ClodéricEn latin, ce prénom germanique qui signifie "illustre par la puissance" est rendu par Chlodoricus. Le h n'est pas conservé en français pour les prénoms Clovis, Clotaire, Clodomir, Cloud, Clodebaud ; il est donc logique de ne pas le conserver pour Clodéric, la racine étant la même., né vers 485Il ne semble pas avoir pris part à la bataille de Tolbiac en 496, probablement parce qu'il était trop jeune. Par contre, il est suffisamment âgé en 507 pour conduire les troupes rhénanes à Vouillé. et mort en 508, est un roi des Francs (rhénans) à Cologne de 507 à 508. Il est fils de Sigebert le Boiteux, roi des Francs de Cologne.

Biographie Grégoire de Tours raconte que Clodéric a combattu aux côtés de à la bataille de Vouillé contre le roi wisigoth . Quelque temps après la campagne, Clovis envoie un message à Clodéric lui disant que si Sigebert venait à mourir, Clodéric hériterait à la fois du royaume et de son amitié. Clodéric organise alors le meurtre de son père. Mais Clodéric est peu après assassiné par les envoyés de Clovis, lequel s'empare alors du royaume de Cologne et ..

L'écrivain Georges Bordonove s'étonne de ce récit. Il remarque que Clovis n'a pas usé de moyens aussi détournés pour éliminer les autres rois francs : il attaque Chacaric, le fait prisonnier, ainsi que ses fils, les tond et les fait ordonner respectivement prêtre et diacre, puis se ravise et les fait exécuter, craignant une révolte future. Pour Ragnachaire, roi de Cambrai, il l'attaque directement, après avoir corrompu une partie de son armée, capture Ragnachaire et son frère Richer et les fait exécuter. Puis il fait tuer un autre roi, Ragnomer. On peut argumenter que Clovis n'avait pas de griefs contre Clodéric alors qu'il en avait à l'encontre de Chacaric et de Ragnachaire, mais Grégoire de Tours ne mentionne pas de griefs particuliers vis-à-vis du fils de Chacaric, de Richer ou de Ragnomer. Après la mort de Clodéric, c'est librement que les Francs ripuaires élisent et hissent Clovis sur le pavois, puis ils se montrent particulièrement fidèles à après le partage du royaume franc en 511, mis à part l'épisode de la révolte de Mundéric en 534. Il paraît douteux que les Ripuaires aient fait preuve d'une telle fidélité si Clovis avait été l'assassin de deux de leurs rois. Godefroid Kurth, suivi de nos jours par Georges Bordonove, propose une autre interprétation de cet épisode : pendant que Clodéric aide Clovis à s'emparer de l'Aquitaine, après la victoire de Vouillé, Sigebert est assassiné dans une embuscade en forêt de Buconia. Clodéric rentre en hâte pour se faire reconnaître roi, mais meurt peu après, peut-être tué durant les troubles qui ont suivi la mort de son père. Comme il n'a pas d'enfant adulte pour lui succéder, l'anarchie s'installe à Cologne, et Clovis s'y rend pour y mettre fin. Ce faisant, il se fait élire roi de Cologne par les Francs. Pour le peuple, le premier meurtre restait mystérieux, et la rumeur, cherchant à savoir à qui profitait le crime, accuse ensuite Clodéric d'avoir fait assassiner son père, puis Clovis du même crime envers Clodéric. Ce sont ces rumeurs que reprit Grégoire de Tours, quelques décennies plus tard...

Famille Aucun document ne mentionne d'enfants, mais on peut lui attribuer : Mundéric, prétendant austrasien. La Vie de Saint Gundulf, évêque de Tongres, rédigée au , donne saint Gundulf comme et . Il ajoute également : La fiabilité de ce texte a fait l'objet de discussions. Voir les articles Mundéric et Origine des Arnulfiens.. Chronologiquement, Mundéric ne peut qu'être fils de Clodéric. ; une fille mariée à un membre de la famille des Ferreoli et mère d'Agilulf, évêque de Metz, et d'Ansbert le sénateur. Il y a de nombreuses coïncidences onomastiques entre les descendants de Mundéric et la famille d'Ansbert. À la fin du , Paul Diacre, généralement bien renseigné, écrit que l'évêque Agilulf de Metz est le fils d'une fille de Clovis. Christian Settipani a émis la suggestion d'une mauvaise lecture de Chlodoricus (i.e. Clodéric) que Paul Diacre a interprété en Chlodovicus (i.e. Clovis). ; sainte Dode, seconde abbesse de Saint-Pierre à Reims, à moins qu'elle ne fût que la nièce de ClodéricIl faut prendre en compte les considérations chronologiques à propos de sainte Beuve et sainte Doda. Voir à ce propos l'article Beuve de Reims.. Au , Flodoard, dans son Historia ecclesiæ Remensis nomme les fondateurs de l'Abbaye Saint-Pierre-les-Dames : il s'agit d'un prêtre nommé Baldéric et de sa sœur Boba (devenue ensuite sainte Beuve), fils d'un roi Sigebert. Boba en devient la première abbesse suivie de sa nièce Doda. Comme la fondation s'est faite avec l'aide de saint Rémi, ce roi Sigebert ne peut pas être , mais Sigebert le Boiteux. Sainte Doda serait la fille de Clodéric, le seul frère connu de Baldéric et Boba, mais pourrait tout aussi être celle d'un autre frère ou une autre sœur inconnue..

Ce nom d'Agilulf porté par un petit-fils de Clodéric montre une parenté avec les Agilolfinges. L'ascendance paternelle de l'évêque de Metz est exclusivement gallo-romaine et la parenté ne peut que passer par la mère d'Agilulf. Christian Settipani propose de voir dans l'épouse de Clodéric une grand-tante de , premier duc de Bavière, le premier agilolfinge connu.

Les sources

Notes et références Notes

Références

Annexes

Bibliographie .

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Articles connexes Liste des chefs francs Royaumes francs Origine des Arnulfiens

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