Ban Ki-moon (, Prononciation en sud-coréen retranscrite selon la norme API.), né le à Eumseong, est un diplomate et homme politique sud-coréen.

Succédant à Kofi Annan, il est le huitième secrétaire général des Nations unies, effectuant deux mandats du au . Précédemment, il est ministre des Affaires étrangères et du Commerce de son pays entre et .

Tout au long de son mandat 2007-2016, Ban a mis un accent particulier sur le réchauffement climatique et a réussi à faire signer l'Accord de Paris sur les émissions de gaz à effet de serre par 194 pays.

La guerre civile en Syrie et les efforts de maintien de la paix au Soudan sont d'autres questions importantes pour Ban en tant que secrétaire général.

Biographie Jeunesse Ban Ki-moon est né dans un village de la province de Chungcheongbuk en Corée du Sud alors sous domination japonaise Biographie de Ban Ki-Moon sur le site de s9.com, il est issu d'une famille paysanne qui s'installe dans la ville voisine de Chungju, où il grandit. Durant son enfance, son père possède un entrepôt, mais l'entreprise fait faillite et la famille perd son niveau de vie de classe moyenne. Lorsque Ban a six ans, sa famille fuit pour toute la durée de la guerre de Corée et se réfugie sur les flancs d'une montagne éloignée, avant de retourner à Chungju après la fin du conflit.

Au lycée de Chungju, Ban est un bon élève, en particulier dans ses études d'anglais. En 1952, il est choisi par sa classe pour adresser un message au secrétaire général de l'ONU d'alors Dag Hammarskjöld, mais on ignore si le message a été envoyé. En 1962, il remporte un concours de dissertation parrainé par la Croix-Rouge et gagne un voyage aux États-Unis, vivant pendant plusieurs mois dans une famille d'accueil à San Francisco. Au cours du voyage, Ban rencontre le président américain John F. Kennedy. Quand un journaliste lors de la réunion lui demande ce qu'il comptait faire lorsqu'il serait grand, il répond « je veux devenir diplomate ».

Il obtient une licence en relations internationales de l'université nationale de Séoul en 1970, puis une maîtrise en administration publique à la John F. Kennedy School of Government de l'université Harvard en 1975Biographie de Ban Ki-moon sur le site des Nations unies.. À Harvard, il étudie sous la direction de Joseph Nye qui remarque que Ban a « un mélange rare d'analyse claire, d'humilité et de persévérance ».

Premiers pas à l'ONU En 1978Source : BBCAfrique.com, il est nommé Premier secrétaire de la mission sud-coréenne auprès de l'ONU, poste qu'il occupe jusqu'en 1980Source : BBCAfrique.com, op.cit., où il devient directeur du bureau des Nations unies au ministère des Affaires étrangères de Corée du Sud. Il y reste jusqu'en 1983. En 1996, il devient conseiller à la sécurité nationale de Kim Young-sam Charles Mercieca, « S. Korean Foreign Minister Ban Ki-Moon Sure to Succeed Kofi Annan as UN Secretary-General », theseoultimes.com.. Il est directeur de cabinet de Han Seung-soo, président de l'Assemblée générale des Nations unies, en 2001-2002Source : dépêche de l'agence Associated Press, citant l'agence Reuters. À ce poste, il travaille à l'adoption de la résolution condamnant les attentats du 11 septembre 2001.

Chef de la diplomatie sud-coréenne À la tête de la diplomatie sud-coréenne à partir de Trombinoscope des ministres coréens des affaires étrangères (depuis 1948), sur le site du Ministère coréen des affaires étrangères., il est l'un des ministres des Affaires étrangères qui demeure le plus longtemps à ce poste, ayant survécu à plusieurs crises intercoréennes. Il défend notamment la position de son pays, qui se démarque de l'infléchissement de la politique américaine envers la Corée du Nord depuis le retour des républicains aux affaires en 2001.

