Samuel Sánchez González, né le à Oviedo, dans les Asturies, est un coureur cycliste espagnol. Il fait ses débuts professionnels en 2000 au sein de l'équipe espagnole Euskaltel-Euskadi dont il est membre jusqu'à sa disparition en 2013. Il rejoint l'équipe BMC Racing en 2014. Excellent grimpeur, il est l'un des meilleurs descendeurs du peloton de son époque avec Nibali, Evans et Chavanel et ses qualités de puncheur lui permettent de remporter des sprints de groupes d'échappés. Il cible chaque saison deux types d'objectifs et connaît ainsi deux pics de forme: Tour du Pays basque et les classiques ardennaises en avril puis Tour d'Espagne et le Tour de Lombardie en septembre-octobre. Il est notamment devenu champion olympique de la course en ligne 2008, ce titre lui vaut le diminutif affectueux de Samu en Espagne. Il a également remporté le Championnat de Zurich 2006 et cinq étapes du Tour d'Espagne. Il est monté deux fois sur le podium du classement général de cette épreuve ( en 2007 et en 2009), tout en ayant obtenu une deuxième place sur le Tour de France en 2010, une cinquième place en 2011 et une en 2008. Il a en outre obtenu plusieurs places d'honneur sur les classiques ardennaises, principalement Liège-Bastogne-Liège (sixième puis quatrième et plusieurs Top 10) qui lui correspond pourtant mieux athlétiquement par ses côtes que le Mur de Huy de la Flèche wallonne (deuxième en 2006, troisième en 2011). En , à 39 ans, il est contrôlé positif à une hormone de croissance et est licencié par son équipe en , provoquant sa fin de carrière.

Biographie Jeunesse et carrière amateur Amateur jusqu'en juniors dans le CCC Oviedo dirigé par José Manuel Fuente, il court par exemple aux côtés du rouleur Benjamín Noval jusqu'à son départ pour le Pays basque. En 1996, il intègre en effet Olarra-Ercoreca, équipe amateur qui précède celle des cycles Orbea, dirigée par Julián Gorospe. Il sera alors l'un des très rares coureurs recrutés par Euskaltel-Euskadi à ne pas avoir des origines basques : l'appartenance à cette section amateur d'Olarra lui confère la qualité d'être formé par des Basques et donc de pouvoir être recruté par Euskaltel-Euskadi. Chez les amateurs, il est constamment opposé au niveau national à Alejandro Valverde et Joaquim Rodríguez sur un même type de terrain pour grimpeurs et puncheurs. Durant cette période, il fait l'objet de deux contrôles positifs en 1997 (éphédrine) et 1998 (caféine)Últimos estertores de Samuel Sánchez.

2000-2013 : Euskaltel-Euskadi 2000-2004 : premières saisons Pour sa première année chez les professionnels, il obtient en 2000 une seconde place au Tro Bro Leon, se mêlant au sprint des « flandriens » Jo Planckaert et Ludovic Capelle. Il termine également cinquième du championnat d'Espagne remporté par Álvaro González de Galdeano. Durant sa seconde année, en 2001, il est blessé au genou gauche (tendinite) et marqué par le décès de sa mère. En 2002, il obtient des places d'honneur dans les courses par étapes d'une semaine : douzième de Paris-Nice en début de saison, dixième du Tour du Pays basque à domicile et toujours montagneux, enfin, quatrième du Tour de l'Algarve. Confirmant ses qualités de grimpeur, il est aussi en 2003 capable d'épauler Haimar Zubeldia, David Etxebarria et Egoï Martinez dans les contre-la-montre par équipe, la faiblesse de la formation Euskaltel-Euskadi (composée essentiellement autour et avec des grimpeurs : Iban Mayo, Roberto Laiseka, Unai Etxebarria). Il obtient en 2003 de nouveaux « top 10 » et des podiums : neuvième de Paris-Nice juste après une seconde place au Tour du Haut-Var, battu par Sylvain Chavanel, septième du Tour des Asturies, troisième du Tour du Pays basque remporté par son leader Iban Mayo devant Tyler Hamilton, il se révèle à cette occasion son meilleur et plus fidèle équipier en montagne. Enfin, il obtient une sixième place à Liège-Bastogne-Liège pour la campagne des classiques ardennaises.

