Le de chasseurs ( RCh) est une unité de cavalerie blindée de l'armée française. Ancien régiment de cavalerie de l'Ancien régime, il est aujourd'hui l'unique régiment de cavalerie blindée de la d'infanterie de montagne (). Il est implanté à Gap (Hautes-Alpes) depuis 1983 au sein du quartier général Guillaume.
Création et différentes dénominations 1675 : Création du régiment De Nancré-dragons par Claude Antoine de Dreux. 1779 : Création du de chasseurs. 1784 : le de chasseurs disparait et devient le régiment de chasseurs des Cévennes 1788 : Création du de chasseurs de Franche-Comté, ancien régiment Durfort Dragons 1791 : Création du de chasseurs à cheval. sous le commandement du colonel Maumigny de Verneuil 1814 : Devient le régiment des Chasseurs de Monsieur 1815 : Redevient le de chasseurs à cheval puis est dissout 1816 : Recréation du régiment sous le nom de Chasseurs de l'Ariège 1831 : Dissolution et transformation en lanciers 1831 : Création d'un nouveau de chasseurs à cheval par changement de nom du de chasseurs à cheval 1921 : Dissolution du régiment janvier 1940 : Recréation du Chasseurs avec appellation de d'automitrailleuses : Le d'automitrailleuses est renommé de chasseurs à cheval, dissout à la fin du même mois 1954 : Le , le de chasseurs est reformé
Chefs de corps thumb|Lapointe, Charles Louis Narcisse|197x197px
Historique des combats et batailles du de chasseurs à cheval Ancien Régime 1684 : Luxembourg 1688-1697 : Ligue d'Augsbourg 1701-1713 : Guerre de Succession d'Espagne 1733-1735 : Guerre de Succession de Pologne 1740-1748 : Guerre de Succession d'Autriche 1756-1763 : Guerre de Sept Ans
Révolution et Empire
1792 : Armée du Midi, Armée des Alpes 1793-1796 : Armée de Rhin-et-Moselle 1793 : Le régiment est presque entièrement capturé à Fort Vauban par les Autrichiens. 26 décembre : de Wissembourg 1796 : Un échange de prisonniers permet la reconstitution du régiment qui se fait remarquer dans l'Armée de Rhin-et-Moselle, notamment à la bataille de Biberach. 1797 : Armée d'Italie 1797-1798 : le régiment est en Vendée. 1799 : armée de Batavie 1800 : Campagne d'Italie sous le commandement du chef de brigade Jean-Auguste Carrié de Boissy 1803 : Martinique 1805 : Armée d'Italie Bataille de Caldiero 1812 : Campagne de Russie Bataille de la Moskowa Bataille de la Bérézina 1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France 1815 : Campagne de Belgique (1815) Waterloo
À la chute définitive de Napoléon le régiment est supprimé et les hommes mutés au Bataillon de Chasseurs à Pied.
De 1815 à 1848 1823 : Espagne 1840 : Algérie
Second Empire 1854-1859 : Algérie 1859 : Italie 1864-1868 : Algérie Guerre franco-prussienne de 1870 Bataille de Forbach-Spicheren
Première Guerre mondiale
Affectations Caserne Épinal, Brigade de cavalerie légère. Engagé à la mobilisation avec le Corps d'Armée (Ire Armée) 1914 Du 7 au : occupation des cols des Vosges (Bonhomme, Sainte Marie, Saales) - : Bataille du col de la Chipotte Hans, d'Urbeis, du Donon) Donné en renfort à la Armée avec le Corps d'Armée. Du 6 au : bataille de la Marne ( Armée). 1915 Artois - Notre Dame de Lorette - Champagne 1916
Bataille de Verdun De septembre à : bataille de la Somme.
1917 Chemin des Dames - La Malmaison
1918 1918 : Aisne.
Entre-deux-guerres 1921 : fin des activités à cheval du de chasseurs.
Seconde Guerre mondiale vignette|Dessin d'une AMR 35 ZT4 telle que mise en service avec le d'automitrailleuse reconstitué début juin 1940 (la couleur ocre est supposée). Le , le chasseurs prend l'appellation de d'automitrailleuses ( RAM). Régiment de découverte sous les ordres du lieutenant-colonel Grevy, il est jumelé avec le de dragons portés pour former la légère motorisée qui appartient à la légère de cavalerie ( DLC). Le régiment est notable pour avoir le premier engagé à titre bénévole une assistante sociale pour soutenir les soldats inquiets pour leur famille.
