Catherine Mégret, née Rascovschi le à Paris, est une femme politique française.
Elle est maire de Vitrolles de 1997 à 2002, puis membre du conseil national du Mouvement national républicain (MNR). Elle est l'épouse de Bruno Mégret, fondateur et président du MNR.
Biographie Origines Catherine Rascovschi est la fille d'un médecin rhumatologue immigré juif d'origine russeFiammetta Venner, Extrême France : les mouvements frontistes, nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes, Grasset, 2006, .Jacques Le Bohec, L'implication des journalistes dans le phénomène Le Pen, L'Harmattan, 2004, .. Élève de l'institution Blanche-de-Castille, elle étudie ensuite l'anglais à l'université Paris-Diderot et la psychologie à l'université Paris-Descartes.
Vie privée Chargée de publicité à la revue Régate internationale, elle rencontre Bruno Mégret en 1990 et leur mariage a lieu le . Ils ont deux enfants : Audoin en 1994 et Bertille en 1998Renaud Dély, Histoire secrète du Front National (Livre numérique Google), Grasset, 1999, 336 pages..
Maire de Vitrolles En 1995, Bruno Mégret, qui ne réussit pas à remporter la mairie de Vitrolles, obtient l'annulation du scrutin qu'il estime entaché de graves irrégularités. Il a dans le même temps été rendu inéligible pour avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses de campagne. Catherine Mégret se porte alors elle-même candidate, sous l'étiquette Front national. La liste qu'elle conduit l'emporte le avec 52,48 % des voix, ce qui lui permet d'être élue maire quelques jours plus tard. Cette victoire est d'autant plus importante qu'elle intervient à l'issue d'un face-à-face au deuxième tour. Le message est clair : sous la direction de Bruno Mégret, le Front national peut engranger plus de 50 % des votesMichelle Hale Williams, The Impact of radical Right-Wing Parties in West European Democracies, Palgrave MacMillan, 2006, 248 p., : .
Le 8 septembre 1997 le Tribunal Correctionnel d'Aix-en-Provence la déclare coupable sur les poursuites des associations SOS Racisme, le MRAP et la Ligue des droits de l'Homme pour provocation à la haine et à la discrimination raciale et condamnée à cet égard à la peine de 50 000 fr. d'amende et trois mois d'emprisonnement avec sursis, alors qu'elle est relaxée sur la poursuite des 580 assignataires pour diffamation raciale (mais déboutée de sa demande de dommages et intérêts à leur rencontre). La cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme sa condamnation.
Cité en qualité d'ex-conseiller et ex-membre du cabinet du maire de Toulon Jean-Marie Le ChevallierJean-Pierre Thiollet, Le Chevallier à découvert, 1998, ., le journaliste Jean-Pierre Thiollet est d'avis qu'en 1998, le couple que Catherine Mégret forme avec son mari peut être considéré, politiquement parlant, comme le « pendant exact » du couple Cendrine et Jean-Marie Le ChevallierCitation de Jean-Pierre Thiollet dans Les Dossiers du Canard enchaîné (numéro paru sous le titre « Mégret, facho devant ! : La montée du petit brun qui veut la peau du gros blond » et sous la plume de Michel Gaillard et Érik Emptaz), octobre 1998, 82 p., : .
La municipalité fait murer l'entrée de la salle du café-concert le Sous-marin, considérée comme un symbole de la lutte contre les époux Mégret et à laquelle ils ont supprimé les subventions municipales. Elle licencie la directrice du cinéma les Lumières pour avoir programmé les courts-métrages de Philippe Faucon parlant de l’homosexualité : , indique son adjointe à la culture..
Réélue en 2001, Catherine Mégret voit son élection annulée par une décision de justice à la suite de la diffusion d'un tract diffamatoire visant Christian Rossi, candidat de la droite parlementaire.. La même année, elle est condamnée, avec Hubert Fayard, adjoint à la mairie de Vitrolles, à trois mois de prison avec sursis, d'amende et deux ans d'inéligibilité à la suite des poursuites engagées pour discrimination et incitation à la discrimination après sa décision d'attribuer une prime de aux enfants nés français de parents européens. La sanction est toutefois suspendue car la maire s'est pourvue en cassation« Deux ans d'inéligibilité pour Catherine Mégret », Le Nouvel Observateur, 18 juin 2001.Voir sur Le Chêne, magazine du MNR, supplément spécial juin-juillet 2001.. Finalement, en , la cour de cassation confirme la peine de 3 mois de prison avec sursis, d’amende et deux ans d’inéligibilité pour avoir commis le délit de discrimination..
Aux élections municipales partielles de 2002, Catherine Mégret est défaite, sa liste obtenant 45,95 % des suffrages contre 54,05 % pour le candidat socialiste Guy Obino. Elle dénonce une élection : . Au terme de son mandat, la ville est au bord de la banqueroute, des équipements publics « totalement délabrés ». La Cour des comptes pointe également des « pratiques budgétaires douteuses ». Bruno Gollnisch, à l’époque du FN, affirme que « dans tous les domaines, les Mégret, c’est un bilan d’échec ».
Après Vitrolles Catherine Mégret a été condamnée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour détournement de fonds publics dans l'affaire dite des timbres-poste de Vitrolles« MNR - Le couple Mégret condamné », sur francesoir.fr, 28 novembre 2007 : . Il lui est reproché d'avoir adressé sur les fonds de la commune plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l'élection présidentielle de 2002. Le coût de cette malversation a été estimé à « Les époux Mégret condamnés » sur liberation.fr du 18 octobre 2006.. Elle affirme qu'il s'agissait d'une erreur et que le trésorier de la campagne de Bruno Mégret a remboursé la commune du coût de ces envois ; ce qui n'est toutefois pas l'avis de la chambre régionale des comptesJacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale, de 1945 à nos jours, L'Harmattan, 2008, 695 pages, : . Elle est condamnée à d'amende et de frais divers, ainsi qu'à huit mois de prison avec sursis« Que sont devenues les anciennes têtes de liste ? », sur laprovence.com..
Ouvrages . Participation à l'ouvrage collectif Vers la société multiraciste (sous la de Jean-Jacques Matringhem et Philippe Randa), éditions Dualpha, 2003,
Notes et références
Voir aussi Bibliographie « Condamnée en appel, Catherine Mégret sauve son siège », article paru dans L'Humanité, Claude Askolovitch, « La chute de la maison Mégret », article paru dans le Nouvel Observateur,
Articles connexes Liste de dirigeantes politiques françaises
Liens externes
Catégorie:Naissance en mars 1958 Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Femme politique française Catégorie:Personnalité du Front national Catégorie:Personnalité du Mouvement national républicain Catégorie:Maire des Bouches-du-Rhône Catégorie:Maire membre du Rassemblement national Catégorie:Candidat aux élections sénatoriales françaises de 1998 Catégorie:Conjoint de personnalité politique Catégorie:Personnalité politique condamnée pour détournement de fonds publics Catégorie:Personnalité politique condamnée pour discrimination raciale Catégorie:Personnalité politique condamnée à une peine d'inéligibilité en France Catégorie:Personnalité politique condamnée pour incitation à la haine raciale