Grand Reims Mobilités est le nom commercial du réseau de transports en commun du Grand Reims, exploité par Transdev Grand Reims, entreprise filiale du groupe Transdev figurant parmi les 20 plus grands employeurs du département de la MarneClassée grand établissement privé du département avec un effectif de selon le supplément Éco-Région 2013 du journal L'Union et la Société normande d'information et de communication.. Il est formé à la suite de sa restructuration du de deux lignes de tramway, deux lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), quinze lignes urbaines, deux lignes scolaires, huit lignes périurbaines, neuf lignes de covoiturage, huit zones de transport à la demande, un transport à la demande nocturne et un service PMR. Une partie du réseau est également exploitée par trois autres opérateurs, via un contrat de sous-traitance.

Avant le , le réseau était appelé TUR (Transports urbains de Reims) et était composé de et de . Celui-ci assurait plus de de déplacements par an, ce qui en fait le principal réseau de la région. L'objectif de la société concessionnaire MARS, dont fait partie Transdev Reims, est de faire passer ce chiffre à .

Au , le réseau perd son ancien nom (CITURA) pour devenir Grand Reims Mobilités..

Histoire du réseau Naissance du réseau

Les transports en commun naissent à Reims en 1878Les sources pour la partie « Historique du réseau » sont principalement : le magazine VRI , pages 48-49, la rubrique "Historique" du site officiel TUR, le site www.trains-fr.org. avec la création de deux lignes de coches hippomobiles radiales allant du nord au sud et de l’est à l'ouest, sur une longueur totale de vingt kilomètres. En 1881, les véhicules sont remplacés par des tramways, toujours tirés grâce à la traction animale qui perdure jusqu'en 1900, année où l'électricité est installée. Pendant ce temps, le réseau s'est densifié avec la création d'une troisième ligne en 1887. On comptait alors plus de 3,5 millions de voyageurs par an. À la veille de 1914, il est exploité avec 60 motrices et 40 remorques. Le réseau sera entièrement reconstruit après la guerreRené Courant, Le Temps des tramways, Ed. du Cabri, 1982, .. Reims fait à la veille de la Seconde Guerre mondiale le choix d'abandonner le tramway, exploité alors sur 5 lignes avec 42 véhicules, et de le remplacer par des autobus dont l'utilisation est plus flexible ; la première ligne est ouverte en 1932.

Développement après-guerre

En 1952, la compagnie de transports change de statuts, devenant Transports Urbains de Reims, et est accompagnée deux ans plus tard de l'ouverture d'un service de nuit sur les lignes A et B.

En 1975, le réseau s'étend aux six communes du tout jeune district de Reims. En 1978, les premiers bus articulés (des Heuliez O305G) sont mis en service (aux côtés des Saviem SC10). Leur livrée est de couleur blanche rehaussée par deux épaisses bandes rouges horizontales. Elle est remplacée en 1989 par la célèbre livrée à damiers (voir point 3.2). Quelques mois plus tard, un service pour les personnes à mobilité réduite, aujourd'hui nommé Trëma, est créé.

VIA-GTI (Keolis) reprend la compagnie en 1990 et crée en 1992 les lignes Citadines, redéveloppées en 2000. Durant cette dernière année, le réseau de soirée est également amélioré et de nouvelles lignes font leur apparition. En 2001, les abonnements sont repensés puis, en 2002, l'identité visuelle du réseau change et les véhicules sont équipés d'équipements de haute technologie tels que les bandeaux dynamiques contrôlés par satellite. alt=Logo des TUR, représentant un pixel d'ordinateur grossi plusieurs fois|vignette|100x100px|Logo des TUR entre 1989 et 2002 L'année 2003 voit débuter l'équipement des véhicules en pots à filtre à particules et des nouveaux moteurs à diesel pauvre en soufre. Les services aux usagers continuent de se développer dans l'attente du renouveau des déplacements dans l'agglomération avec le nouveau tramway attendu pour fin 2010.

En 2008, la société exploitant le réseau est reprise par le nouveau groupement concessionnaire Mobilité Agglomération Rémoise, qui délègue l'exploitation du réseau à son actionnaire Transdev. L'avenir du réseau passe désormais par le projet d'envergure qu'est la renaissance du tramway à Reims.

