Henri GaratParfois orthographié Henry Garat., né le dans le (France) et mort le à Hyères, est un chanteur et acteur français.
Il est le frère de l'actrice Yvonne Garat.
Biographie Fils de l'acteur de théâtre et de cinéma Édouard Garassu dit Jean Garat (1866-1943) et de Césarine Paola Lévy, Henri Garat naît au 120, boulevard Richard-Lenoir dans le de ParisArchives de Paris , acte de naissance , année 1902 (page 11/31) (avec mentions marginales de mariages et de décès). Après avoir occupé plusieurs emplois modestes entre 1912 et 1918 (plongeur, garçon de table, employé de grand magasin) alors que son père était sur le front, il entre au conservatoire de Bruxelles. Il est ensuite boy au Casino de Paris et figurant au Moulin RougeEn causant avec Henry Garat. Les Dimanches de la femme, 12 août 1934, p. 12, à ..
En 1926, il remplace Maurice Chevalier dans l'opérette Ça, c'est ParisBiographie d'Henry Garat sur dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net.. En 1930, le cinéma parlant lui donne sa chance dans les versions françaises des productions allemandes de la UFA. Il remplace ainsi Willi Fritsch dans la version française de Die Drei von der Tankstelle, Le Chemin du paradis, où il donne la réplique à l'actrice allemande Lilian Harvey. Il y interprète également la chanson Avoir un bon copain qui devient un immense succès. Il tourne en 1931 Le congrès s'amuse (titre original : Der Kongreß tanzt) réalisé par Erik Charell et Jean Boyer dans lequel il chante Serait-ce un rêve.
Il incarne un jeune premier idéal dans Un soir de réveillon (1933) et Il est charmant, deux opérettes d'Albert Willemetz adaptées au cinéma. Un contrat de trois ans en poche avec la 20th Century Fox, il part en 1933 pour les États-Unis et tourne à Hollywood dans Adorable, avec Janet Gaynor. En 1936, il joue aux côtés de Danielle Darrieux dans Un mauvais garçon, dont la chanson-titre remporte également un grand succès.
En 1938, dans L'Accroche-cœur de Sacha Guitry, il joue aux côtés de Jacqueline Delubac. Mais son train de vie extravagant (auto, yacht, avion, château), sa consommation de cocaïne, ses mariages et ses divorces achèvent de le ruiner. Il ouvre un restaurant, un magasin de jouets, mais les chèques sans provision et les échecs de ses derniers films font qu'il sombre dans la dépression. En 1944, il part pour la Suisse y suivre une longue cure de désintoxication.
thumb|redresse|Tombe de Henry Garat au cimetière du Père-Lachaise (division 15). On le voit ensuite en Angleterre (où il rencontre un certain succès), aux États-Unis, ainsi que sur la Côte d'Azur. En , il écrit à Albert Willemetz afin que celui-ci l'engage dans la nouvelle Revue de l'Empire au côté d'Arletty, mais la distribution a déjà été bouclée. Néanmoins, Willemetz, touché de la détresse de l'artiste, lui envoie .
En 1951, il est à Alger. En 1952, il tente en vain de relancer sa carrière à Paris, dans un cabaret des Champs-Élysées. Au début de 1953, il donne un ultime tour de chant au cabaret la Villa d'Este, puis quitte la capitale pour la Côte d'Azur où on lui rend un ultime hommage au Casino de Juan-les-Pins et où il retrouve, entre autres, Lilian Harvey, avant de partir en tournée avec un cirque.
Il meurt à Hyères en 1959, entouré de sa quatrième épouse et de leur jeune fils. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ()Registre journalier d'inhumation de Paris Père-Lachaise de 1960, en date du 28 mai (vue 3/21).
Vie privée Henry Garat a été marié quatre fois : avec Betty Rowe, danseuse, épousée le à (il demeure alors 3 rue des Dardanelles)Archives de Paris 17e, acte de mariage , année 1932 (page 4/20) avec mention marginale du divorce., divorcés le : un fils ; avec l'actrice Marie Tchernycheff-Besobrasoff dite Illa Meery, épousée le à (il demeure alors 12 rue Beaujon)Archives de Paris 16e, acte de mariage , année 1939 (page 27/31) avec mention marginale du divorce., divorcés le : sans postérité ; avec Jacqueline-Marguerite Nigon, infirmière, épousée le à Louviers (Eure), divorcés le : sans postérité ; avec Anna-Elisabeth Luginbühl, épousée le à : un fils.
Théâtre 1923 : L'Amour masqué, opérette de Sacha Guitry, musique d'André Messager, théâtre Édouard-VII 1932 : Un soir de réveillon, opérette de Paul Armont et Marcel Gerbidon, musique de Raoul Moretti, théâtre des Bouffes-Parisiens (décembre)
Filmographie
1930 : Les Deux Mondes de Ewald André Dupont 1930 : Le Chemin du paradis de Wilhelm Thiele et Max de Vaucorbeil 1931 : Le congrès s'amuse d'Erik Charell et Jean Boyer 1931 : Flagrant délit de Georges Tréville et Hanns Schwarz 1931 : The Congress Dances - version anglaise du film précédent 1931 : Princesse, à vos ordres de Hanns Schwarz et Max de Vaucorbeil 1931 : La Fille et le Garçon de Wilhelm Thiele 1931 : Nos maîtres les domestiques de Grantham Hayes 1931 : Delphine de Jean de Marguenat et Roger Capellani 1931 : Il est charmant de Louis Mercanton 1931 : Studenter i Paris - version suédoise du film précédent 1931 : Rive gauche de Alexander Korda 1932 : Simone est comme ça de Karl Anton 1932 : Une étoile disparait de Robert Villers 1932 : Une petite femme dans le train de Karl Anton 1932 : Un rêve blond de Paul Martin 1933 : Adorable de William Dieterle - version américaine de Princesse, à vos ordres 1933 : Un soir de réveillon de Karl Anton 1933 : Une femme au volant de Kurt Gerron et Pierre Billon 1933 : On a volé un homme de Max Ophuls 1934 : Prince de minuit de René Guissart 1935 : Les dieux s'amusent de Reinhold Schünzel et Albert Valentin 1935 : Valse royale de Jean Grémillon 1936 : Les Gais Lurons de Paul Martin et Jacques Natanson 1936 : Un mauvais garçon de Jean Boyer 1936 : La Souris bleue de Pierre-Jean Ducis 1937 : L'Amour veille de Henry Roussell 1937 : Au soleil de Marseille de Pierre-Jean Ducis et Émile Audiffred 1937 : La Chaste Suzanne de André Berthomieu : René Boislurette 1937 : d'André Berthomieu - version anglaise du précédent 1937 : Le Fauteuil 47 de Fernand Rivers : Paul Séverac 1937 : La Fille de la Madelon de Georges Pallu et Jean Mugeli 1938 : L'Accroche-cœur de Pierre Caron 1938 : Ça... c'est du sport de René Pujol 1938 : Les Femmes collantes de Pierre Caron 1938 : Ma sœur de lait de Jean Boyer 1938 : La Présidente de Fernand Rivers 1939 : Le Chemin de l'honneur de Jean-Paul Paulin (+ producteur) : Paul et Georges Imbert 1941 : Le Valet maître de Paul Mesnier 1942 : Annette et la dame blonde de Jean Dréville 1942 : Fou d'amour de Paul Mesnier 1953 : L'Homme trahi de Walter Kapps - resté inachevé
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Raymond Chirat, Olivier Barrot, Inoubliables ! Visages du cinéma français 1930-1950, Paris, Calmann-Lévy, 1986
Liens externes
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