François Louis Bouchu, né le , à Is-sur-Tille (Côte-d'Or), mort le à Antony (Hauts-de-Seine), est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie
François Bouchu naît le en Bourgogne, à Is-sur-Tille, et est baptisé le suivant. Il est le fils de Pierre Bouchu, négociant, et de Jeanne Julien.
Caporal dans le de volontaires de son département, le , il fait la guerre de 1792 à l'armée du Nord. Prisonnier le à l'affaire de Grinwel, près de Maubeuge, où il reçoit une légère blessure, il obtient, à sa rentrée au corps le , le grade de sergent.
Nommé lieutenant dans la compagnie de canonniers du de la Côte-d'Or, le , il se trouve au combat de Rheinzabern, sous Landau (armée du Rhin). Le suivant, dirigé sur l'armée du Midi, il prend part au siège de Toulon.
Passé à l'armée d'Italie après la reprise de cette place, il y sert depuis la fin de l'an II jusqu'au commencement de l'an VI. Capitaine en second le 15 prairial an II dans la compagnie des canonniers attachée à la de ligne, devenue , il se signale à la prise d'Oneille, au siège de Ceva (Piémont), au siège et au blocus de Mantoue en l'an IV et en l'an V, et combat à Castiglione.
Pendant le blocus de Mantoue, il fait remonter, sous le feu des retranchements ennemis, les barques nécessaires à l'établissement du pont de l'île de Thé, et coopére au passage du Tagliamento le 26 ventôse an V. Capitaine de la de pontonniers le 27 germinal de la même année, il suit l'expédition d'Égypte, assiste à la prise de Malte et d'Alexandrie, aux sièges de Jaffa, de Saint-Jean-d'Acre et du Caire. Chargé, au siège de Saint-Jean-d'Acre, de diverses reconnaissances des approches de la place, il s'en acquitte avec autant de zèle que de talent, et reste constamment exposé au feu des batteries du port et des remparts de la ville.
Lorsque le général Napoléon Bonaparte remet à Kléber le commandement en chef de l'armée d'Orient, il porte le commandant Bouchu sur la liste des officiers d'élite qu'il recommande à son attention ; lui-même, après les événements de brumaire, n'oublie pas le brave de Saint-Jean-d'Acre, et il le nomme, le 5 floréal an VIII, chef de bataillon d'artillerie, et, quand cet officier supérieur rentre en France, il le charge d'organiser à Strasbourg le de pontonniers, dont il lui donne ensuite le commandement.
Nommé sous-directeur des ponts près le parc général d'artillerie des camps sur l'Océan, le 21 fructidor an XI, il fait les campagnes de l'armée des côtes des ans XI et XII, et reçoit à Boulogne, le 25 prairial de cette dernière année, la décoration de la Légion d'honneur. Colonel, le complémentaire an XIII, et attaché provisoirement à l'état-major général de l'artillerie, il prend le commandement du d'artillerie à pied.
Pendant la campagne d'Allemagne de l'an XIV, en Prusse et en Pologne, en 1806 et 1807, il remplit les fonctions de directeur du parc général, et, le , il obtint la croix d'officier de la Légion d'honneur.
Chef de l'état-major général de l'artillerie de l'armée d'Espagne, le , il commande l'artillerie du à la bataille d'Ocaña. Promu général de brigade le , sur la proposition du maréchal Soult, duc de Dalmatie, pour sa conduite au siège de Badajoz et à la bataille d'Albuera, il commande l'artillerie du midi de l'Espagne à partir du .
Appelé le à la direction des équipages de pont de la grande armée, il montre tant d'intelligence et de valeur à l'attaque du pont de Meissen, que l'Empereur croit devoir lui conférer le titre de baron de l'Empire.
Nommé en décembre au commandement de l'artillerie de la ville de Torgau, il est fait prisonnier après une vigoureuse résistance, et ne rentre en France qu'après la première abdication de Napoléon . Commandant de l'école d'artillerie de Grenoble le , chevalier de Saint-Louis le suivant, il se trouve à Grenoble au moment où l'Empereur fait son entrée dans cette ville au retour de l'île d'Elbe.
Le , il reçoit l'ordre d'aller prendre le commandement de l'artillerie de l'armée des Pyrénées orientales.
Nommé, le , commandant de l'École régimentaire de Valence, et de l'École polytechnique le suivant, il reçoit, le , la décoration de commandeur de la Légion d'honneur, et le , celle de grand officier.
Louis XVIII l'attache au comité consultatif de l'artillerie, et lui confie, le , la direction du parc d'artillerie des Pyrénées. Il soutient dignement au siège de Pampelune son ancienne réputation.
Le , le roi l'élève au grade de lieutenant-général, et le roi d'Espagne lui accorde le 23 du même mois, la plaque de de l'ordre de Saint-Ferdinand.
Attaché successivement, de 1816 à 1831, à l'inspection des troupes et au comité de son arme, placé en non-activité le , et enfin admis le dans la section de réserve du cadre de l'état-major général de l'armée, il meurt à Antony, près de Paris, le suivant.
Hommages 200px|thumb|right|Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, et . Son nom figure sur le côté ouest de l'arc de triomphe de l'Étoile.
Une rue d'Is-sur-Tille, sa ville natale, porte son nom. Liens externes
Notes et références
Catégorie:Naissance dans la province de Bourgogne Catégorie:Naissance en novembre 1771 Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1820 Catégorie:Directeur général de l'École polytechnique Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1811 Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Décès dans le département de la Seine Catégorie:Décès en octobre 1839 Catégorie:Décès à 67 ans Catégorie:Décès à Antony