La section féminine de l'Association sportive de Saint-Étienne est un club féminin de football français basé à Saint-Étienne et créé en 1977 sous le nom de Racing Club de Saint-Étienne. C’est en 2009 que l’équipe devient l’Association sportive de Saint-Étienne.

Les Stéphanoises atteignent pour la première fois de leur histoire la Division 1 en 1980, pour seulement deux saisons. Redescendues en Division 2 puis dans les divisions régionales de la Ligue de Rhône-Alpes, elles doivent attendre 2004 pour réapparaître dans un championnat national, en Division 3.

Après deux promotions rapides, elles retrouvent l'élite en 2007. Absorbé par l'Association sportive de Saint-Étienne en 2009, le club du Forez décroche en 2011 la Coupe de France, son premier titre majeur. Promues après la saison blanche de D2 de 2020-2021, les Vertes retrouvent ainsi l'élite après plusieurs saisons d'attente. Le club évolue en Première Ligue depuis la saison 2023-2024. Suite à une relégation sportive, l'équipe retrouve la Seconde Ligue pour la saison 2026-2027.

Histoire RC Saint-Étienne : un parcours chaotique (1977-2000) Le successeur de l'AS Saint-Étienne (1977-1980) Le Racing Club de Saint-Étienne est créé le à la suite de la fermeture, le , de l'éphémère section féminine du célèbre club professionnel masculin de la ville de Saint-Étienne, l'AS Saint-Étienne. Ce club uniquement féminin évoluera ensuite pendant trois saisons dans le Championnat régional de la Ligue de Rhône-Alpes, dans un relatif anonymat, avant de rejoindre pour la première fois le niveau national au début des années 1980.

Une première expérience dans l'élite (1980-1982) En 1979, pour la du Championnat de France féminin de football, il fut décidé d’élargir le nombre d'équipes participantes à la Division 1 à 48 clubs, au lieu de 20 précédemment. Le RC Saint-Étienne bénéficie de cet élargissement et réussit, dès la saison suivante, à rejoindre l'élite pour la première fois de son histoire grâce à ses bons résultats en Ligue du Rhône-Alpes.

Les Stéphanoises restent deux saisons dans l'élite. Elles sont placées dans le groupe contenant les équipes du sud-est de la France en compagnie de clubs comme le FC Lyon, l'Olympique de Marseille ou l'ES Arpajonnaise. Les Vertes n'arrivent sur aucune des saisons à sortir du groupe et ce sont le FC Lyon en 1981, puis le Caluire SCSC en 1982, qui se qualifient pour le tournoi final.

Des performances en dents de scie (1982-1986) La formule change pour la saison 1982-1983 alors qu'un niveau inférieur, la Division 2 est mise en place pour la première fois. Les 3 premiers de chaque groupe du tour préliminaire se qualifient pour le Championnat de Division 1, tandis que les 3 derniers participeront au Championnat de Division 2. Dans un groupe où l'on retrouve les rivales régionales du FC Lyon, mais aussi le FC Vendenheim, l'US Orléans, l'AS Moulins et l'AS Valentigney, les Stéphanoises terminent le tour préliminaire à la dernière place avec seulement deux points et sont reversées au Championnat de Division 2. Elles échouent à se maintenir au niveau national lors de cette deuxième phase, finissant à l'avant-dernière place de leur groupe devant l'US Beaumont.

Le RC Saint-Étienne passe ensuite deux saisons dans le Championnat régional de la Ligue de Rhône-Alpes. Il y réussit une très bonne saison 1984-1985 : les Vertes glanent leur premier titre régional avec la Coupe de la Loire et surtout se qualifient pour le tour préliminaire des divisions nationales pour la saison suivante.

