Paul Henri, LanjuinaisOn trouve parfois, néanmoins la particule ne paraît pas justifiée, et on ne trouve pas de traces de lettres patentes concédant cette particule., né le à Paris et mort le à Bignan, est un homme politique français.

Biographie Paul-Henri Lanjuinais est fils du comte Paul-Eugène Lanjuinais, membre de la Chambre des pairs, et petit-fils du conventionnel Jean-Denis Lanjuinais, professeur de droit et avocat rennais qui fait une longue carrière parlementaire, de 1789 à sa mort en 1827.

Il entre à l'École de Saint-Cyr (1852-1854, promotion ), en sort comme officier de cavalerie, et fait, comme sous-lieutenant de hussards, la guerre de Crimée.

Il donne sa démission en 1863 pour passer une licence de droit.

Un notable morbihanais Après la guerre de 1870, durant laquelle il reprend du service avec le grade de capitaine, il est élu maire de Roézé dans le département de la Sarthe, puis de Bignan en 1881 jusqu’en 1916, année de sa mort.

À ce second mandat municipal, s’ajoutent celui de député de la circonscription de Pontivy, de 1881 à 1914, celui de conseiller général du canton de Saint-Jean-Brévelay, de 1882 à sa mort. Président du conseil général du Morbihan de 1901 à 1913, il est président du groupe monarchiste à la Chambre des députés.

Homme de culture, il préside aussi la société des bibliophiles bretons, ainsi que l'Association bretonne.

Le , Paul Henri Lanjuinais achète, à son cousin Louis Albert Henri de Janzé (petit-fils de Louis Henri de Janzé), le domaine de Kerguéhennec, d’une superficie de . Dès son installation, il s'applique à embellir le château et le parc et entreprend d'importants travaux de réaménagement. Pour cela, il fit appel à un architecte parisien, Ernest Trilhe, spécialisé dans la restauration. C'est le comte de Lanjuinais qui fait aménager, en 1872, le parc de 170 hectares par le paysagiste suisse Denis Bühler, auteur en 1854, avec son frère Eugène, du parc de la Tête d'or à Lyon.

Premier passage à la Chambre (1881-1898) Ses opinions monarchistes le désignent, le , aux suffrages des conservateurs de la de Pontivy : éluPar (, ), contre à Louis Joachim Le Maguet député par (, ), contre Louis Joachim Le Maguet, républicain, député sortant, il prend place à l'extrême droite, voit son élection validée (1882) après enquête, et ne tarde pas à se signaler parmi les plus ardents adversaires du gouvernement de la République.

M. Lanjuinais prend part à un certain nombre de discussions : sur l'enseignement primaire, sur les conventions avec les compagnies de chemins de fer, et principalement sur les questions concernant l'armée et le budget de la guerre. Il vote contre les divers ministères qui se succèdent aux affaires, se prononce contre les crédits de l'expédition du Tonkin, etc., et, porté, le , sur la liste monarchiste du Morbihan, est réélupar (, ), le sur 8, député de ce département.

Il reprend sa place à la droite monarchiste, continue son opposition au régime, vote contre l'expulsion des princes (loi d'exil de 1886), contre la politique extérieure et intérieure du gouvernement, et, à la fin de la législature, contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (), pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre les poursuites contre le général Boulanger.

Le , dans la de Pontivy, Lanjuinais est réélu avec sur .

À la Chambre, il devient membre de la commission de l'armée et d'une commission spéciale pour les problèmes postaux.

Appartenant à la droite royaliste - il est vice-président, puis président du groupe, il est un adversaire déclaré des institutions républicaines, de l'enseignement laïque obligatoire (lois Jules Ferry), de l'impôt sur le revenu et sur la rente.

Il est réélu avec sur le , dans la même circonscription. Il devient membre de diverses commissions en plus de celle de l'armée. En particulier il est élu membre de la commission d'enquête sur le scandale de Panamá. Ses interventions sont nombreuses (législation électorale, état de la marine, répression des menées anarchistes, régime fiscal des successions…).

thumb|left|Reconstitution de l'attentat , illustration parue dans Le Petit Parisien. Le , vers , l'anarchiste Auguste Vaillant lance une bombe de forte puissance dans l'hémicycle du palais Bourbon.

