Vallée d'Elorz (en basque Elortzibar ou en espagnol Valle de Elorz) est une commune et une vallée de la communauté forale de Navarre (Espagne). Elle fait partie de la mérindade de Sangüesa et de la sous-région métropolitaine de Pampelune, à environ 7,3 kilomètres de cette dernière. Son altitude varie entre 450 et mètres, et sa superficie est de . En 2025, elle compte habitants.
La commune Vallée d'Elorz reste officiellement située dans la zone non bascophone de la Communauté forale de Navarre. Même après la réforme issue de la loi du , qui permettait à certaines communes de demander leur intégration dans la zone mixte, Vallée d'Elorz n'a pas fait ce choix.
La population locale est appelée elortzibartar en basque et elortzibarres en espagnol. Le hameau d'Ibarburua est rattaché à Noain et abrite le siège de la mairie.
Toponymie Vallée d'Elorz est également connu sous différentes dénominations selon les langues : en basque : Elortzibar en espagnol : Valle de Elorz ; en navarrais roman ou en aragonais : Val d'Elorz.
Le toponyme a connu plusieurs graphies au cours de l'histoire :
Ual de Elorçe (1067) ; Elorçeibar (1366) ; Val d'Elorz (1366) ; Elorz (1591).
Sous l'Ancien Régime, la région est connue sous le nom d'Elortzibar, dont le centre administratif est le conseil d'Elorz. Lors de la création des communes au XIXe siècle, la vallée est constituée en commune sous le nom d'Elorz (forme officielle en espagnol), tout en perdant le conseil de Tebas, devenu une commune indépendante. Par la suite, Muru-Astráin lui est rattachée pour des raisons de continuité territoriale.
En 1995, à l'issue du mandat du conseil de Noain et avec la reprise des compétences par le conseil municipal, cette localité, la plus peuplée de la commune, obtient que son nom soit intégré à la dénomination officielle, qui devient Noain (Elortzibar). L'usage de parenthèses, inhabituel dans la toponymie basque, suscite alors des réactions.
En , considérant la surreprésentation de Noain dans la dénomination, le conseil municipal décide de rétablir le nom de Valle de Elorz / Elortzibar. Cette décision est approuvée par le Gouvernement de Navarre le et entre en vigueur le , après sa publication au Journal officiel de Navarre.
Géographie La commune correspond à la partie inférieure du bassin versant de l'Elorz, un cours d'eau qui prend sa source dans la vallée d'Ibargoiti avant de se jeter dans l'Arga, dans la vallée du Zizur. Elle bénéficie d'une situation géographique stratégique en matière de communications. Le territoire communal accueille l'Aéroport de Pampelune et est traversé par plusieurs axes majeurs, dont l'autoroute des Pyrénées en direction de Sangüesa, l'autoroute de Navarre vers Mendialdea et la Ribera, ainsi que la ligne ferroviaire Saragosse–Altsasu. Par ailleurs, entre les localités d'Oriz, Dorre et Imarcoain, se trouve la Cité des Transports, principal pôle industriel de la vallée.
La municipalité est composée des villages suivants : Noáin (Valle de Elorz) / Noain (Elortzibar), Imarcoain (Imarkoain), Elorz / Elortz, Torres (Dorre), Guerendiáin (Guerendiain), Yarnoz (Iharnotz) , Zabalegui (Zabalegi), Zulueta, Oriz (Oritz), Otano (Otao) et Ezperun.
Localités limitrophes Vallée d'Aranguren au nord, Valdorba et Vallée d'Izarbe au sud, la Vallée d'Unciti et Monreal au sud et Communauté de Galar et Beriáin à l'ouest. Son territoire est traversé par la rivière Elorz.
Histoire thumb|left|Monument commémoratif de la bataille de Noáin La première mention documentée d'Elortzibar remonte à 1067, dans un texte où l'évêque de Pampelune, Juan, apparaît comme bénéficiaire de la vallée. Un autre document daté de 1095 cite la localité sous la forme Elorceibar. Le roi Thibaut II de Navarre utilisa la charte d'Ezarra afin de séparer Elortzibar de Tebas.
Au cours des siècles suivants, les différents conseils composant la vallée furent administrés par un député de la vallée, élu annuellement par les régents des localités lors d'une assemblée tenue dans l'église du cimetière de Torres. Par ailleurs, chaque localité disposait de compétences propres en matière de justice.
Traditionnellement, la population était majoritairement rurale et vivait de l'agriculture, exploitant notamment les pâturages du massif d'Alaitz.
Au XXe siècle, le territoire connut un processus d'industrialisation marqué par l'implantation de plusieurs usines de grande taille, dont certaines employaient plusieurs centaines de personnes. À partir des années 1970, en raison de sa position stratégique, furent également aménagés la Cité des transports de Pampelune ainsi que le bureau des douanes du Transports Internationaux Routiers (TIR).
Administration Démographie Évolution démographique 1996 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 3 857 3 879 3 869 3 921 3 972 4 070 4 169 4 254 4 496 4 789 5 322 Sources: Noáin et instituto de estadística de navarra
Transports en commun
Les lignes de Eskualdeko Hiri Garraioa desservent Noain.
Patrimoine thumb|left| Aqueduc de Noáin
Patrimoine civil Pont médiéval d'Otano Tour crénelée de Yárnoz
Patrimoine religieux Église de style gothique: San Miguel de Arcángel, en service uniquement l'été. Église San Juan Bautista de Guerendiáin Église de La Ascensión d'Otano Église paroissiale de La Nativité de Yárnoz
Personnalités thumb|right|500px| Noáin vu depuis la tour de contrôle de l'aéroport
Notes et références
Voir aussi Sources
Catégorie:Commune en Navarre