Secrétaire général des Nations unies vignette|Ban Ki-moon avec Vladimir Poutine (New York, 27 décembre 2013).vignette|Ban Ki-moon avec Sergueï Lavrov, John Kerry et Lakhdar Brahimi (Montreux, 21 janvier 2014). Le , il est proposé par le Conseil de sécurité comme successeur de Kofi Annan au poste de secrétaire général des Nations unies à partir du 09/10/2006 - Communiqué de presse de l'ONU sur la proposition d'un nouveau secrétaire général. Le , l'Assemblée générale de l'ONU l'élit 13/10/2006 - Rapport du Président de l'Assemblée générale des Nations unies, à l'occasion de la nomination d'un nouveau Secrétaire général. par acclamation14/12/2006 - Le huitième secrétaire général Ban Ki-moon prête serment devant l'Assemblée générale. Le , il prête serment devant les de l'assemblée. Song Min-soon lui succède comme ministre sud-coréen des Affaires étrangères 01/12/2006 - Song Min-soon formellement nommé Ministre des affaires étrangères de Corée du Sud, sur le site du Président..

Il se prononce pour une réforme des Nations unies 25/09/2004 - Compte rendu de la réunion entre Ban Ki-moon et le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, §5 et se dit entièrement responsable dans la future gestion du Secrétariat généralCompte rendu de l'Assemblée générale des Nations unies du 13/10/2006.

Son mandat se terminant le , il est reconduit pour cinq ans le pour un second mandat à compter du Ban Ki-moon reconduit à la tête de l'ONU dans Le Monde du 21 juin 2011..

En , il est à l'initiative du sommet sur l'environnement qui se tient à New York.

Interventions en tant que secrétaire général de l'ONU Lors de sa première journée officielle en tant que secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon adopte une position très nuancée concernant l'exécution de Saddam Hussein. La peine de mort était jusqu'alors condamnée par l'ONU, condamnation rappelée par Ashraf Qazi, qui réaffirmait juste après la pendaison de Saddam Hussein, combien l'organisation est opposée « à la peine capitale, même dans les cas de crimes de guerre, contre l'humanité ou de génocide ». Ban Ki-moon indique que « la question de la peine capitale reste la décision de chacun des pays membres » et ne mentionne pas l'interdiction de la peine de mort par l'ONU. Sa porte-parole Michèle Montas est amenée à répondre que la position de l'ONU concernant la peine de mort n'est en rien changée. Il s'agirait d'une maladresse de prise de fonction, mais déjà des observateurs y voient le témoignage du fait que « Ban Ki-moon est l'homme des Américains »24 heures en ligne : Malaise à l’ONU après la gaffe troublante de Ban Ki-moon, par Andrés Allemand, publié le 4 janvier 2007..

En , il exhorte le président américain George W. Bush à la fermeture du camp de GuantánamoBan Ki-moon appelle à fermer Guantanamo, sur le site du Nouvel observateur.

vignette|Ban Ki-moon à la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques.

Lors d'un de ses premiers déplacements en Autriche, il rend une visite privée à son prédécesseur et ami Kurt Waldheim, au passé controversé d'ancien officier de la Wehrmacht Mark Turner, « Ban in « private » meeting with Waldheim », The Financial Times, 23 février 2007..

En , Ban juge « décevantes » les premières déclarations du nouveau gouvernement palestinien d'union, formé entre le Fatah et le Hamas, sur le « droit légitime » du peuple palestinien à la « résistance sous toutes ses formes ».

En 2009, d'après des câbles émanant du département d’État révélés par Wikileaks, les États-Unis ont collecté de nombreuses informations relatives à des diplomates de l'ONU, parmi lesquels Ban Ki-moon : emails, mots de passe Internet et intranet, numéros de cartes bancaires, numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes et plannings de travail empreintes digitales, des images du visage, de l'ADN et des scans des iris, etc..

Il effectue une tournée de six pays en neuf jours au Moyen-Orient, marquée par plusieurs dizaines de tête-à-tête avec chefs d'État et de gouvernement de la régionArticle du Figaro mis en ligne le 10 avril 2007 sur lefigaro.fr.

vignette|Ban Ki-moon au Forum économique mondial (2011).