Le régiment est formé d'un état-major et deux groupes d'escadrons. : État-Major : groupe de commandement, groupe de transmission, escadron hors rang ; Groupe d'escadron de découverte : Escadron d' : 4 pelotons d'AMD 35 Panhard (15 AMD au total) ; Escadron de fusiliers motocyclistes (4 pelotons à 2 groupes de combat et 1 groupe de commandement, sur side-cars) ; Groupe d'escadron de combat : Escadron de combat : 4 pelotons de chars H39 (14 chars au total) Escadron de fusiliers motocyclistes (4 pelotons à 2 groupes de combat et 1 groupe de commandement, sur side-cars) ;
Il combat à partir du 10 mai 1940, entrant en Belgique pour combattre les Allemands (plan Dyle). Face aux pertes subies (il ne reste plus que 6 AMD et 1 char le ), le régiment retourne à l'arrière le pour être reconstitué. La DLC devient la légère mécanique. Le régiment est alors constitué de deux escadrons mixtes /motos (soit au total 10 AMD 35 Panhard) et deux escadrons mixtes /motos (soit au total 10 AMR 33 et AMR 35 plus 4 en réserve). Le régiment retourne au combat le sur la Suippe, la Marne, la Bourgogne et la Loire. Il ne lui reste plus qu'une seule automitrailleuses à la signature de l'Armistice.
Le , le RAM redevient le de chasseurs, qui est lui-même dissous à la fin du même mois.
1945 à 1963 Le , le de chasseurs est reformé comme régiment de reconnaissance de la division d'infanterie prévue pour être employée en Indochine. Il est alors équipé de deux escadrons d'automitrailleuses M8 et d'un escadron de chars légers M24. Mais la division reçoit l'ordre de partir en Tunisie, en proie à des troubles anticoloniaux.
Il arrive en Tunisie en . Le régiment participe d'abord aux opérations contre les indépendantistes puis après le retour du calme le régiment ouvre des pistes, reconstruit des bordjs, crée de toutes pièces de nouveaux itinéraires dans les djebels, où il avait combattu.
Le régiment rejoint l'Algérie depuis la Tunisie en . Renforcé en 5 escadrons (2 escadrons de M8, deux escadrons de M24, un escadron porté et un escadron de commandement), il participe avec la aux opérations contre l'armée de libération nationale. Le , le régiment quitte l'Algérie. Il embarque le pour la métropole après 8 ans sur place..
1963 à aujourd'hui
vignette|AML-60 avec le porte-drapeau du régiment lors du défilé du 14 juillet 1983 à Gap. vignette|Des AML-90 lors du défilé du 14 juillet 1983 à Gap. Il devient le régiment de reconnaissance de la brigade alpine en 1963 à son retour d'Afrique du Nord alors qu'il rejoint la garnison de La Valbonne (Quartier Maréchal des Logis de Langlade). En 1983, le Régiment de Chasseurs s'installe à Gap dans une nouvelle caserne qui reçoit le nom « Quartier Général Guillaume ». Il est à cette époque équipé de cinquante automitrailleuses AML-60 (mortier) et AML-90 (canon).
En 2009 il est toujours installé à Gap à la « Caserne Belle Aureille ». Son poste de montagne « Capitaine de Cacqueray-Valmenier » (nommé en hommage au capitaine Xavier de Cacqueray-Valménier) est situé dans le hameau du Fourniel à Saint-Étienne-en-Dévoluy.
Le régiment participe à plusieurs opérations récentes de l'armée française. Il est déployé au Kosovo avec l'opération Trident, au sein du BIMECA 8 d' à ,puis du BATFRA du 10 d' à . Il participe également à l'opération Épervier (Tchad), déployé de à , puis de à , de à , à , de à et enfin de à . Il prend également part à l'opération Pamir (Afghanistan) avec les déploiements suivants : vignette|216x216px|Soldats et AMX-10 RC du RCh dans la vallée d'Alasaï BATFRA - N2 de à BATFRA - N8 de à BATFRA - N17 d' à Groupement tactique interarmes de Kapisa : TF-Black Rock de à Du 14 au , le régiment participe à la bataille d'Alasaï, dans la région de Kapisa. TF-Allobroges de à BG-TIGER de à .
