vignette|Mesures d'ouverture du premier mouvement de la Sonate Op. 2 n. 2 de Beethoven
La Sonate pour piano n° 2 en la majeur, , de Ludwig van Beethoven, est composée entre 1794 et 1795 et dédiée avec les sonates et à son maître Joseph Haydn.
Contexte et création
La Sonate pour piano est en la majeur et est beaucoup plus lumineuse que la précédente, en fa mineur.
Elle est composée dans l'espoir de plaire à son Joseph Haydn. La sonate selon Jörg Demus. L'apparition du scherzo pour la première fois contient cependant un peu de la jovialité des menuets haydniens.
Structure Elle comporte quatre mouvements : Allegro vivace à ; Largo appassionato à en ré majeur ; Scherzo – Allegretto à ; Rondo – Grazioso à . La durée d'exécution est d'environ vingt-deux minutes.
Analyse
Allegro vivace Le premier mouvement donne un thème à l'unisson aux deux mains, qui s'ouvre avec une chute de quarte et de quinte qui se répète ensuite par un intervalle de septième. La deuxième partie du thème fait l'inverse et remonte l'octave, en totale opposition à la première partie. Ludwig van Beethoven combine ensuite les deux éléments (descente de quarte et figure de triples croches) pendant trente-deux mesures avant d'amener à un rallentando qui ouvre le deuxième thème constrastant, noté espressivo, à l'ambitus restreint et dans un esprit plus chromatique. L'exposition se termine sur des accords en mi majeur qui se minorisent, reprenant le thème du début en do majeur qui ouvre le développement. Le développement est particulièrement modulant sur le premier thème avant de revenir en la majeur pour donner le second thème. La conclusion se fait par une reprise complète de la deuxième partie du développement.
Largo appassionato Le deuxième mouvement est d'une écriture chambriste particulièrement poussée, laissant entendre un quatuor à cordes. Les premiers accords tenus se font sur des staccatos à la basse. Les accords sont ensuite répétés, interrompus par une mélodie cantabile. Les accords mineurs sont répétés une dernière fois fortissimo. Enfin, le chant revient pour se perdre dans les graves du piano.
Scherzo – Allegretto Le troisième mouvement remplace le menuet traditionnel par un scherzo léger et piquant. Le motif principal est composé de quatre doubles croches à la main droite auquel répondent des accords à la main gauche. Un épisode mélodique bref en sol dièse mineur se place avant la reprise. Le trio se fait en la mineur et s'amorce par un trille sur le sol mais il tient cependant plus d'un ländler. La reprise se fait da capo.
Rondo – Grazioso La forme du quatrième et dernier mouvement est celle d'un rondo de type ABACABA. Il s'inaugure par un immense arpège qui monte jusqu'au mi aigu, avant de retomber sur un sol dans un intervalle de treizième descendante. On y retrouve l'esprit non-conforme de Joseph Haydn. Le thème principal, en la majeur reprend cette entrée en matière jusqu'au couplet B qui prend la forme de variations en guirlandes de doubles croches avant que ces dernières ne passent à l'accompagnement. Le refrain C est en la mineur, joué fortissimo et sempre staccato, et fait usage de triolets de croches incisifs. La coda, relativement longue, reprend le motif d'arpège initial autant que le thème du couplet C qui réapparaît brièvement. La cadence s'éteint sur un accord dans le ton principal de la majeur.
Références
Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Sonate pour piano de Ludwig van Beethoven Catégorie:Œuvre en la majeur Catégorie:Œuvre musicale composée en 1795