Adrien François Bruno ou de Bruno, né le à Pondichéry et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie
Il est un fils de Louis Bruno ou de Bruno, introducteur des ambassadeurs près Monsieur frère du roi Louis XVI, président de la municipalité de Saint-Germain-en-Laye, et de Josèphe-Marie Law, nièce de Jean Law de Lauriston.
Volontaire puis officier sous la Révolution
Adrien François Bruno s'engage en , dans la cavalerie au régiment de hussardsMémoires de la reine Hortense, présentées par Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte et Victor Napoléon, Paris, Plon, 1927, 144 (note). Il devient sous-lieutenant en 1795 et reçoit son brevet de capitaine en « Bruno », dans Vte A. Révérend, Titres et confirmations de titres..., Paris, 1909, 227-228. Il protège en l'an VI la retraite de l'armée après la bataille de Vérone. Il soutient avec cent chevaux, pendant une journée, l'attaque de forces décuples. Chef d'escadron au régiment de hussards en 1801, il est ensuite major au régiment de chasseurs à cheval.
Aide de camp puis général en Hollande
Il passe dans l'armée hollandaise en , devient en juillet aide de camp de Louis Bonaparte, roi de Hollande. Il est nommé colonel en , puis général major en . Il devient en , lieutenant-général et grand écuyer de la couronne. Lorsque Louis abdique en le en faveur de son fils Napoléon Louis, c'est au général Bruno qu'il le confieFunérailles du feu roi Louis-Napoléon Bonaparte et de son fils aîné Napoléon-Louis, relation officielle, A. Henry, Paris, 1847, 13 ; mais Napoléon rejette cette abdication et annexe la Hollande.
Général français
Bruno est replacé dans les cadres de l'armée française comme général de brigade le . Il commande provisoirement la division de cuirassiers, et après la bataille de la Moskova où il se distingue, il commande la division des cuirassiers. Après la retraite de l'armée jusqu'à l'Elbe, il commande la cavalerie du corps d'armée sous les ordres de Lauriston, puis celle du corps commandée par Victor. Cette dernière est composée de deux régiments de hussards westphaliens, du d'infanterie légère, de 500 cosaques polonais et de deux pièces de canon. Attaqué dans Reichenbach par les armées russes et prussiennes, les deux régiments de hussards westphaliens ne passent pas à l'ennemi et le général Bruno parvient à se maintenir dans sa position. Envoyé en observation sur les bords de la Floë après la bataille de Dresde, il est fait prisonnier à la suite d'une négligence. Napoléon est sévère à son sujet, écrivant : Cité par Charles Thoumas, Les transformations de l'Armée française ; essais d'histoire et de critique sur l'état militaire de la France, éd. Berger-Levrault, Paris, 1887, 300 et il ordonne de réitérer les consignes de bivouac pour les troupes légères. Le général Bruno reste prisonnier en Hongrie jusqu'en 1814.
Après le , le maréchal Davout donne au général Bruno la brigade de cavalerie du corps du comte d'Erlon. Après la bataille de Waterloo, il rentre malade dans ses foyers. Pendant la Restauration, il commande le département de l'Hérault sous le ministère du maréchal Gouvion-Saint-Cyr, et le département de la Moselle sous le ministère Latour-Maubourg. Mis en disponibilité par le maréchal Soult, il est rappelé en 1832 pour commander le département des Vosges, avant d'être mis à la retraite en 1833. Il fait partie des Membres du Conseil GénéralVoir le fascicule de l’Œuvre des Écoles d’Orient publié à Paris, le 25 avril 1856 mentionnant la composition de son Conseil Général de l’Œuvre des Écoles d’Orienthttps://www.oeuvre-orient.fr/wp-content/uploads/LE-CINQUANTENAIRE-DE-LŒUVRE-DES-ECOLES-DORIENT.04.07.2017.pdf le , plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orienthttps://oeuvre-orient.fr. Il meurt à Paris en 1861.
Distinctions Baron de l'Empire, 1811Selon le vicomte A. Révérend, dans Titres et confirmations de titres..., Paris, 1909, 227, ce titre est connu par sa présence dans l'Almanach impérial de 1813, et par le décret de confirmation en faveur de son fils en 1862. Commandeur de la Légion d'honneur. Chevalier de Saint-Louis. Chevalier de l'Ordre de Charles III.
Famille Il épouse Hyacinthe de Folard, née en 1775, fille d'Hubert de Folard (1709-1799), ministre plénipotentiaire, conseiller d'État, et d'Agnès baronne de ManticaErnest de Cornulier-Lucinière, Supplément à la « Généalogie de la maison de Cornulier » imprimée en 1847, éd. A. Guéraud, Nantes, 1860, 334-335 .
Ils ont comme enfants : Édouard-Hubert-Joseph Bruno ou de Bruno (1802-1870), baron de BrunoConfirmé baron en 1862, à la suite de son père. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome XVI (Eas-Eys), Hérissey, Évreux, 1918, 440-441 (dans le supplément au tome VII)., colonel de cavalerie puis général, commandant l'École de cavalerie de Saumur en 1859-1861, commandeur de la Légion d'honneur. Ferdinand de Bruno de Molaret, né en 1804, inspecteur des finances. Adrienne de Bruno, mariée en 1840 à Auguste Le Moyne, ministre plénipotentiaire.
Armes Ses armes sont : « Écartelé en sautoir d'or et d'azur, au lion rampant de l'un en l'autre ».
Notes et références
Sources bibliographiques « Bruno (Adrien-François, baron de », dans Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), tome I [A-J], Paris, G. Saffroy, 1931, 169-170.
« Bruno », dans Vte A. Révérend, Titres et confirmations de titres - Monarchie de Juillet, République, Empire, Empire - 1830-1908, Paris, 1909, 227-228.
Liens externes
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