vignette|Combustion de carburant diesel pour le transport, émission de gaz à effet de serre et de particules.

La consommation d'énergie et l'effet de serre sont étroitement liés : le consensus scientifique actuel pointe vers l'origine anthropique de l'actuel réchauffement climatiqueLe Quatrième rapport d'évaluation du GIEC utilise le terme « très probable ». Voir p.49 (en ligne ) : Le même texte, p.37, précise les termes utilisés pour indiquer la probabilité estimée, selon les experts, d’une donnée ou d’un résultat : « pratiquement certain (probabilité supérieure à 99 %) ; extrêmement probable (probabilité supérieure à 95 %) ; très probable (probabilité supérieure à 90 %) ; probable (probabilité supérieure à 66 %) ; plus probable qu’improbable (probabilité supérieure à 50 %) ; à peu près aussi probable qu’improbable (probabilité de 33 % à 66 %) ; improbable (probabilité inférieure à 33 %) ; très improbable (probabilité inférieure à 10 %) ; extrêmement improbable (probabilité inférieure à 5 %) ; exceptionnellement improbable (probabilité inférieure à 1 %). ». Ainsi, l’estimation du rôle probable de l’homme dans le changement climatique a augmenté entre 2001 et 2007, puisque selon le troisième rapport (en ligne ), en 2001, ce rôle n’était qualifié que de « probable ».. Les différentes activités humaines émettent d'importantes quantités de gaz à effet de serre (GES), et ceux-ci influent sur les dynamiques atmosphériques à l'échelle planétaire, empêchant notamment la réémission des rayonnements infrarouges de la Terre vers l'espace.

Une part importante des émissions de gaz à effet de serre est due à la fourniture et à la consommation d'énergie. La combustion des énergies fossiles est prépondérante dans ces émissions. La combustion de charbon, lignite, pétrole (et ses dérivés tels le carburant Diesel ou le kérosène) ou de gaz naturel est émettrice d'énergie, de et de différents autres sous-produits. C'est cette énergie que les activités humaines recherchent.

Ainsi, en France, les schémas régionaux d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) élèvent au rang de thématique environnementale le triptyque que constituent le climat, l'énergie et l'air, connu sous le vocable climat-air-énergie. À titre d'exemple, le SRADDET du Grand Est comporte une annexe « climat-air-énergie »Annexe : diagnostique thématique « climat-air-énergie » , Grand Est, ..

Contexte Pour la première fois, selon le ministre italien de la transition écologique, le G20 a admis que ..

Quelques chiffres En 2003, la consommation finale d'énergie dans le monde s'est montée à de tonnes d'équivalent pétrole (tep)Commissariat à l'énergie atomique, Mémento sur l'énergie - 2006, Gif-sur-Yvette, , 16.1 tep = 41,855 GJ = .) ; dont 25 % pour les États-Unis, 19,5 % pour l'Union européenne (27 membres) et 10,8 % pour la Chine.

Secteurs énergétiques Transports

Le transport est le secteur d'activités humaines qui produit le plus de gaz à effet de serre. L'activité du transport génère dans les pays développés environ 25 à 30 % des émissions de et ces émissions sont en forte augmentationTransports, énergie et gaz à effet de serre : vers un rationnement ?, Université Lumière Lyon 2.. Selon une étude prenant en compte transport, alimentation, hébergement et achats des voyageurs, 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dus au tourisme. La croissance continue du tourisme mondial, poussée par l’élévation du niveau de vie des pays émergents, laisse présager une aggravation de son impact environnemental malgré les efforts de réduction de l'empreinte carbone de ce secteur économique..

Chaleur

En France, la chaleur constitue, avec 35 % des besoins énergétiques, le premier poste énergétique. En effet, le chauffage consomme contre : 50 pour les transports, 40 pour la production industrielle 18 pour l'électricité spécifique. Les besoins de chaleur sont actuellement couverts à 80 % par les énergies fossiles (données de l'association AMORCE).

Selon un rapport parlementaire, pour substituer l'usage des fossiles, il faut développer les énergies renouvelables thermiques. Il appartient aux collectivités territoriales d'accompagner et d'amplifier ce développementÉnergies renouvelables et développement local : l'intelligence territoriale en action, consulté le 19 octobre 2017.