Premières victoires en 2004, en fin de saison, dans l'Escalade de Montjuïc où il domine l'épreuve en enlevant la course en ligne, le contre-la-montre, et donc le classement général et le classement par points ; plus anecdotique, il remporte le classement du combiné du Tour d'Andalousie. Mais surtout il s'affirme dans une équipe dont l'effectif varie peu : ses podiums et « top 10 » commencent à lui valoir un statut de coureur à protéger pour le classement général de certaines courses alors qu'il travaille maintenant pour ses leaders sur les courses de trois semaines (Zubeldia doit emmener l'équipe à la Vuelta mais sombre en montagne). Ainsi, il termine dixième du Tour des Asturies, huitième du Tour du Pays basque, neuvième de Paris-Nice, troisième de la Bicyclette basque et de la Ruta del Sol derrière Dominguez et Garcia Quesada. Ces places d'honneurs accompagnent sa quinzième place au Tour d'Espagne à 2 min et 23 secondes de Roberto Heras, une sixième place au championnat d'Espagne et une quatrième place à Liège où il a travaillé pour son leader Iban Mayo, deuxième derrière Tyler Hamilton.

2005 : victoire d'étape sur le Tour d'Espagne Samuel Sánchez réalise une bonne fin de saison 2005 avec notamment une dixième place lors de la Classique de Saint-Sébastien mi-août à 43 secondes du vainqueur Constantino Zaballa. Il participe dans la foulée à son deuxième Tour d'Espagne. Au service de son leader Aitor González, le , il remporte la treizième étape avec arrivée en altitude au Santuario de la Bien Aparecida (Ampuero), sa première victoire internationale au terme des six kilomètres de cette ascension de troisième catégorie, devant Óscar Pereiro et Mauricio Ardila. Ce dernier, en tête, s'est trompé de parcours sur la ligne d'arrivée. Samuel Sánchez termine sa Vuelta dixième du classement général (premier coureur d'Euskaltel-Euskadi comme l'année précédente) à plus de quinze minutes du vainqueur Denis Menchov.

Il termine ensuite cinquième du Championnat de Zurich et remporte pour la seconde année consécutive l'Escalade de Montjuïc au terme du contre-la-montre qu'il gagne.

2006 : la saison de la révélation Samuel Sánchez confirme en 2006 en se révélant au plus haut niveau international par des podiums et places en ProTour : quatrième de Paris-Nice, deuxième de la Flèche wallonne, deuxième du Tour de Lombardie, quatrième des championnats du monde, septième du Tour d'Espagne.

Leader chez Euskaltel pour la Vuelta, le , il remporte à nouveau la treizième étape sur une attaque dans la dernière descente à de l'arrivée (l'Alto del Castillo pavé et pentu du côté monté a ensuite une descente très sinueuse) : sorti d'un groupe à l'avant par une accélération depuis la première position, il maîtrise toutes les courbes avec une grande technique à 65 km/h pour porter son avantage à 10 secondes ; il résiste ensuite dans les ultimes kilomètres et le peloton vient finir dans sa roue sur la ligne d'arrivée à Cuenca (Thor Hushovd et Alejandro Valverde sont second et troisième). Consécration de ses talents de descendeur et affirmation comme leaderEuskaltel lui donne à porter les dossards 91 en 2006 et 71 en 2007, avant de porter le dossard 1 en 2009 au détriment d'Iban Mayo (bloqué dans les étapes pyrénéennes du Tour, il courra en 2007 pour Saunier Duval où il est positif deux fois cette année-là) et d'Haimar Zubeldia qui quitte l'équipe fin 2008 pour Astana après deux Vuelta terminées à plus d'une heure au classement général (Igor Antón n'a que 22 ans pour l'instant et sera leader en 2008 en l'absence de Samuel).