Selon la Fédération syndicale internationale, Ban Ki-moon annonce le le retrait de la reconnaissance officielle des organisations syndicales représentant les de son personnel et le démantèlement de leur conseil d'administration. Les syndicats des employés de l’ONU mènent campagne pour que Ban Ki-moon revienne sur sa décision avant la fin de l’année et argumentent en avançant que les normes internationales du travail ne sont plus respectées au sein des propres organes et institutions de l'ONULa PSI appelle à un soutien international envers le respect des droits du personnel des Nations-Unies, 13 septembre 2013..

Ban Ki-moon rend hommage à Nelson Mandela au nom des Nations unies lors d'une cérémonie le .

Le , le secrétaire général de l'ONU félicite Donald Trump pour sa victoire à l'élection présidentielle. Il encourage également les Américains à garder à l'esprit que « l'unité dans la diversité des États-Unis est l'une des grandes forces du pays » et évoque le combat contre le changement climatique dont Trump conteste l'existence-même dans son programme.

L'ONU sous Ban Ki-moon a été sévèrement critiquée pour l'épidémie de choléra en Haïti, car à l'origine de l'épidémie, l'ONU a refusé de reconnaître le rôle qu'elle avait joué et n'a accepté la responsabilité qu'en 2016.

Retour en Corée du Sud Revenant en Corée du Sud, il parcourt le pays au mois de et est alors considéré comme un possible candidat du Parti Saenuri à l'élection présidentielle du mois de mai, à la suite de la destitution de la présidente Park Geun-hye, issue du même parti et dont il est très proche. Il y renonce toutefois le Ban Ki-moon announces end to unofficial presidential campaign, Korea Jooang Daily, 2 février 2017..

Vie personnelle Relations avec les médias vignette|Ban Ki-moon au siège des Nations unies (8 avril 2013). Comme il le reconnaît lui-mêmeConférence de presse du 14 décembre 2006 sur le site des Nations-Unies, il a été surnommé l'« anguille glissante » (ou l'« anguille insaisissable ») pour sa capacité à éluder les questions embarrassantes des journalistes sud-coréensAbdeslam Kadiri, Ban Ki-moon, l'homme du consensus, sur le site TelQuel.

Accusations de corruption Alors que Ban est évoqué comme candidat du Saenuri à l'élection présidentielle sud-coréenne de 2017, une possible affaire de corruption est soulevée dans le journal sud-coréen Sisa-in. Ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement de Roh Moo-hyun, il aurait perçu en 2005 près de de pots-de-vin du patron du groupe de chaussures Taekwang, lui-même déjà au centre d’un autre scandale de corruption. Il aurait à nouveau perçu des pots-de-vin en 2007 du même groupe Taekwang.

En , la justice américaine réclame auprès de la Corée du Sud l'arrestation de l'un de ses frères pour des faits de corruption.

Vie privée Il est marié à Yoo Soon-taek et a deux filles et un fils.

De langue maternelle coréenne, Ban Ki-moon parle couramment l'anglais et le français (deux des six langues officielles de l'ONU) et, selon ses services, il a de bonnes notions d'allemand et de japonaisSource : dépêche de l'agence Reuteurs, reprise sur le site yahoo actualités.

Honneurs vignette|Ban Ki-moon à l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver (Sotchi, 2014).

Décorations Décorations coréennes 50x50px Première classe de l'.

Décorations étrangères 50x50px Première classe de l'ordre du Mérite national, Algérie. 50x50px|GER Bundesverdienstkreuz 7 Grosskreuz Grand-croix l’ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne 50x50px Grand-croix de l'ordre du Libérateur Général San Martín, Argentine 50x50px|AUT Honour for Services to the Republic of Austria - 5th Class BAR Grand officier d'argent de l'ordre du Mérite, Autriche 50x50px Grand-croix de l'ordre du Rio Branco, Brésil 50x50px Grand-croix de l'ordre national du Burkina Faso 50x50px Grand officier de l'ordre national de la République de Côte d'Ivoire 50x50px|Order of Civil Merit (Spain) - Sash of Grand Collar Collier de l'ordre du Mérite civil, Espagne