est né vers 1221 et est meurt le lors de la bataille de Fariskur, au cours de la septième croisade. Hugues est un membre de la haute aristocratie poitevine, de la première moitié du , au sein de laquelle ses parents ont exercé un rôle dominant. Issu des maisons Lusignan et Taillefer, il en est l'héritier désigné.
Biographie Surnom dans les chartes. est seigneur du Pallet et comte de Penthièvre (de jure uxoris)« Par le droit de la femme. » Terme de droit romain et médiéval utilisé pour désigner un titre, une possession acquise par un homme simplement par mariage avec une femme qui en était détentrice. En droit romain et médiéval, la femme n'a pas d'existence juridique. Lorsqu'elle dispose ou hérite de titres ou possessions, ceux-ci deviennent ipso facto la propriété de son époux. par son mariage avec Yolande de Bretagne en 1236.. Il hérite du comté d'Angoulême en 1246, au décès de sa mère. En 1248, son père lui lègue le comté de la Marche et la seigneurie de Lusignan mais en garde l'usufruit de son vivant..
Famille
est le fils aîné d' (v. 1182-), comte de la Marche et d'Isabelle Taillefer (v. 1188/1192-), comtesse d'Angoulême et reine consort d'Angleterre, veuve du roi Jean sans Terre (1166-1216).. est de ce fait le frère utérin du roi (1207-1272) et de Richard de Cornouailles (1209-1272), roi des Romains..
Ses frères cadets, (v. 1227-1296) et Aymar de Lusignan (1228-1260) deviennent respectivement comte de Pembroke (1247-1296) et évêque-élu de Winchester (1250-1260) en Angleterre.
Son beau-frère est le comte de Richmond, duc de Bretagne, (1217/18-1286), fils de Pierre Mauclerc et d'Alix de Thouars..
Fiançailles et union Hugues le Brun est fiancé, en 1225, avec la fille du comte de Toulouse, Jeanne.. Mais le roi de France et le légat du pape, Romain Frangipani, font obstacle à cette alliance.. Un autre projet de mariage, décidé lors du traité de Vendôme en 1227, avec Isabelle de France, sœur de , reste également sans exécution.
En 1236 ses parents signent une alliance avec , roi de Navarre, et Pierre Mauclerc duc-baillistre de Bretagne, comte de Richmond.. La même année, Hugues le Brun épouse finalement Yolande de Bretagne, fille de Pierre Mauclerc et d'Alix de Thouars, duchesse de Bretagne.
La guerre de Saintonge
Hugues le Brun participe au soulèvement de la noblesse saintongeaise et poitevine, organisé par ses parents, contre Alphonse le nouveau comte de Poitou, frère de . et Isabelle d'Angoulême reçoivent le soutien d' qui souhaite reconquérir l'héritage familial aquitain. À la fin du mois de , à Tonnay-Charente, débarque sur le continent et adoube deux de ses demi-frères.
Cependant, la réaction capétienne est foudroyante : et son frère Alphonse attaquent les châteaux de . Fontenay est pris en peu de temps et Vouvant est investi le , marquant la reddition de Geoffroy. Mais surtout l'ost royal s'empare de la forteresse de Frontenay considérée comme inexpugnable à l'époque et défendue pendant deux semaines par le demi-frère aîné d'Hugues le Brun, fils naturelLe nom du fils naturel (bâtard) d', défenseur de Frontenay, reste inconnu. de son père.
La bataille de Taillebourg
Le , à Taillebourg, les armées française et anglo-saintongeaise se font face de chaque côté du pont qui relie les rives de la Charente. Le , la bataille de Taillebourg se résume en une charge massive des chevaliers français qui déboulent du château et bousculent leurs adversaires, contraints de fuir....
La bataille de Saintes Le , sous les murs de Saintes, se déroule la bataille décisive. Hugues le Brun participe aux combats aux côtés de son père et de ses frères Guy et Geoffroy. Ils attaquent les fourrageurs français qu'ils mettent en déroutent.. Cependant, les Anglo-Saintongeais sont défaits et abandonnent Saintes... L'ensemble des membres de la famille Lusignan est vaincu.
