vignette|alt=Postdoctorantes au Laboratoire de Physique des Interfaces et des Couches Minces (LPICM) à Palaiseau en 2021|Postdoctorantes au (LPICM) à Palaiseau en 2021.
On appelle souvent chercheur postdoctoral (ou parfois postdoctorantL'expression « postdoctorant », utilisée en France, suggère un statut de « postétudiant », inexistant dans l'expression anglaise. Au Québec cependant, l'expression « postdoctorant » est acceptée par l'office québécois de la langue française.. ou encore chercheur postdoctorat, souvent abrégés en « postdoc ») un chercheur titulaire d'une thèse de doctorat ou équivalent (généralement depuis moins de dix ans) engagé en contrat de travail à durée déterminée dans un laboratoire de recherche.
Historique Apparus d'abord dans le domaine de la biologie dans le monde anglo-saxon, les postdocs se sont généralisés dans la recherche académique à la fin des années 1990. Ces chercheurs sont généralement embauchés pour un à cinq ans sur un poste associé à un contrat de recherche propre à l'unité de recherche ou bien obtenu à titre personnel via un organisme de financement de la recherche. Certaines institutions proposent des contrats postdoctoraux dans la perspective d'une titularisation ; c'est en particulier le cas des universités américaines avec les systèmes de tenure track pour les enseignants-chercheurs.
Le statut précaire de chercheur postdoctoral fait l'objet de critiques émanant des chercheurs eux-mêmes et des institutions, notamment en France, où il contraste avec le statut de fonctionnaire de la plupart des postes de chercheurs des établissements publics à caractère scientifique et technologique. Selon le Code de conduite pour le recrutement des chercheurs proposé par la Commission des communautés européennes,
Statuts et particularités En France En France, il existe depuis 2003 un nombre en forte croissance de jeunes chercheurs docteurs occupant des postes d'agent non titulaire de droit public de l'État.
Détails historiques Avant 2003, les contrats de travail à durée déterminée pour jeunes docteurs étaient relativement marginaux dans le paysage de la recherche française. Ils se trouvaient principalement financés par les contrats européens et les fondations médicales. En 1999, le ministère de la recherche mit en place une première opération de financement de 100 postes non titulaires d'une durée de 12 mois chaque année pour des docteurs étrangers, avec une rémunération nette de . Début 2003, le ministère de la Recherche mit en place une opération plus importante de création de 400 postes d'agents non titulaires en CDD pour de jeunes docteurs français ou étrangers. La loi de finance 2007 a créé 100 postes supplémentaires (augmentation budgétaire de 1,86 M€) s'ajoutant aux 700 existant pour un coût total de 27,85 M€ (représentant un coût total annuel moyen de par poste).. En 2008 ont été budgétées 9600 mensualités de contrats postdoctoraux avec coût unitaire mensuel chargé de , représentant une enveloppe de 28 millions d'euros.Bien que les titulaires de ces contrats ne soient pas en formation, ce budget était jusqu'en 2008 classé dans l'action « Dispositifs d’aide à la formation à et par la recherche » dans la loi de finance, il est maintenant classé dans l'action « Pilotage et animation ».. En 2008, l’encours représentait 800 contrats postdoctoraux (722 en EPST et 78 en EPIC). Dans le cadre de la mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques, 267 contrats ne seront pas renouvelés en 2009, faisant passer le budget consacré à ces contrats à 22,819 millions d'euros (soit mensualités chargés de équivalent à 650 annuités)..
Un certain nombre d'EPST et d'EPIC (IRD, CNRS, INSERM, CEMAGREF , INRETS, INRA, LCPC, INRIA, CIRAD, BRGM et CEA) recevaient dans ce cadre une dotation spécifique qui leur permettait de créer un certain nombre de postes de chercheur en CDD. Ils avaient la responsabilité de gestion de ces contrats pouvant concerner des chercheurs exerçant dans leurs propres laboratoires, dans des laboratoires universitaires qui leur étaient associés ou qui étaient reconnus par le ministère de la recherche comme unité d'accueil. Chaque établissement définissait les modalités d'attribution de ces contrats aux laboratoires et de recrutement de docteurs sur ces contrats. Les organismes de recherche pouvaient, sur la base de l’enveloppe de crédits reçue, moduler le niveau de rémunérations des chercheurs contractuels qu’ils recrutaient.