La saison 1985-1986 est la dernière année d'existence de la Division 2 avant qu'elle ne soit rétablie sept ans plus tard. Les Stéphanoises vont jouer de malchance. Elles échouent d'abord à se qualifier pour la Division 1, finissant de leur groupe à un point derrière l'AS Toussieu. Puis, reversées dans un groupe de Division 2 où elles retrouvent notamment l'Olympique de Marseille et l'ES Arpajonnaise, elles réussissent une excellente phase de groupe, se classant à la à l'issue de la saison régulière et atteignant pour la première fois le tournoi final. Elles tombent cependant en demi-finale sur le FCF Juvisy ; le club de l'Essonne, déjà redoutable, ne lui laisse aucune chance (6-0, puis 3-0). Malgré leur très bon parcours jusqu'au tournoi final, à cause de la disparition de la Division 2 la saison suivante, les Stéphanoises sont reléguées en Ligue de Rhône-Alpes.

Déclin et renaissance en Ligue de Rhône-Alpes (1986-1993) Retombé douloureusement dans le Championnat de la Ligue de Rhône-Alpes, le club semble avoir du mal à s'en remettre et va lutter dans les divisions régionales pendant 7 saisons consécutives avant de refaire parler de lui au niveau national. Un coup d'éclat illumine cependant cette période : le gain du titre de Champion de Division d'Honneur de Rhône-Alpes lors de la saison 1991-1992. Malgré ce titre, les Stéphanoises auront besoin d'une saison supplémentaire pour atteindre de nouveau la Division 2 (National 1B), qui a été recréée en 1992.

Nouvelle expérience en Division 2 (N1B) : des espoirs déçus (1993-1997) La Division 2 - appelée National 1B - compte à cette époque trois groupes de 10 équipes réparties selon leurs positions géographiques. Les trois premiers de chaque groupe sont qualifiés pour la saison suivante en Division 1 et s'affrontent en fin de saison pour obtenir le titre de Champion. La saison des Stéphanoises à ce niveau est très prometteuse : elles terminent à la du Groupe B à du premier, le Toulouse OAC, derrière le Caluire SCSC et à égalité de points avec le Toulouse Olympique Mirail. Elles se placent à la du groupe la saison suivante, à 1 point de Montpellier Le Crès, mais loin du vainqueur de la poule, Caluire SCSC.

Montant en puissance au fil des saisons, les Vertes entament la saison 1995-1996 avec un statut de favorites. C'est pourtant une saison très difficile qui les attend. Elles vivent notamment une saison très compliquée défensivement et finissent l'année avec un déficit de 17 buts à une modeste , présageant la saison catastrophique qui allait suivre. En effet, elles achèvent la saison 1996-1997 avec seulement deux victoires, à une derrière le FCF Ambilly synonyme de relégation en ligue régionaleClassements et résultats en National 1B entre 1992 et 2000.

De retour dans l'anonymat du Championnat régional (1997-2000) Le club du Pays d'Astrée retourne à partir de 1997 pour sept saisons dans les divisions régionales de la Ligue de Rhône-Alpes et ne fera plus parler de lui au niveau national avant le Championnat interrégional de la saison 2001-2002, qualificatif pour la nouvelle Division 3. Le principal événement de cette période survient dans l'équipe dirigeante du club avec la nomination en 2000 de Stéphane Tessier - alors entraîneur de l'équipe - à la présidence du club du Forez, succédant à Jean Nebouy. Sa mission, avec le directeur sportif de l'époque, Michel Gaffie, est ambitieuse : faire du club de Division d'Honneur régionale l'un des 5 meilleurs clubs de France, avec comme espoir secret un rapprochement avec le club professionnel masculin de l'AS Saint-ÉtienneStéphane Tessier. Le financier au cœur vert..

RC Saint-Étienne : la montée en puissance (2000-2009) De nouvelles ambitions (2000-2004) Lorsque Stéphane Tessier prend la relève de Jean Nebouy en 2000, le club ne compte qu'une vingtaine de licenciées. Sa première tâche sera donc de structurer le club et d'en faire un pôle d'attraction et de formation pour les joueuses de la région. Sportivement, le club refait parler de lui en 2002 en se qualifiant pour le Tournoi interrégional mis en place cette année en vue du nouvel échelon qui est prévu pour la saison suivante : la Division 3. C'est encore un peu tôt pour le club du Forez qui termine de sa poule à seulement deux points de l'équipe qualifiée, le RC Flacé MâconChampionnat interrégional 2001-2002. On trouve déjà dans cette équipe des joueuses emblématiques du club qui joueront par la suite un rôle essentiel dans l'ascension du RC Saint-Étienne, comme les Franco-Algériennes : Lætitia Agab-Cluzel et Safia Bengueddoudj - qui deviendront par la suite des internationales algériennes.

