L’équipe des États-Unis féminine de basket-ball est l'équipe nationale qui représente les États-Unis dans les compétitions internationales féminines de basket-ball. Elle est placée sous l'égide de la Fédération des États-Unis de basket-ball (USA Basketball). L'équipe est affiliée à la FIBA depuis 1934. Elle est surnomée "Team USA".
Avec dix titres olympiques et onze titres de championnes du monde, c'est la sélection féminine qui possède le plus grand palmarès international. Les Américaines sont toujours présentes sur le podium lors des Jeux olympiques depuis l'intégration du basket-ball féminin au programme des jeux en 1976, la seule exception étant les jeux de Moscou en 1980 où les Américaines sont absentes pour cause de boycott. Elles détiennent neuf titres, une médaille d'argent et une médaille de bronze. Elles possèdent douze titres de championnes du monde, lors des deux premières éditions puis en 1979, 1986, 1990, 1998, 2002, 2010, 2014, 2018, 2022 et 2026. Depuis 1979, les Américaines figurent toujours sur le podium.
Histoire Les débuts (1934-1952) En 1934, les représentent les couleurs américaines à un officieux championnat du monde de basket-ball, disputé à Londres par trois équipes, la Finlande, la France et la sélection américaine. Le titre se décide dans une rencontre opposant ces Américaines à la France, rencontre qui se termine par une victoire de cette dernière sur le score de 34 à 23. Toutefois, les Américains n'acceptent pas cette défaite : la rencontre est disputée avec cinq joueusesLe basket-ball est alors pratiqué par des équipes de six joueuses aux États-Unis, trois en défense et trois en attaque, chacune de ces trois joueuses restant dans leur zone. et arbitrée par une personne qui ne parle pas leur langue et dont les joueuses américaines n'arrivent pas à comprendre les décisions. L'entraineur américain dira ensuite : .
Double championne du monde (1953-1957) vignette|équipe des USA en 1953.|alt=joueuses de basket-ball posant sur deux rang Les Américaines se rendent au Chili en 1953 pour le premier championnat du monde qui regroupe dix équipes, avec seulement deux équipes européennes, la France et la Suisse. L'équipe d'URSS, initialement prévue, renonce à la compétition en raison de la mort de Joseph Staline. La sélection est en majorité composée de joueuses de , équipe de l’ (AAU). Après un tour éliminatoire où elles battent le Paraguay, les Américaines disputent un tour final sous la forme d'un regroupant six équipes. Avant le dernier match les opposant, le Chili et les États-Unis sont à égalité trois victoires contre une défaite . Devant un public hostile, les Américaines l'emportent sur le score 49 à 36 avant de se réfugier ensuite à l'ambassade américaine.
Lors de la deuxième édition des championnats du monde, disputés au Brésil, les États-Unis se qualifient pour le tour final malgré une défaite au premier tour face à la Tchécoslovaquie. Les Américaines remportent leurs cinq premières rencontres, prenant notamment leur revanche sur la Tchécoslovaquie. La dernière rencontre opposent les deux équipes invaincues de ce tour final : les États-Unis et l'URSS, dont c'est la première participation, et qui reste sur quatre titres de championnes d'Europe consécutifs. Les Américaines s'imposent sur le score de 51 à 48 .
Boycott et quatre édition sans titre (1959-1975) Les Américaines sont absentes lors de l'édition suivante, disputée à Moscou. Pour le championnat du monde 1964 disputé au Pérou, elles terminent quatrième d'un tour final où elles s'inclinent face à la Tchécoslovaquie, l'URSS et la Bulgarie . En 1967, lors de l'édition se déroulant à Prague, les Américaines terminent à la onzième et dernière place de la compétition avec un bilan d'une victoire pour cinq défaites . Les Américaines, qui sont alors de jeunes joueuses, ne sont pas habituées au jeu physique proposé par les équipes européennes, notamment celles de l'Europe de l'Est.
Lors des deux éditions suivantes, en 1971 au Brésil puis en 1975 à Cali en Colombie, les Américaines terminent huitièmes avec un bilan de six victoires et deux défaites en 1971 et quatre victoires et trois défaites .
Jeux olympiques et Championne du monde (1976-1979) Après cette huitième place, peu d'Américains n'accordent de chance à la sélection américaine lors de la première apparition du basket-ball féminin aux Jeux olympiques en 1976.. Les Américaines, qui comptent dans ses rangs plusieurs futures membres du Basketball Hall of Fame, Lusia Harris, unique femme. — encore en 2025 — à avoir été officiellement draftée en National Basketball Association (NBA)Une autre joueuse, Denise Long, avait auparavant été choisie en 1969 mais cette sélection avait été annulée par la NBA., Pat Head, introduite pour sa carrière d'entraîneuse à la tête des Lady Vols du Tennessee, et deux jeunes joueuses Ann Meyers et Nancy Lieberman qui rentrent en université après ces jeux. Après s'être qualifiée dans un tournoi pré-olympique disputé à Montréal , les Américaines terminent avec un bilan de trois victoires pour deux défaites, face au Japon lors du premier match, puis face à l'URSS, invaincue en compétition internationale depuis 1958 et dont la vedette Ouliana Semionova, joueuse de , domine le basket-ball féminin . Ce bilan leur permet toutefois de remporter la médaille d'argent.