Pour les contrats sur subvention du ministère de la recherche gérés par le CNRS, les postes étaient attribués aux équipes de recherches sur un appel à projets national. Le recrutement se faisait, à la suite d'une campagne de publicité par le biais du site internet de l'organisme (236 offres en 2007, environ 220 proposées en 2008), sur examen du dossier scientifique des candidats et parfois audition, pour une durée de 1 an éventuellement renouvelable une fois ou deux ans ; le candidat devait être docteur depuis moins de deux ans pour postuler, le salaire de la catégorie « post-doctorant » était (au ) de brut/an ( précédemment).
Les contrats sur subvention du ministère de la recherche gérés par l'INRA (41 offres en 2007) étaient de deux ans avec une rémunération de brut/an et s'adressaient aux docteurs de moins de 40 ans.. Les contrats gérés par l'INSERM étaient soit d'une durée d'un an avec un salaire de brut/an, soit d'une durée de 5 ans avec un salaire de brut/an. Les contrats gérés par l'INRIA étaient d'une durée maximale de 2 ans avec un salaire de /an brut. Les contrats gérés par le CEMAGREF étaient d'au plus 18 mois avec un salaire de brut/an.
Chercheurs contractuels du Centre national de la recherche scientifique Le nombre de chercheurs contractuels docteurs employés par le Centre national de la recherche scientifique a été multiplié par 7 en 3 ans ( chercheurs en « CDD post-doctorant » ou « CDD chercheur » recensés dans une des unités du ou associées au CNRS au , 2160 au , 1648 au , 716 au , 328 au , moins de 60 avant 2003Bilans sociaux du CNRS., ces chiffres ne tiennent pas compte des chercheurs post-doctoraux engagés sur un « CDD ingénieur », dont le nombre n'est pas disponible). Les chercheurs contractuels docteurs représentent, au , 15 % des chercheurs rémunérés par le CNRS sur un total de (chercheurs contractuels doctorants 13 %, chercheurs fonctionnaires 72 %).
Les chercheurs contractuels peuvent être recrutés sur trois types de contrats différents ., « CDD post-doctorant » (pour les docteurs depuis moins de deux ans à leur embauche), « CDD chercheur » et « CDD ingénieur ». Les postes de chercheurs contractuels sur subvention d'État ayant disparu, les postes actuels sont créés uniquement sur demande de chercheurs fonctionnaires et financés par les aides de l'Agence nationale de la recherche ou d'autres organismes de financement.
Caractère légal des postes contractuels de chercheurs Le caractère légal de ce statut a été remis en cause par la Cour d'appel de Paris (par arrêté de ), dans le cas d'un contrat dans un EPIC. En effet, un postdoctorant a obtenu de dommages et intérêts de la part du CEA : la fin du contrat CDD a été reconnue comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Ce jeune chercheur a démontré que la justification de l'utilisation d'un CDD était fausse car le jeune chercheur exerce un poste de chercheur à part entière.
Le décret du et son arrêté ont créé le contrat post doctoral de service public en donnant un véritable statut à ces chercheurs relatif au contrat post doctoral de droit public prévu par l'..
Au Royaume-Uni Les chercheurs postdoctoraux sous contrat à durée déterminée y sont nombreux, et représentent 93 % des chercheurs à plein temps.. La relative précarité de ces chercheurs est critiquée par les syndicats et une part importante du secteur académique, et une réglementation de 2002. impose de considérer comme titulaire tout emploi continu dans une même institution depuis plus de quatre ans.
Le salaire brut d'un chercheur postdoctoral débutant (premier emploi après l'obtention d'un doctorat) est d'environ livres sterling par an (soit environ euros), fixé par une grille nationale. Il augmente avec l'expérience acquise de la même façon que pour un titulaire ou un enseignant-chercheur (environ 800 livres sterling par année), et peut être augmenté de façon arbitraire pour cause de « résultats exceptionnels ».
Les postes de Junior Research Fellow (JRF), aussi appelés Research Fellow ou Fellow by Examination, sont des postes destinés aux chercheurs en début de carrière à l'université d'Oxford et à l'université de Cambridge. Les JRF offrent un financement complet, généralement avec des privilèges supplémentaires, tels que le logement gratuit ou subventionné et le droit de prendre les repas dans le collège. Les JRF mènent leurs propres projets de recherche indépendants
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
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Articles connexes Emplois non titulaires : Allocataire de recherche Attaché temporaire d'enseignement et de recherche Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux Emplois titulaires : Maître de conférences Professeur des universités Chargé de recherche Directeur de recherche Habilitation universitaire Habilitation à diriger des recherches
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Catégorie:Enseignement supérieur