Le traité de Pons (1242) Le , Hugues le Brun se rend au camp du roi de France à Pons pour négocier la fin des hostilités. Il est retenu en otage en attendant la reddition de ses parents. Le à Pons, et Isabelle d'Angoulême se soumettent avec leurs enfants à avant de rendre hommage à Alphonse de Poitiers.
Le , le règlement de la révolte féodale est sévère pour les Lusignan : un tiers des domaines familiaux est confisqué. Le 3, impose en outre à la remise pour quatre ans de ses châteaux de Merpins et Château-Larcher, pour huit ans du château de Crozant, à charge pour ses parents de payer les frais de garde... De plus, ses quatre frères devront prêter hommage au comte de Poitou pour les possessions qu'ils recevront de leurs parents., affaiblissant encore plus le lignage principal dont il est l'héritier.
Vie politique En 1246, est à la tête d'une ligue formée par la noblesse de France pour arrêter les entreprises du clergé.
Avant que son père accompagne en croisade, il obtient d'Alphonse de Poitiers, en , qu'il recevoir Hugues le Brun pour qu'il lui prête hommage pour le comté de la MarcheLe comté de la Marche dépend du comté de Poitou.. Le , à Paris, du vivant de son père parti en Egypte, fait hommage à Alphonse, comte de Poitiers pour le comté de la Marche et la seigneurie de Lusignan. Il en devient le titulaire au décès de son père l'année suivante.
Le , son demi-frère, , lui assigne une rente de 400 marcs d'argent..
Croisade, décès et sépulture
vignette| Le , sont minutieusement réglées les conditions auxquelles le nouveau comte de la Marche doit servir le comte de Poitiers à la croisade avec une compagnie de onze chevaliers.. Alphonse, en retour, lui verse une rente héréditaire de 600 livres tournois.. Sous la bannière d'Alphonse de Poitiers, arrive en Égypte alors que les croisés ont déjà pris Damiette. Armée de renforts, entourée de chevaliers poitevins ainsi que de Pierre Mauclerc et de chevaliers de Bretagne, cette arrivée permet aux croisés de reprendre l’offensive le et de remporter une victoire à la Pyrrhus à Mansourah, au prix de nombreuses vies.. Privée de sa flotte, coulée par les navires ayyoubides, atteinte par la famine et les épidémies, l'armée croisée bat en retraite le vers Damiette.
Le l'avant-garde de l'armée royale, dans laquelle se trouve , est décimée à Fariskur par les forces mamelouks de Baybars. décède lors de cette bataille et le roi est fait prisonnier.
semble avoir été enseveli à l'abbaye Notre-Dame de La Couronne dans la chapelle des apôtres..
Mariage et descendance vignette|
Yolande de Bretagne
Yolande de Bretagne (1218-), comtesse de Penthièvre, est la fille de Pierre de Dreux dit Mauclerc (v. 1187-1250), et d'Alix de Thouars (1200-1221), duchesse de Bretagne et comtesse de Richmond en Angleterre (1203-1221).. Yolande est issue de la maison capétienne de Dreux et descend du roi (1081-1137). Elle est la nièce de Yolande de Dreux (1216-1239), seconde épouse de (v. 1207-1246), comte d'Eu, lui-même cousin d' (1182-1249)..
Yolande est jusqu'en Naissance de son neveu (1239-1305 ). l'unique héritière du duché de Bretagne et fut fiancée à de nombreuses reprises à de grands seigneurs : (1225), Jean de France (1227) et (1231)..
épouse, en 1236. Pierre Mauclerc dote sa fille de la seigneurie du PalletSituée au sud-est de Nantes. et du comté de Penthièvre, à l'exception de Jugon, confisqué à son rival en 1214...