Trois ans plus tard, les Américaines, profitent de l'absence de l'URSS, en raison des problèmes diplomatiques entre celle-ci et la Corée du Sud, pays organisateur du championnat du monde 1979, pour renouer avec le titre mondial . Elles s'imposent à la différence de points, les équipes de Corée du sud, du Canada et des États-Unis terminant toutes trois avec un bilan de cinq victoires et une défaite.
Nouveaux Boycotts (1980-1984) L'année suivante, c'est au tour des États-Unis de ne pas participer à la compétition majeure : en raison de l'invasion soviétique en Afghanistan, le président américain Jimmy Carter décide d'un boycott. Les Américaines, qui avaient obtenu leur qualification en mai en Bulgarie, sont donc absentes de la compétition . Les Soviétiques conservent le titre acquis à Montréal.
Après une absence de confrontation officielle entre l'URSS et les États-Unis depuis 1976Les États-Unis ont disputé les Spartakiades en 1979, mais ne rencontrent pas l'équipe d'URSS. Celle-ci ne participe pas, la compétition étant jouée par différentes républiques socialistes telles que la Russie, l'Ukraine, la Lituanie ou la Lettonie., le mondial 1983 est donc une occasion pour ces deux pays de postuler à la suprématie mondiale du basket-ball féminin. L'équipe américaine, dont les deux leaders offensives sont Cheryl Miller et Lynette Woodard, et qui compte également dans son effectif des joueuses telles que Anne Donovan, Pamela McGee ou Cindy Noble, s'incline une première fois sur le score de 85 à 84, rencontre où les 24 points de Miller et les 18 de Woodard s'avèrent insuffisants face aux 31 d'Ouliana Semionova . Les deux équipes terminant aux deux premières places de ce tour final, elles s'affrontent de nouveau pour le titre mondial. La rencontre est de nouveau serrée, les deux équipes étant à égalité sur le score de 82 partout à six secondes de la fin avant qu'Elena Chausova ne donne la victoire à l'URSS.
Quatre ans après le boycott de Moscou, les Soviétiques sont absentes de l'édition des Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles. Sans réelle opposition avec un écart moyen de 32,7 par rapport à ses adversaires, la sélection américaine s'impose de 30 points face à la Corée du Sud en finale . Dans la sélection américaine dirigée par Pat Head, Teresa Edwards devient la plus jeune joueuse de basket-ball de l'histoire à devenir championne olympique .
Rivalité avec l'URSS (1986-1991) Les équipes des États-Unis et d'URSS se retrouvent de nouveau en 1986. Les Américaines s'imposent lors du premier match entre ces deux équipes, 83 à 60 en finale des Goodwill Games . Lors du championnat du monde 1986, les deux équipes parviennent en finale en étant invaincues, les Américaines s'imposant facilement lors de ses six premières rencontres, seule la Hongrie avec un déficit de quinze points restant sous la barre des vingt points. Avec trois joueuses à quatorze points ou plus sur l'ensemble de la compétition, Cheryl Miller, Teresa Edwards et Katrina McClain — Cynthia Cooper commence sa carrière sous le maillot américain avec 5,9 points et 1,9 rebond — l'équipe américaine s'impose pour la deuxième fois de l'année face à l'équipe soviétique, sur le score de 108 à 99 .
Les deux équipes se présentent comme les deux favorites pour le titre olympique lors des Jeux olympiques de 1988 disputés à Séoul. Ce tournoi est le premier tournoi olympique depuis 1976 où la compétition n'est pas faussée par des décisions politiques. Les Américaines, dont la moitié de l'équipe joue désormais en Europe, aligne une équipe très expérimentée par rapport à ses devancières : Ann Donavan a été finaliste du mondial 1983, championne olympique en 1984 avec Teresa Edwards, et neuf des douze joueuses, dont Donavan et Edwards, sont championnes du monde en titre. Toutefois, la rencontre entre les deux seules nations déjà couronnées d'un titre olympique se déroule plus tôt que prévu : avec une défaite face à l'Australie lors du dernier match du premier tour, l'équipe soviétique termine deuxième de son groupe et affronte donc les États-Unis en demi-finale. Celle-ci voit la victoire des Américaines sur le score de 102 à 88 . La sélection américaine remporte son deuxième titre olympique consécutif en s'imposant 77 à 70 face à la Yougoslavie .
Quatre des championnes olympiques de Séoul, ainsi que Lynette Woodard championne olympique à Los Angeles, sont encore présentes lors de la compétition internationale suivante . Les Américaines confirment cette nouvelle domination mondiale lors du championnat du monde 1990 en s'imposant face à la Yougoslavie. Cette compétition est la première où l'URSS est absente du podium des jeux ou des mondiaux.
Deux échec (1992-1994) Les Américaines, avec cinq joueuses qui ont remporté la médaille d'or à Séoul, et avec également quatre joueuses championnes du monde deux ans plus tôt, sont les grandes favorites des jeux olympiques de 1992 de Barcelone . Toutefois, opposées aux joueuses de l'Équipe unifiée, qui succède à l'URSS lors de cette compétition, les Américaines s'inclinent en demi-finale sur le score de 79 à 73 . Cette défaite met un terme à une série de quinze victoires consécutives lors des Jeux olympiques. Les joueuses américaines remportent la médaille de bronze en s'imposant ensuite face à Cuba.
Les Américaines concèdent un nouvel échec lors de la compétition internationale suivante avec une défaite 110 à 107 en demi-finale face au Brésil, futur vainqueur de la compétition. Une victoire 100 à 95 permet aux Américaines de remporter une nouvelle médaille de bronze .
À la reconquête des titres mondiaux et olympique (1995-1998)