Le phare du cap Fréhel est un phare maritime des Côtes-d'Armor (France). Le phare actuel, construit de 1946 à 1950 sur la pointe du cap Fréhel, à près de au-dessus des flots, succède à deux constructions plus anciennes implantées sur les mêmes lieux. Il éclaire et sécurise fortement le passage de la baie de Saint-Brieuc vers la rade de Saint-Malo très difficile d'accès car battue par les vents. Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du ..

Le Cap Fréhel a été le dernier phare gardé de France. Le gardien Henri Richard, dernier représentant de la profession en activité, en poste à cet endroit depuis 1993, est parti à la retraite le . Le phare est depuis inhabité.

Historique Le premier phare ou phare Vauban

Construction du premier phare En mai 1694, Vauban inspecte les côtes nord de Bretagne et propose l'édification d'une tour pour avertir des attaques de la flotte anglaise. À cette époque, le commissaire général des fortifications de Louis XIV a déjà fait construire plusieurs phares (le phare du Stiff à Ouessant, le phare des Baleines sur l'île de Ré, le phare de Chassiron à Oléron).

L'ingénieur Siméon Garangeau reprend les plans du phare du Stiff pour construire ce premier phare allumé en 1702 (mais uniquement les mois d'hiver).

thumb|left|Premier phare de Fréhel.

Caractéristiques du premier phare Construction : 1701-1702 Allumage : Hauteur : Description : tour cylindrique accolée à une tourelle demi cylindrique en pierre maçonnée Ingénieur : Siméon Garangeau Entreprise : Gilles Martin Frémery Coût :

Histoire du premier phare De 1702 à 1774, l'éclairage est au charbon à l'air libre.

En 1717, la marine ordonne l'allumage du feu toute l'année. Les dépenses liées à cet allumage sont financées par une taxe, payée par les navires entrant dans les ports qui se situent entre le cap Fréhel et Regnéville.

En 1774, pour remplacer le brasier, sont mis en place des réverbères sphériques de Tourtille-Sangrain à sur trois rangs superposés ; le combustible est de l'huile végétale. Placé dans une lanterne, ce système devient rotatif en 1821, et il s'agit de réverbères à huit réflecteurs paraboliques de Bordier-Marcet, donnant en outre un éclat long toutes les . La portée du feu passe de .

Le deuxième phare thumb|left|upright=1|Le deuxième phare au début du .

Construction du deuxième phare Vers 1840, Léonce Reynaud, devant l'état de l'édifice, envisage de construire une nouvelle tour octogonale de de haut pouvant supporter une optique de Fresnel.

La portée du feu passe à .

Caractéristiques du deuxième phare Construction : 1845-1847 Allumage : Hauteur au-dessus de la mer : Hauteur : Description : tour octogonale en maçonnerie de pierre de taille centrée à la façade d'un bâtiment rectangulaire. Ingénieurs : Boucher et Méquin Architecte : Léonce Reynaud Entreprise : Ramard et Mercier Coût :

Histoire du deuxième phare Le , un feu de à éclat long blanc toutes les est mis en fonctionnement, avec une optique de François Soleil à . En 1875, l'éclairage passe à l'huile minérale. Les projets d'électrification de 1880 sont abandonnés par une décision ministérielle du . Le , est installé un feu à deux éclats blancs toutes les dix secondes. L'optique est de de focale à quatre panneaux. L'éclairage fonctionne alors aux vapeurs de pétrole.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare sert de poste d'observation pour l'armée allemande qui dynamite l'édifice le . Seule la vieille tour Vauban reste debout et supporte un feu provisoire jusqu'en 1950.

Le troisième phare ou phare actuel

Construction du troisième phare Le deuxième phare ayant été détruit par l'occupant allemand avant de quitter les lieux, la construction d'un nouveau phare commence en 1946.

Les travaux de reconstruction du phare sont conduits par monsieur Jean Boyet, ingénieur TPE, responsable de la subdivision de Matignon, sur les plans de l'architecte malouin Yves Hémar, dont ce fut le dernier grand chantier.

L'électrification par le réseau de distribution est faite simultanément. L'allumage du feu a lieu le .

Caractéristiques du troisième phare Construction : 1946-1950 Allumage : Hauteur au-dessus de la mer : Hauteur : Hauteur de la focale : Description : tour carrée en maçonnerie de pierre de taille centrée à un bâtiment en forme de U Architecte : Yves Hémar Entreprise : Peniguel Fournisseur de granit : Eugène Cocheril (Carrière de Mégrit)

Il faut gravir 145 marches pour atteindre sa galerie et bénéficier d’un panorama sur la lande, le Fort La Latte et la rade de Saint-Malo.thumb|300px|La pointe du cap Fréhel et ses phares.

Autre phare

Un petit édifice est également construit tout au bout du cap, il s'agit de la sirène de brume.

Notes et références

Notes

Tourisme Le phare est situé sur la pointe du cap Fréhel, un site important du tourisme en Bretagne. De nombreux visiteurs sont attirés par les paysages grandioses de falaises, la réserve ornithologique et les randonnées , notamment le GR® 34 jusqu'au château de Fort La Latte. Pour accéder au phare du Cap Fréhel à Plévenon, empruntez la D34, la Vélomaritime ou le sentier des douaniers jusqu'au Cap Fréhel.

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des phares de France Carte des phares des Côtes-d'Armor Informations pratiques Phare du Cap Fréhel

Liens externes

Phare du Cap Fréhel (Établissement de signalisation maritime n° 547/000) (Fréhel)) Phare du cap Fréhel sur le site de la direction interrégionale de la Mer « Nord Atlantique - Manche ouest » (DIRM NAMO) Phares du cap Frehel (phares et feux des côtes de France) Cap Fréhel : un repère, un patrimoine, une vision pour l'avenir Les Archives nationales conservent sous la cote CP/F/14/17512/A/6 vingt-neuf plans du phare du cap Fréhel, établis entre 1846 et 1903.

- Tourisme : Dinan-Cap Fréhel Tourisme

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