La Sonate pour piano en do majeur, , de Ludwig van Beethoven, fut composée entre 1794 et 1795 et dédiée avec les sonates et à son maître Joseph Haydn.
Contexte et création C'est la plus brillante et virtuose des premières sonates de Beethoven. Comme la , elle présente un scherzo dans le troisième mouvement à la place du traditionnel menuet.
Structure Elle comporte quatre mouvements : Allegro con brio à ; Adagio à en mi majeur ; Scherzo – Allegro à en do majeur ; Allegro assai à en do majeur. La durée d'exécution est d'environ vingt-quatre minutes.
Analyse
Allegro con brio Le premier mouvement est virtuose dès les premières mesures, avec un dynamisme du thème initial en double croches et tierces parallèles. Le dynamisme se perpétue par un jeu syncopé entre les deux mains, soulignés de sforzandos sur les mesures 8 à 12. Le second thème est beaucoup plus lyrique. Selon Edwin Fischer, . Cependant, c'est l'esprit du premier thème qui reprend le dessus, par une abondance de trilles, de sauts, d'indications de nuances contrastées. Le développement est encore plus brillant que l'exposition, se concluant sur une cadence où se trouve une descente chromatiques en triples croches, avec une assertion du premier thème.
Adagio La tonalité est propice à un moment méditatif. Selon Paul Badura-Skoda, . Le thème, doux et recueilli, arrive en mi mineur, avec l'indication sempre legato, joué à la main gauche, tandis que la droite accompagne en triples croches. Le retour du premier thème se fait dans un et en do majeur. Le retour du thème se fait petit à petit dans la tonalité de mi majeur. Le mouvement se clôt dans un pianissimo qui apaise .
Scherzo – Allegro On retrouve l'esprit du premier mouvement dans ce scherzo, mais avec un esprit plus piquant. Le thème se fait en imitation dans un fugato aux deux mains, en notes détachées. Le trio en arpège liés à la main droite, est accompagné à la main gauche par de simples accords. Le scherzo est repris da capo tandis que la coda se fait d'abord avant de devenir tandis que la main gauche joue un .
Allegro assai Ce quatrième mouvement est de forme rondo-sonate, où le thème-refrain se tourne vers les aigus par une précipitation de sixtes parallèles tandis que le thème-couplet paraphrase en partie le premier thème-refrain. Il y a une grande variété des figures mélodiques et rythmiques, où s'insère notamment un bref choral. Toujours d'après Paul Badura-Skoda, . L'Allegro se clôt sur des notes en trille, simple pour la main droite, double ensuite avec la main gauche, et triple enfin avec la main droite intermédiaire. Le rallentando passager est rompu par un mouvement ascendant puis descendant de traits en octaves.
Références
Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Sonate pour piano de Ludwig van Beethoven Sonate pour piano nº 3 de Beethoven Catégorie:Œuvre musicale composée en 1975