En 2011, une page de l'histoire des transports de Reims se tourne. En effet, le tramway de Reims entre en service le . Avec ses deux lignes, il couvre les zones les plus importantes de l'agglomération. La mise en place du tramway s'est accompagnée de la refonte complète du réseau de bus afin de s'adapter au passage du tramway et éviter les doublons. À cette occasion, l'identité visuelle du réseau a été revue, la marque Transports urbains de Reims laissant place au nom CITURA (combinaison des mots «Cité» et «Futur».), une nouvelle livrée composée de plusieurs variantes de couleurs vives remplaçant la livrée dite «Champagne», un nouveau système billettique, un nouveau mobilier urbain (en cours de pose depuis le Site officiel des TUR - Modification du mobilier urbain sur l'ensemble du réseau.)…

Évolution du réseau ces vingt dernières années Années 1990 vignette|Plan du réseau des TUR en 1994 Desserte de Tinqueux : celle-ci a toujours posé problème. Avec le développement de la zone d'activité du Moulin de l'Écaille au début des années 1980, la ligne B (Route de Witry - Boutréaux) s'est vu attribuer une seconde branche dont le terminus se situait aux portes de cette zone. À la fin des années 1980, une ligne E aux fréquences très faibles est créée pour relier le nouveau quartier du Champ Paveau au Théâtre. C'est vers 1992 que la ligne E est intégrée à la B, qui prend alors son allure actuelle. Vers 1997, une autre ligne circulaire de type Citadine, nommée Aquatintienne est créée, pour desservir le vieux Tinqueux, mais est vite abandonnée. Création de la ligne T : en 1992, les lignes L (Saint Brice - Théâtre) et K (Théâtre - Cormontreuil) sont fusionnées, la nouvelle ligne se voit attribuer l'indice T, qui reprend également une partie de la ligne R, rendue plus directe. Création de la ligne K : en 1992, les lignes J (Bétheny - Théâtre) et M (Théâtre - Bezannes) sont fusionnées et récupèrent alors la lettre K. Collège Coubertin : à l'occasion de l'ouverture de cet établissement excentré en 1994, une ligne scolaire est créée : elle prend l'indice L précédemment rendu libre. Lignes P et S : ces liaisons sont respectivement créées en 1988 et 1993.

