la fin du jeu, il élimine également un journaliste et un prêtre qui connaissent son identité.. En mission, c'est au joueur de choisir si 47 est sanguinaire ou non même si le jeu encourage à la discrétion. En effet, chaque tuerie gratuite, chaque alarme déclenchée, entraîne un malus sur la récompense obtenue en fin de mission. Dans Hitman: Absolution, un bonus est donné lorsque 47 aide des innocentsComme dans la mission de l'orphelinat, lorsque 47 peut décider de tuer les deux mercenaires qui torturent un garde..
Bien que 47 amasse des fortunes grâce à ses contrats, la façon dont il dépense son argent n'est jamais explicitée, les loisirs et le luxe ne l'intéressant visiblement pas. Lorsqu'il n'est pas en mission, 47 vit seul dans une planque isolée. Son tempérament solitaire semble en partie se justifier par son absence de confiance envers quiconque. Son seul ami connu est le Père Vittorio, un prêtre catholique sicilien qu'il rencontre après les événements de Tueur à gages et qu'il côtoie dans Silent Assassin, opus à la fin duquel il préfèrera prendre ses distances pour lui éviter d'autres ennuis. Vittorio reste la seule personne pour laquelle 47 a pris des risques sans qu'il n'y ait de récompense à la clé. L'autre personne envers qui 47 semble avoir relativement confiance est Diana Burnwood, son agent de liaison avec l'Agence, avec qui il entretient des rapports professionnels réguliers. Habituellement, 47 et Diana ne se rencontrent jamais en personne mais les évènements de Contracts et Blood Money les amènent à se parler brièvement en face-à-face à deux reprises ; dans Absolution, il est chargé de la tuer et on découvre pour la première fois son visage. Au cours de ses missions, 47 rencontre également à plusieurs reprises Mei Ling, une esclave sexuelle asiatique, et Smith, un agent de la CIA, mais ne montre aucun attachement envers eux. Hormis Vittorio, 47 semble considérer toutes ses relations comme strictement professionnelles.
Dans son journal, Ort-Meyer rapporte que 47 s'était attaché à un lapin de laboratoire quand il était petit, seul être pour lequel 47 a ressenti de l'affection dans l'asile où il a grandi, au point de pleurer le jour de sa mort. Dans Blood Money, 47 adopte un canari mais il le tue ensuite pour le réduire au silence lorsqu'il entend des intrus venir chez lui.
Compétences Bien que sans pouvoir particulier, 47 a été programmé pour être une machine à tuer. Doté d'une intelligence calculatrice, il est aussi plus athlétique qu'un être humain normal et possède une résistance physique assez importante pour lui permettre d'encaisser plusieurs balles sans mourir.
47 sait manier une très large panoplie d'armes mais son arme de prédilection reste toujours la discrète corde à piano avec laquelle il étrangle ses cibles. À distance, son arme par défaut est le Silverballer, un pistolet AMT Hardballer personnalisé. Même si ce n'est pas vraiment une compétence, 47 peut également se camoufler en volant les uniformes de ses ennemis pour mieux approcher ses cibles.
Sa redoutable efficacité fait de lui le meilleur tueur de l'Agence qui l'emploie. Connu pour accomplir ses contrats, même les plus difficiles, en toute discrétion, sa furtivité et son habileté font de lui une légende urbaine. Bien peu de gens connaissent son apparence et les rares à l'avoir découverte n'ont pas vécu assez longtemps pour pouvoir la divulguer. Diana reste à ce jour la seule personne à avoir réussi à piéger 47.
Histoire L’histoire de 47 racontée ici a été reconstituée à partir d’informations puisées dans les jeux et des sites officiels d’Hitman 2 et d’Hitman: Contracts bien que celles-ci entrent en contradiction sur plusieurs points.
Origines
À la sortie d’Hitman 2: Silent Assassin, Eidos Interactive rend public quelques extraits du carnet que tenait Ort-Meyer, le créateur de 47, sur lequel il prit des notes de ses longues expérimentations (précisément 29 ans : de 1964 à 1993) sur les clonesJournal de Ort-Meyer, Eidos Interactive, (page consultée le juin 2008).. À la sortie d’Hitman: Contracts, une section du site officiel du jeu est consacrée aux origines de 47Hitman: Contracts - site officiel, page « Général », section « background »..
La genèse de 47 remonte aux années 1950 en Indochine française, lorsque cinq hommes venus des quatre coins du monde, et issus de milieux défavorisés, s'engagent dans la Légion étrangère. D'abord affectés à la surveillance d'un centre de recherche secret, leurs hautes performances les qualifièrent pour un programme expérimental de création d'organe et de corps de remplacement. Ces cinq hommes étaient : Lee Hong, fils d'un dirigeant d'une triade chinoise, envoyé par ses parents dans la légion pour le protéger. Pablo Belisario Ochoa, jeune voleur des rues de Cali, une ville aux mains des narcotrafiquants, en Colombie. Frantz Fuchs, activiste d'extrême-droite autrichien recherché. Arkadij Jegorov alias Boris Ivanovich Deruzhka, contrebandier nationaliste kazakh recherché par les communistes. Otto Wolfgang Ort-Meyer, étudiant en médecine dont les théories sont jugées absurdes et éthiquement décriées par ses pairsOrt-Meyer : « I discovered the true power of 47 chromosomes. Do you think that was easy ? As always, I was ahead of my time. They shook their bony little heads, looked at me with those beady little eyes and said I was crazy. You, my friend, are living proof that I'm not ! », Eidos Interactive, Hitman: Codename 47.. C'est à ce moment qu'ils commencent à mener leurs propres recherches, créant des clones d'eux-mêmes dans le but de s'assurer ainsi une jeunesse éternelle. Cependant, le projet fut interrompu par la découverte et la destruction complète du laboratoire par des ennemis. Les cinq hommes n'eurent d'autre choix que de s'enfuir et de retourner dans la Légion pour y terminer leurs années de service, avant de repartir chacun dans leur pays natal où ils se lancèrent dans diverses activités criminelles.
Le Dr Ort-Meyer n'était toutefois pas décidé à abandonner des recherches aussi prometteuses. Il trouva refuge à Satu Mare, en Roumanie pour les poursuivre clandestinement dans les sous-sols d'un asile lui servant de couverture, en plus de lui assurer un flux constant de cobayes. Ses recherches débouchèrent sur la création d'un sérum ralentissant le vieillissement cellulaire, le rapprochant peu à peu de la création d'une version améliorée, amplifiée et évoluée de l’espèce humaine.
Dès les années 1960, il crée un nombre indéterminé de clones (plusieurs dizaines) qui grandissent dans l'asile. Le corps médical du faux asile suit l'évolution des clones, tandis que les gardes de sécurité surveillent qu'aucun d'entre eux ne s'évade ou ne se rebelle. Des instructeurs physiques se chargent d'entraîner les clones au combat, au tir et à l'assassinat dès leur plus jeune âge. Derrière le crâne de chaque clone est tatoué un numéro composé de la date de naissance du clone et d'un numéro de série pour les rendre identifiables. À partir du , les clones se voient ajouter un code-barres en plus du tatouage pour être automatiquement identifiés par des scanners, ceux-ci permettant de contrôler leurs allées et venues.