Chénerilles est une localité de Malijai et une ancienne commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Elle est rattachée à la commune de Malijai en 1973. Son nom en provençal est Chereniho (graphie mistralienne) ou Chenerilhas (graphie classique)Armorial des communes de Provence, ou Dictionnaire géographique et héraldique, Louis J S. de Bresc, Paris, 1866..
Situation Chénerilles est un village perché qui domine la basse Bléone. La commune avait une superficie de .
Histoire Chénerilles existait depuis au moins en 1193 (première citation dans les chartesMichel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) ).
Le château apparaît pour la première fois en 1202, puis en 1237 où l'on nomme le castrum canallilas.
Vers 1283, la seigneurerie est concédée par Charles 1er à son Grand Sénéchal de Provence et chef de guerre, Bérenger Gantelmi. Par la suite, Chénérilles reste dans cette même famille jusqu'en 1359 grâce à un sécession viagère accordée par la reine Jeanne. La seigneurerie passe ensuite dans la famille de Genoardis, puis des Isoard jusqu'au XVIIe siècle.
Lors des guerres de religion, le village est détruit par les huguenotsYvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 38.
En 1629, la population de 35 habitants est anéantie (3 survivants) par une épidémie de peste déclenchée par un passage de troupes traversant les Alpes, lors de la guerre de succession de Mantoue. Chénerilles fut l'un des tout premiers villages touchésJean Joseph M. Feraud, Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes, Digne, 1861, page 378 et page 59., avant que la peste ne frappe Digne la même année de façon tout aussi violente.
En 1698, les habitants de Chénerilles étaient décrits comme étant dans « une situation très pénible, étant sans eau pour boire et obligés de l'aller puiser avec beaucoup de peine à un demi-quart de lieue du village »Les Alpes occidentales, Volume 4, Partie 2, Raoul Blanchard, page 744..
Durant la Révolution, la commune de Chénerilles comptait une société patriotique, créée après la fin de 1792Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1989, , 296-298.
Au , Chénerilles ne se dote d’une école qu’avec les lois Jules FerryJean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, , 9 et 11..
Par arrêté préfectoral du , la commune de Chénerilles, devenue quasiment inhabitée, est rattachée, le , à la commune de Malijai.
Administration Avant la Révolution, Chénerilles faisait partie du diocèse de Riez et de la viguerie de Digne.
Démographie Les habitants de Chénerilles furent décimés par la peste en 1629 et le village est ensuite resté déserté de sa population. Vers 1860, les 72 habitants que comptait la commune étaient disséminés dans la campagne, le village ne comportant à cette époque que deux habitations.
Histogramme (élaboration graphique par Wikipédia)
Héraldique
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Documents pour l'histoire de Provence. Chénerilles et ses seigneurs, les Isoard et les Salvan, 1427-1776, par Paul de Faucher (1901)
Articles connexes Liste des anciennes communes des Alpes-de-Haute-Provence Ville fantôme Malijai
Liens externes
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