thumb|upright=1.5|Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot. Le secteur fortifié de Thionville est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de la Crusnes à l'ouest et le secteur fortifié de Boulay à l'est.
Il forme une ligne le long de la frontière entre d'une part la France et d'autre part le Luxembourg puis l'Allemagne, au nord de la ville de Thionville, de Rochonvillers à Breistroff-la-Petite (dans la Moselle). Les fortifications du secteur sont les plus solides et les plus complètes de l'ensemble de la ligne.
Organisation et unités D'abord sous commandement de la région militaire (QG à MetzEn 1939, la militaire couvre une partie des départements de la Meuse (moins les cantons de Stenay et Montmédy), de Meurthe-et-Moselle (arrondissement de Briey, cantons de Thiaucourt et de Pont-à-Mousson), de la Moselle (arrondissements de Metz, de Thionville et de Boulay) et de la Marne.) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur passe alors sous commandement de la : il est sous l'autorité du corps d'armée colonial, composé de la d'infanterie (de réserve, série B) et de la d'infanterie (de réserve, série A). Lors de la réorganisation de la ligne de front le , le secteur récupère le sous-secteur d'Hombourg-Budange (ouvrages du Hackenberg, du Coucou, du Mont-des-Welches et du Michelsberg).
Le secteur fortifié de Thionville est commandé par le à partir du , puis par le général Poisot entre le et le ..
Le secteur est divisé en trois sous-secteurs fortifiés, avec les unités suivantes comme équipages des ouvrages et casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation : sous-secteur d’Angevillers, confié au d'infanterie de forteresse ; sous-secteur d’Hettange-Grande, confié au d'infanterie de forteresse ; sous-secteur d’Elzange, confié au d'infanterie de forteresse. L'artillerie du secteur est composée des : d'artillerie de position (fournissant les artilleurs des ouvrages, des forts de Guentrange et de KœnigsmackerCes deux forts ex-allemands sont armés avec dix tourelles de . Les quatre tourelles du fort d'Illange ne sont pas servies., ainsi que deux groupes de position : ces derniers armés avec huit canons de L modèle 1878 de Bange, vingt L 1877 de Bange, deux et deux 1884 Saint-Chamond) ; régiment d'artillerie mobile de forteresse (trois groupes tractés armés avec vingt-quatre canons de modèle 1897/1933 et douze C 1917 Schneider ).
Composants Le secteur fortifié de Thionville est, avec une partie du secteur fortifié de Boulay, l’ensemble le mieux fortifié de toute la ligne. Sur les 25 kilomètres qu'il couvre, on retrouve pas moins de sept puissants ouvrages d'artillerie (Rochonvillers, Molvange, Sœtrich, Kobenbusch, Galgenberg, Métrich et Billig), quatre ouvrages moins importants d'infanterie (Immerhof, Bois-Karre, Oberheid et Sentzich), 17 casemates CORF (de C 36 à C 52), 18 abris (indicatif X 2 à X 19), 4 observatoires (indicatif O), 17 blockhaus MOM et 40 tourelles STGLe niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), , , et RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, la STG (Section technique du génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à de béton..
Ce secteur fortifié est probablement l’un des seuls à être conforme aux directives de la CORF et à avoir été construit entièrement. Protégeant efficacement la sidérurgie et les mines de fer lorraines, ce secteur intégrait aussi dans son organisation les anciens forts construits par les Allemands avant la Première Guerre mondiale autour de Thionville et de Metz (groupes fortifiés de Guentrange, de Kœnigsmacker, d’Illange ou de l’Aisne).
+ Organes CORF du secteur fortifié de Thionville (PC au fort d'Illange) Sous-secteur d'Angevillersou d'Œutrange(PC au bois de la Côte) Sous-secteur d'Hettange(PC à Sainte-Marie) Sous-secteur d'Elzange(PC au fort de Kœnigsmacker)A 8 RochonvillersC 36 Grand-LotX 2 Grand-LotC 37 Escherange OuestC 38 Escherange EstC 39 Petersberg OuestC 40 Petersberg EstX 3 Bois-d'EscherangeX 4 PetersbergA 9 MolvangeC 41 EntrangeX 5 Bois-de-KanfenC 42 Bois-de-Kanfen OuestC 43 Bois-de-Kanfen EstX 6 ZeiterholzX 7 StresslingA 10 ImmerhofX 8 HettangeO 9 HettangeX 9 Route-du-LuxembourgO 10 Route-du-LuxembourgX 10 HelmreichA 11 SœtrichO 13 BoustC 44 BoustX 11 BarrungshofA 12 Bois-KarreX 12 Bois-KarreC 45 Basse-Parthe OuestC 46 Basse-Parthe EstX 13 RippertX 14 Bois-de-CattenomA 13 KobenbuschA 14 OberheidO 20 CattenomC 47 SonnenbergA 15 GalgenbergA 16 SentzichC 48 Kœnigsmacker NordC 49 Kœnigsmacker SudC 50 Métrich NordC 51 Métrich SudX 15 KrekelbuschA 17 MétrichX 16 Sud de MétrichX 17 NonnenbergX 18 Nord du BichelC 52 Bois-de-KœnigsmackerX 19 Sud du BichelA 18 Billig Le code de chaque organe indique sa nature : « A » pour les ouvrages, « C » pour les casemates, « O » pour les observatoires et « X » pour les abris. La numérotation se fait d'ouest en est de la région fortifiée de Metz (qui correspond aux secteurs de la Crusnes, de Thionville, de Boulay et de Faulquemont).
Casernements de sûreté
Camp d'Angevillers Camp d'Hettange-Grande Camp de Cattenom Camp d'Elzange
Anciennes allemandes Fort d’Illange Fort de Guentrange Fort de Kœnigsmacker
Histoire
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Enceinte de Thionville Liste de fortifications en France
Bibliographie . . . .
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Secteur Thionville