Le redéploiement des lignes en 2000

Desserte du CHU : auparavant, la ligne A avait son terminus à l'arrêt Maison Blanche, et la N contournait l'hôpital par le trajet actuel de la première. Durant la seconde partie de la décennie 90, la ligne A passe dans l'hôpital et effectue son terminus à l'arrêt Hôpitaux, alors situé devant l'hôpital Debré. En 2000, à l'occasion de la restructuration du réseau, les itinéraires des lignes A et N sont inversés : les bus standards de la seconde ligne sont plus appropriés aux virages serrés rencontrés sur cette desserte, et ceux de la première contournent l'établissement et font terminus à l'arrêt Utrillo. Quartier Europe : arrivés au giratoire de la place Jean-Moulin depuis Orgeval, les bus de la ligne C tournaient à gauche (à l'opposé de la pratique actuelle), faisaient un terminus partiel en haut de l'avenue de l'Europe, avant de faire terminus au giratoire suivant, à proximité de l'actuel. Ensuite, ils suivaient l'itinéraire contemporain, par les arrêts Brazzaville, Verrier et Barbusse, puis rejoignaient directement la rue de Cernay par l'arrêt Dauphinot situé sur le boulevard Pommery. Cette exploitation en boucle a été arrêtée également à la rentrée 2000. Secteur Université : toujours avant la restructuration, la ligne D suivait l'itinéraire des actuelles lignes Citadines entre la place Royale et la rue Ponsardin, avant de rejoindre l'avenue Clemenceau. Cet itinéraire étant difficilement praticable pour des véhicules articulés, elle fut déviée par le large boulevard de la Paix. Technopôle Henri Farman : la prolongation de la ligne F de Parc des Expos au terminus Farman a eu lieu à la même époque. Quelques années avant, la ligne s'arrêtait à l'actuel arrêt Claude Monet (près de la Verrerie). Quartier des Châtillons : la ligne G contournait la place des Argonautes, alors desservie par la I, par la rue Amundsen. Désormais, les itinéraires sont inversés et les deux lignes sont plus directes. Desserte de Bezannes : avant l'année 2000, la ligne K reprenait l'itinéraire de la M, avant les changements de 2009, à partir du Pont d'Épernay. L'année de la restructuration, cette dernière, recréée après plusieurs années d'absence, avait un itinéraire plus direct, suivant la N puis la H entre Pont d'Épernay et Droit et Lettres. L'année suivante, la M reprit l'itinéraire de la K en intégralité, y compris sur son passage dans le quartier de la Lézardière (au nord du campus Croix Rouge), et la K obtenait son itinéraire actuel, par le parc des Buttes de Muire. Comme mentionné ci-avant, les K et M ont encore été modifiées depuis. Création de la ligne V, alors appelée R Directe. Les lignes E, J et W seront créées ultérieurement. Terminus des lignes industrielles : les taxis de la Y faisaient terminus place des Belges (arrêt Belgique), pour faire correspondance avec la D ; la Z se contentait de rejoindre la F à son terminus. C'est encore en 2000 que ces lignes rejoignent le centre-ville (la première jusqu'à la gare, la seconde jusqu'au quartier Saint-Remi via un itinéraire express par l'avenue Henri-Farman), et qu'elles deviennent sous-traitées, toutes en midibus. L'année suivante, la Y abandonne son exploitation en boucle et la Z change de parcours pour suivre la ligne F. Elle devient aussi permanente et ne changera plus d'itinéraire jusqu'à aujourd'hui, alors qu'elle a toujours connu des parcours variables d'une année à l'autre auparavant, et ce grâce à la consultation des entreprises locales. Noter toutefois, que ces deux lignes venaient lors de leur création jusqu'au Théâtre. Quartier Murigny : la même année, les lignes I, L et P n'assurent plus la boucle dans le quartier, mais rejoignent un nouveau terminus près du centre commercial. Cette expérience n'ayant pas été concluante et ayant fait l'objet de contestations, l'exploitation en boucle a vite été rétablie. Changements de noms de terminus : Trois Fontaines devient La Neuvillette École et Blanqui se nomme désormais Hôpital Sébastopol. Ligne Citadine : créée en 1992, elle est largement mise en valeur et effectue désormais un tour complet du centre-ville selon deux nouveaux circuits. Auparavant, son tracé était limité à Forum - Hôtel de Ville - Buirette - rues Clovis, de Venise, des Capucins - Théâtre - Forum. Réorganisation du réseau de nuit avec des services plus tardifs et différenciés des lignes qu'elles remplacent.

Années 2000 vignette|Plan du réseau TUR en 2005. vignette|100x100px|Logo des TUR entre 2002 et 2011 Ligne R directe/V : Créée à la rentrée 2000, la ligne R Directe, doublage partiel -censé être plus rapide avec moins d'arrêts- de la R en heure de pointe, est devenue la ligne V en 2003, puis a été supprimée le pour cause de fréquentation insuffisante et afin d'offrir de meilleures fréquences sur la ligne R. Ligne U : Du 6 au , la ligne H a été déviée par les avenues d'Épernay et Kennedy entre les arrêts Franchet d'Espérey et Mauriac, en desservant l'arrêt Dunkerque et un arrêt provisoire vers le Collège François Legros, afin de permettre la démolition de la passerelle commerciale « La Rafale » dans le quartier de la Croix Rouge. Une ligne UCopie d'une info-trafic du site tur.fr sur le forum Lineoz : Lineoz.net : Transport & mobilité urbaine • REIMS - Historique du réseau a été créée entre Théâtre et Facultés Droits et Lettres afin d'assurer la continuité de la desserte. Cette ligne était exploitée avec des bus articulés avec une fréquence de 10 minutes en heures de pointe avec une amplitude de 6h30 à 20h30 du lundi au samedi.