C'est d'ailleurs avec de nombreuses joueuses internationales africaines - ou futures internationales - que le club remporte le Championnat de DH Rhône-Alpes en 2004 et gravira ensuite progressivement les échelons jusqu'au sommet. En plus des deux joueuses citées précédemment, on compte dans l'équipe qui est promue en Division 3 pas moins de cinq joueuses maliennes (dont la gardienne Djeneba Bamba et la défenseure Aïssata Coulibaly) et une joueuse camerounaise qui deviendra une joueuse clé de sa sélection nationale, Madeleine Michèle Ngono Mani.

Le passage éclair en Division 3 (2004-2005) Les Vertes ne restent qu'une saison en Division 3. En se classant de leur poule derrière les réserves des clubs de Division 1, le FCF Juvisy et l'Olympique lyonnais, elles accèdent au tournoi final de la Division 3Groupe B du Championnat de France de D3 2004-2005. Elles remportent brillamment leur groupe devant le Claix FF et l'ES Arpajonnaise, sécurisant ainsi leur accession à la Division 2, et se qualifient pour la finale. Elles y rencontrent le CPBB Rennes et s'inclinent 5 buts à 2 au terme d'un match spectaculaireFinale de D3 2004-2005.

Un court palier en Division 2 (2005-2007) En 2005, le Championnat de Division 2 compte deux poules de dix équipes réparties plus ou moins selon la position géographique. Le RC Saint-Étienne est placé dans le groupe B, en compétition avec des clubs comme le Celtic de Marseille ou le COM Bagneux. Les Amazones font une excellente saison (, 4 nuls pour seulement 2 défaites) et finissent à la devant l'USF Le Puy, qualifiées pour le tournoi final. Elles voient cependant s'amenuiser toute chance de promotion en perdant leurs deux premiers matchs. Les scores sont serrés. Les Bretonnes du Stade Briochin l'emportent à la dernière seconde grâce à deux buts tardifs (score final : 2 buts à 1), et le FCF Condéen résiste au retour des Amazones malgré un doublé de Safia Bengueddoudj (score final : 3 buts à 2). Ce sont finalement ces deux clubs qui se qualifieront pour l'élite.

Après cette bonne mais décevante première saison, Pierre-Yves Thomas remplace Michel Gaffie à la tête de l'équipe. Les Vertes se classent à la fin de la saison suivante à la de leur groupe derrière le FC Vendenheim et retrouvent les Alsaciennes lors de la phase finale. À la dernière journée, en accrochant le FC Vendenheim sur son terrain grâce à un but en deuxième mi-temps de Aïssata Coulibaly, le RC Saint-Étienne accroche la deuxième place qualificative pour la Division 1 et glane le titre de Vice-champion de Division 2. Cette même année, elles effectuent un joli parcours en Coupe de France (alors Challenge de France) qui les mènent jusqu'en quart de finale où elles sont écartées aux tirs-au-but par le Tours FC.

Une première saison exceptionnelle (2007-2008) Pour leur première saison dans l'élite, les Stéphanoises ne perdent pas leurs bonnes habitudes et font une saison exceptionnelle pour un promu. Avec dans ses rangs des joueuses comme Delphine Blanc, Karima Benameur, Kelly Gadea, Jessica Houara ou Fanny Tenret venues renforcer l'effectif à l'intersaison, l'équipe crée la surprise en pointant en en fin d'exercice, devant le Paris SG, et derrière le club professionnel de l'Olympique lyonnais, le club historique du FCF Juvisy, et pas loin du club professionnel du Montpellier HSC. Le Président du club, Stéphane Tessier, a rempli son premier objectif en huit ans, faire du RC Saint-Étienne l'un des 5 meilleurs clubs de France.

Une deuxième saison plus timide (2008-2009)