Jacques François Marc Mazas, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et décédé en 1805 à Austerlitz, était un colonel français.

États de service Il entra au service le comme soldat dans le régiment de Bourbonnais-infanterie, et passa, le , dans celui de Champagne, avec lequel il fit les campagnes de 1782 et 1783 en Amérique.

Congédié en 1790, il reprit les armes lorsque les frontières françaises furent menacées, et, le , il fut nommé adjudant-major du de la Gironde, devenu , puis d'infanterie de ligne.

Il y fut élu capitaine le suivant, et servit à l'armée des Pyrénées-Occidentales depuis cette époque jusqu'en l'an III. Devenu chef de bataillon le 9 messidor an II, il fut fait chef de brigade le an III.

Employé en l'an IV à l'armée des côtes de l'Océan, sous les ordres de Hoche, il passa à celle des Alpes vers la fin de l'an IV, et fit les guerres des ans V, VI, VII, VIII et IX à l'armée d'Italie.

En l'an V, suivi seulement de quatre dragons, il pénétra dans Carpentras (Vaucluse) et fit mettre bas les armes à insurgés qui s'étaient rendus maîtres de la ville.

À la bataille de Novi, il soutint avec la plus grande intrépidité, à la tête de sa demi-brigade, plusieurs charges de l'ennemi dont il paralysa les efforts.

Le 29 germinal an VIII, à l'attaque du monte San-Giacomo, les troupes se mirent en marche sur quatre colonnes à une heure après minuit. Le chef de brigade Mazas s'était établi, dès la veille, au lieu-dit le Rocher, avec la colonne de droite, composée de la de ligne et de la légère. Il attaqua le monte San Giacomo avec une grande résolution ; le combat fut vif et acharné, mais enfin la position fut emportée.

Le 8 prairial suivant, lors des opérations du général Suchet sur le Var, Mazas attaqua les postes retranchés qui couvraient le mouvement des Autrichiens, les força, prit quatre pièces de canon, et fit environ 300 prisonniers.

L'état des services de cet officier supérieur contient une annotation conçue en ces termes : « Cet officier a conduit la 34 demi-brigade d'infanterie de ligne à vingt-six combats, à un siège et à trois batailles rangées ; partout il a donné l'exemple d'un courage soutenu et raisonné ; il a développé des connaissances militaires et tenu une conduite digne d'éloges. »

Rentré en France après la paix, il tint garnison à Longwy pendant les ans X et XI, et passa colonel au d'infanterie de ligne le 12 vendémiaire an XII.

Employé au camp de Saint-Omer pendant les ans XII et XIII, il fut créé membre et officier de la Légion d'honneur les 19 frimaire et 25 prairial an XII.

Lors de la guerre contre l'Autriche, en l'an XIV, il fit partie de la division Saint-Hilaire, du de la grande armée.

À Austerlitz, son régiment fit des prodiges de valeur et n'eut qu'une vingtaine d'hommes tués et une centaine de blessés, tandis qu'il fit éprouver une perte centuple à l'ennemi ; le colonel Mazas trouva la mort sur le champ de bataille, et fut le seul officier que perdit le .

Hommages L'Empereur décréta qu'une place voisine du pont d'Austerlitz porterait le nom de cet officier (c’est la place Mazas actuelle).

Son nom figure aussi sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile.

À Marseille, sa ville natale, il n'y a aucune rue, ni aucune place à son nom.

Bibliographie

Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Colonel français Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Militaire français mort au combat lors des guerres napoléoniennes Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Naissance en avril 1765 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en décembre 1805 Catégorie:Décès à Austerlitz Catégorie:Décès dans le margraviat de Moravie Catégorie:Décès à 40 ans