Il est envoyé deux fois au titre de l'opération Licorne (Côte d'Ivoire), avec le contingent Licorne 8 de à puis Licorne 27 d' à . Enfin, le régiment fait partie du des forces françaises déployées en Croatie et Bosnie (IFOR/SFOR), d' à . Il combat également en république centrafricaine (opération Sangaris) en 2014 et 2015. Du 4 au , il participe à la bataille de Batangafo où il s'illustre durant trois jours d'affrontement avec un raid de 700 km. Il est enfin engagé avec l'opération Barkhane (Mali ainsi que Niger) en 2014, 2016, 2017 et 2019. Du 7 au , il participe à l'opération d'envergure Aconit au Mali.
Le , au sud d'In Delimane (Nord-Est malien), lors d'une opération antiterroriste nocturne, deux hélicoptères se percutent lors d'une opération du Groupement de commandos de montagne. La totalité des équipages décèdent lors du crash.. Six membres des GCM sont identifiés parmi les victimes., dont quatre du RCh.
Organisation actuelle
Missions vignette|293x293px|Tir d'AMX-10 RC en montagne hivernale Unique régiment de cavalerie blindée de la d'infanterie de montagne, le de chasseurs est la seule unité de cavalerie de montagne de l'armée française. Cette double spécificité le prédispose à combattre avec ses matériels majeurs dans des conditions climatiques rudes et sur des terrains escarpés..
Il opère en renseignant par des mouvements rapides et en combattant par des feux puissants.
Capable de mettre en œuvre les canons de et ainsi que d'employer des missiles moyenne portée (MMP), il est apte à neutraliser tous les types de menaces rencontrées en opération extérieure.
Il fournit le groupe de transport et d'appui blindés de montagne au Groupement de commandos de montagne.
Organisation vignette|228x228px|Quartier général Guillaume de Gap Composition Le est composé de sept escadrons : Deux escadrons de combat blindés équipés d'engins blindés roues-canon (AMX-10 RC) et de véhicules blindés légers (VBL) : , escadrons ; Trois escadrons de reconnaissance et d'intervention (ERI) équipés de VBL : , et escadrons ; un escadron de commandement et de logistique (ECL) ; un escadron de réserve : ;
Base de défense Il fait partie de la base de Défense de Gap, qui comprend, au sein-même du Quartier général Guillaume : le groupement de soutien commissariat de Gap (GSC) ; le groupement d'instruction de montagne ( GIM) où sont formés tous les engagés volontaires de la 27e brigade d'infanterie de montagne ; la ; Le de chasseurs possède aussi le poste militaire de montagne « Capitaine de Cacqueray-Valmenier » dans le massif du Dévoluy.
Effectifs Le de chasseurs compte 796 personnes, dont 42 femmes, 178 réservistes et 10 civils de la Défense ;
Matériels 18 AMX-10 RC 53 véhicules blindés légers (VBL) 8 véhicules de l'avant blindé (VAB) 30 véhicules de transports de troupes (GBC) 2 véhicules articulés chenillés (VAC) .
Garnisons 1841 : Tarascon 1848-1850 : Libourne 1882 : Bruyères 1887 : Saint-Germain-en-Laye vignette|gauche|Le régiment de chasseurs à cheval à la caserne Bonnard d'Épinal (carte postale Paul Testart). 1894-1906 : Marseille 1906-1921 : Épinal. 10 au : Vic-le-Comte au : Reutlingen, en Forêt Noire en Allemagne. 1954 - : dans la région de Bou Ficha puis dans la région de Kaïrouan en Tunisie. - : Algérie (PC à Chateaudun du Rhumel, Escadron(s) à Aïn M'lila, à Oued Athmenia) - : Algérie (Région de Lamy puis de Kouif) - : Algérie (Région de Tebessa puis de Morsott) - : Algérie (PC à Combes) - : Algérie (région de La Calle) - : La Valbonne : Gap
Traditions Insignes gauche|vignette|116x116px|Insigne régimentaire du RCh vignette|148x148px|Insigne de tarte du RCh
Insigne régimentaire :
Sabretache d’azur à trois fleurs de lys d’or surmontant en pointe un cor d’argent frappé du chiffre 4, et sur l’orle de gueules bordé d’or, au chef la mention CLERMONT et en pointe la mention PRINCE en capitales d’or.
Insigne de tarte :