Postérité De cette union naissent six enfants : Isabelle de Lusignan ou Isabelle de la MarcheNoms attestés dans les chartes. (av. 1239-. ap. 1314), dame douairière de Marcillac (ap. 1256-1304), Commequiers et Beauvoir (ap. 1263-ap. 1314). Elle épouse, vers 1251, en premières noces dit le Jeune (av. 1241-1263), seigneur de Taillebourg. Veuve, elle épouse en secondes noces (entre 1263 et 1267) Veuf de Jeanne de Thouars (♰ 1258), dame de La Roche-sur-Yon et de Luçon, fille d', vicomte de Thouars, et de Béatrix de Machecoul. (av. 1225-1274), seigneur de Belleville, Commequiers, La Garnache et Montaigu.. ; (av. 1241-ap. ), comte de la Marche et d'Angoulême, marié le à Jeanne de Fougères (av. 1242-ap. 1273), dame de Fougères et de Porhoët avec qui il a six enfants connus. Il décède lors de la huitième croisade ; Alix de Lusignan dite de la Marche (av. 1241-1290), mariée en 1253 à (1243-1295), comte de Gloucester et comte de Hertford avec qui elle a deux filles ; Marie de Lusignan (1242-ap. 1266) fiancée à l'âge de sept ans, à Westminster en 1249, à (1240-1279), comte de Derby. La présence de Marie en Angleterre, où elle demeure en attendant d'avoir l'âge de se marier, est attestée en 1254. Son union avec reste sans postérité ; Guy de Lusignan ou Guy de la Marche (v. 1243-/), seigneur de Couhé, Peyrat (av. 1271-/), La Fère-en-Tardenois (1272-1298), puis de Frontenay (1298-/) ; Yolande de LusignanNom patronymique attesté dans les chartes. ou Yolande de la Marche.. (av. 1250-), mariée à (?-ap. ), de la maison de Préaux en Normandie..
Ascendance
Sceaux et armoiries reprend le sceau (avers) institué par son père . Il change de sceau vers 1248 mais pour un type (avers et revers) quasi identique à l'exception de la taille ( au lieu de pour le premier) et par d'infimes détails comme la longueur du bras droit, très étiré sur le second sceau. Ce second sceau, attesté en 1248 et en 1249, porte le titre de comte de la Marche, le revers affiche les armes brisées des lionceaux de vingt burelles.
Sceaux
Sceau [1246-1247] Avers : Rond, .......
Description : Type équestre de chasse à droite, le cheval au galop, le cavalier, vêtu d'une cotte et d'un surcot, tient les rênes de la main gauche et de la droite un petit chien debout sur la croupe du cheval, dans le champ à droite, un cor.
Légende : ...VGONIS...
Contre-sceau : Rond, ....
Description : Écu burelé de dix-sept pièces, chargé de six lions posés en orle.
Légende : .....M • HVGON.....
Sceau [v. 1247] vignette| Avers.
Description : Type équestre de chasse à droite, le cheval au galop, le cavalier, vêtu d'une cotte et d'un surcot, tient les rênes de la main gauche et de la droite un petit chien debout sur la croupe du cheval.
Légende : Détruite.
Contre-sceau.
Description : Écu burelé de quinze pièces, chargé de six lions posés en orle.
Légende : Détruite.
Sceau [1248-1249] Avers : Rond, ...
Description : Type équestre de chasse à droite, le cheval au galop, le cavalier, vêtu d'une cotte et d'un surcot, tient les rênes de la main gauche élevée et de la droite un petit chien debout sur la croupe du cheval, dans le champ à droite, un cor suspendu à son cou.
Légende : ✠ SIGIL … UGONIS MARCH…
Légende transcrite : Sigillum... Ugonis comitis Marchie...
Contre-sceau : Rond...
Description : Écu burelé de vingt pièces, chargé de six lions posés en orle.
Légende : … M • HVGON … COMIT …
Armoiries
Armoiries [1246-1247]
Références
Armoiries [v. 1247]
Référence
Armoiries [1248-1249]
Références
Notes et références
Sources et bibliographie Sources sigillographiques SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT. Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux, éd. François Eygun, Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, 1938.
Bibliographie Vincent Launay, Le roi en son duché : étude sur les relations entre le roi de France et l’aristocratie de Bretagne (1199-1328), Thèse de doctorat de sous la direction de Florian Mazel, Université de Rennes 2, 2017. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan () : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4, , .
Annexes Articles connexes
Maison de Lusignan Armorial de la maison de Lusignan Liste des seigneurs de Lusignan
Isabelle d'Angoulême
Richard de Cornouailles Jeanne d'Angleterre Isabelle d'Angleterre Aliénor d'Angleterre Guy de Lusignan (seigneur de Cognac)
Isabelle de la Marche (dame de Champtocé)