Il remporte sous la pluie la dernière édition élite du Championnat de Zurich, après une attaque à de l'arrivée, il conserve trente secondes sur le groupe qui l'accompagnait (Stuart O'Grady, Davide Rebellin, Michael Boogerd, Fabian Cancellara notamment).

Ces places et victoires lui valent de finir deuxième du classement individuel du ProTour derrière Alejandro Valverde.

2007 : podium sur le Tour d'Espagne thumb|right|157px|Samuel Sánchez lors de la Bicyclette basque 2007. En 2007, Samuel Sánchez commence sa saison par une neuvième place sur Paris-Nice. Il participe notamment ensuite au Tour du Pays basque. lors de cette épreuve disputée sur les terres de son équipe, il termine second de l'avant-dernière étape seul derrière le leader de la course Juan José Cobo vainqueur détaché. Il remporte la suivante, un contre-la-montre de 14 kilomètres dans les rues de Oiartzun. Il termine troisième du classement général à un peu plus d'une minute de son compatriote Cobo qui l'emporte en dominant la course et derrière Ángel Vicioso. Sur le Tour de Catalogne, il remporte la dernière étape Lloret de Mar-Barcelone avec arrivée en côte : sur une attaque d'Alexandre Vinokourov au pied de la bosse au-dessus de Vallvidrera, Samuel Sánchez relaie, s'accroche (Alberto Fernandez parti seul en tête dans la descente vers Barcelone est repris) ; la montée est un long sprint à deux qui s'achève par une victoire détachée cinq secondes devant Vinokourov et Denis Menchov qui arrive un peu plus loin avec le peloton explosé. Samuel Sánchez s'écroule aussitôt la ligne franchie le long des barrières comme beaucoup d'autres coureurs.

En fin de saison, il participe au Tour d'Espagne. Comme Óscar Freire, il y remporte trois étapes, toutes durant la dernière semaine alors qu'il a pris du retard dans la montée finale vers les lacs de Covadonga ( à deux minutes et demi qui le condamnent au général). Lors de la quinzième étape entre Villacarrillo et Grenade, en contre-attaque dans le dernier col, il revient sur les hommes de tête grâce à la descente et alors que Damiano Cunego ne peut suivre, il plonge vers la ville en compagnie de Manuel Beltrán qu'il bat aisément au sprint. Il l'emporte en altitude au terme de la étape entre Avila et Alto de Abantos devant Daniel Moreno et Denis Menchov à trois secondes, alors qu'il a déjà fini troisième de l'ascension finale à Arcalis (sprint à sept coureurs, devancé par Menchov et Cadel Evans). Dernière victoire enfin sur le contre-la-montre final de Collado Villalba où il couvre les en 22 minutes et 11 secondes, laissant Menchov à 12 secondes. Au classement général, il termine sur la troisième marche du podium derrière Denis Menchov (à 3 minutes 46 secondes) et Carlos Sastre.

Il s'aligne ensuite aux championnats du monde sur route avec la sélection espagnole. Il y termine septième à 8 secondes du vainqueur Paolo Bettini dans un groupe de battus partis en contre-attaque mais qui explose pour tenter de rentrer par individualités dans le dernier kilomètre. La saison s'achève par un podium au Tour de Lombardie () derrière Damiano Cunego et Riccardo Riccò. Dans la descente du San Fermo, il effectue seul la poursuite jusqu'au dernier kilomètre de l'arrivée à Côme où tout le monde se regarde dans un étrange sur-place de pistards, à la fois le duo à l'avant et le groupe de poursuivants qui échoue à (sprint remporté aisément).

Il se classe neuvième de l'UCI ProTour.

2008 : champion olympique à Pékin En 2008, il focalise sa saison sur le Tour de France. Il termine sixièmeLe classement du Tour n'est toujours pas homologué : Bernard Kohl du général et meilleur grimpeur est déclassé pour contrôle positif du classement général à six minutes et demie de son compatriote Carlos Sastre.