En revanche, pour l'association Sauvons le climat, le développement du chauffage électrique couplé à une meilleure isolation des bâtiments est la solution la plus efficace Claude Acket et Pierre Bacher, Diviser par quatre les rejets de dus à l’énergie : le scénario Negatep, janvier 2011.

Électricité Selon une étude parue dans Nature en 2020, même à supposer que l'empreinte carbone de l'électricité ne présente pas d'amélioration, il y a quand même intérêt à passer aux voitures électriques pour les transports, et aux pompes à chaleur pour les bâtiments..

Émissions de GES des filières de production d'électricité Le tableau suivant permet de comparer les émissions totales de GES par filière de production d'électricitéL’énergie nucléaire et le protocole de Kyoto, sur oecd-nea.org (consulté le 16 décembre 2015)..

+Émissions totales de GES des différentes filières de production d'électricité (gCeq/kWh) Énergie/Technologie Émission des centrales Autres étapes de la filière Total LIGNITE Technologie des années 1990 (borne supérieure) 359 7 366 Technologie des années 1990 (borne inférieure) 247 14 261 Technologie de 2005-2020 217 11 228 CHARBON Technologie des années 1990 (borne supérieure) 278 79 357 Technologie des années 1990 (borne inférieure) 216 48 264 Technologie de 2005-2020 181 25 206 PÉTROLE Technologie des années 1990 (borne supérieure) 215 31 246 Technologie des années 1990 (borne inférieure) 195 24 219 Technologie de 2005-2020 121 28 149 GAZ NATUREL Technologie des années 1990 (borne supérieure) 157 31 188 Technologie des années 1990 (borne inférieure) 99 21 120 Technologie de 2005-2020 90 16106 SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE Technologie des années 1990 (borne supérieure) 0 76,4 76,4 Technologie des années 1990 (borne inférieure) 0 27,3 27,3 Technologie de 2005-2020 0 8,2 8,2 HYDRAULIQUE Centrales de lac (Brésil, théorique) 0 64,6 64,6 Centrales de lac (Allemagne, borne supérieure) 0 6,3 6,3 Centrales de lac (Canada) 0 4,4 4,4 Centrales au fil de l'eau (Suisse) 0 1,1 1,1 BIOMASSE Borne supérieure 0 16,6 16,6 Borne inférieure 0 8,4 8,4 ÉOLIEN Puissance installée 25 % (Japon) 0 13,1 13,1 Puissance installée < 10 %, terrestre (Suisse) 0 9,8 9,8 Puissance installée 10 %, terrestre (Belgique) 0 7,6 7,6 Puissance installée 35 %, sites côtiers (Belgique) 0 2,5 2,5 Puissance installée 30 %, sites côtiers (RU) 0 2,5 2,5 NUCLÉAIRE Borne supérieure 0 5,7 5,7 Borne inférieure 0 2,5 2,5

Une évaluation des émissions de produites par filière de production a été réalisée par l’institut allemand Öko-Institut, à la demande du ministre allemand de l'écologie Sigmud Gabriel, à partir du modèle GEMIS GEMIS - Globales Emissions-Modell integrierter Systeme, sur iinas.org (consulté le 17 octobre 2016).. Le rapport précise que l'électricité nucléaire émet de (en France) à (en Russie) de par kilowatt-heure produit et que l'électricité éolienne émet de par kilowatt-heure produit Die von Ihnen gewählte Seite gibt es nicht, ist nicht mehr erreichbar oder es besteht keine Zugangsberechtigung, sur bmu.de (consulté le 17 octobre 2016).. On constate ainsi que des méthodes de calcul différentes donnent des résultats similairesPour obtenir des valeurs en g()/kWh, il faut multiplier les valeurs par la masse molaire du et diviser par celle du carbone, soit : = = ..

Bâtiment

En France, les bâtiments résidentiels et tertiaires produisent 24 % des émissions de gaz à effet de serre et représentent 44 % des consommations énergétiques. La loi sur la transition énergétique fixe donc des objectifs ambitieux pour le secteurRéduire l'émission des gaz à effet de serre engendrée par le secteur du bâtiment : Base de propositions officielles de la Fédération Française du bâtiment, février 2016.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes

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