Second passage à la Chambre (1899-1914)

Antidreyfusard, battu le par Langlais, qui obtient contre à lui-même, il se présente à l'élection du , après l'annulation de l'élection de Langlais et l'emporte cette fois facilement contre son adversaire avec sur , contre pour son adversaire, après une intense campagne électorale où le clergé local le soutient avec vigueur et en raison de nombreuses pressions exercées sur les électeurs.. Membre de diverses commissions, il intervient notamment à propos du projet et des propositions de loi concernant le contrat et le droit d'association.

Le , il est réélu avec sur contre 269 voix seulement pour Le Bouédec, dès le premier tour. Dans son programme électoral, il manifeste l'espoir de voir la France et se débarrasser d'un gouvernement qui, disait-il, . Il prit la parole en séance publique en ce qui concerne la séparation des Églises et de l’État, l'assistance aux vieillards, l'enseignement congréganiste.

Le , il bat Le Floch avec sur , contre . Président de nombreux bureaux, il ne fait partie d'aucune commission. Il est entendu notamment lors de la discussion du budget sur l'exercice public des cultes. Son activité parlementaire s'est beaucoup réduite. .

Le , il obtient sur . Langlais, son ancien adversaire, a . Il n'intervient qu'une seule fois en séance publique (à propos des vieux ouvriers, en 1911) et ne dépose qu'une proposition de loi d'intérêt local. Dans sa profession de foi, on sent percer une certaine lassitude. Il écrit en substance :

200px|thumb|left|Armes de la famille LanjuinaisÉcartelé : au 1, du quartier des Comtes Sénateurs de l'Empire ; au 2, d'argent à la croix potencée de sinople ; au 3, d'argent à trois mains dextres appaumées de carnation 2, 1, les doigts tournés à dextre; au 4, d'azur au lion d'or tenant de la patte sénestre une balance d'argent et de la dextre un frein du même. L'écu environné d'une bordure de sable. Couronne de comte. Supports Deux lions. Devise . Manteau Le tout posé sur un manteau de pair de France, sommé du béret de comte-pair..

Il ne se représente pas aux élections de 1914, laissant son siège à son gendre, Arthur Espivent de La Villeboisnet, et meurt le , dans sa , à Bignan.

Ascendance et postérité Unique fils de Paul Eugène, Lanjuinais, né de son second mariage avec Marie Louise de Janzé ( - Paris † - Paris), fille d'Henri, comte de Janzé (1784-1869) et petite-fille de Bigot de Préameneu, Paul-Henri Lanjuinais se maria aussi deux fois : (1°) en 1864, avec Louise Pillet-Will (1839-1870), fille du comte Michel Frédéric Pillet-Will (1781-1860) ; puis (2°) le avec Marie-Alexandrine de Boisgelin (1849-1906), fille de Bruno (1828-1895), de Boisgelin (1866).

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste de Saint-Cyriens par promotion ; Loi du 22 juin 1886 d'exil des membres de famille ayant régné en France ; Loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association ; Canton de Saint-Jean-Brévelay ; Conseil général du Morbihan ; Château de Kerguéhennec ; Famille Espivent de la Villesboisnet ;

Liste de personnalités enterrées au cimetière du Père-Lachaise ;

Liens externes

Bibliographie

Catégorie:Naissance en juillet 1834 Catégorie:Naissance dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Comte français du XIXe siècle Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Comte français du XXe siècle Catégorie:Personnalité française de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Maire de la Sarthe Catégorie:Maire du Morbihan Catégorie:Conseiller général du Morbihan Catégorie:Président du conseil général du Morbihan Catégorie:Député du Morbihan (Troisième République) Catégorie:Député de la troisième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quatrième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la cinquième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la sixième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la septième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la huitième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la neuvième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la dixième législature de la Troisième République Paul Catégorie:Personnalité légitimiste du XIXe siècle Catégorie:Militaire français de la guerre de Crimée Catégorie:Décès en février 1916 Catégorie:Décès dans le Morbihan Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 30)