Le Mahavamsa (sanskrit IAST : Mahāvaṃśa ; pāli : Mahāvaṃsa ; litt. Grande chroniqueGérard Huet, Dictionnaire Héritage du Sanscrit, version DICO en ligne, entrée «Mahāvaṃśa», lire: . Consulté le .) est un texte en langue pāli relatant l'histoire des rois singhalais et tamouls de Ceylan (aujourd'hui Sri Lanka). Il couvre une période qui s'étend de l'avènement du Prince Vijaya en 543 au règne du roi Mahasena (277—304 ). Il relate aussi l'histoire du bouddhisme Robert E. Buswell Jr. et Donald S. Lopez Jr., The Princeton Dictionary of Buddhism, Princeton, Princeton University Press, 2014, xxxii + 1265 p.
p. 512 .. Le Mahāvamsa a été compilé au par le moine bouddhiste , oncle du roi Dhatusena d'Anurâdhapura (r. 455—473). Cependant l'ouvrage est précédé dans le temps, puis suivi par d'autres Chroniques : le Dîpavamsa et le Cûlavamsa.
Il a été imprimé pour la première fois en 1837, accompagné d'une traduction partielle en anglais par George Turnour. Il a ensuite été traduit en allemand par Wilhelm Geiger en 1901, et de l'allemand en anglais en 1912 par Mabel Haynes Bode de la (traduction revue par Geiger).
La chronique / Les chroniques Le Mahâvamsa a sans doute été rédigé vers 510, en pâli, comme toute la production littéraire de l'île jusqu'au . Son auteur serait le moine bouddhiste . Mais l'ouvrage a été précédé par une autre chronique, le Dîpavamsa (Chronique de l'île), composé, lui, au ou durant la première moitié du . L'un et l'autre textes se fondent sur des documents en singhalais et en pâli, qui ne sont pas arrivés jusqu'à nous, mais qui fournissaient des listes dynastiques ainsi que des commentaires sur le canon bouddhique. Les auteurs de ces deux chroniques se servent de ces documents pour, d'une part, construire des récits historiques qui fassent sens, et d'autre part, rendre des épisodes qui appuient l'établissement du bouddhisme dans l'île. note que ces deux textes sont largement identiques, le Mahâvamsa étant une version plus longue du Dîpavamsa. Selon lui, .
Plus tard, le Mahâvamsa est complété, aux , et siècles, par d'autres chroniques. Ces trois textes ont reçu de leur éditeur, Wilhelm Geiger, le nom de Cûlavamsa, « Petite Chronique », dont le contenu s'étend en fait jusqu'en 1815, au début de l'occupation britannique.
La chronique et son utilisation vignette|Bouddha assis du Gal Vihara, . Polonnaruwa, Sri Lanka. Le Mahâvamsa s'inscrit dans un genre historiographique qui apparaît chez les moines bouddhistes du Theravada au de notre ère, et qui s'étend jusqu'au . Ceux-ci privilégie ce genre qu'ils utilisent à des fins d'édification. Il s'agit de renforcer l'alliance entre le pouvoir monarchique et le Sangha bouddhique grâce à une histoire mythique dans laquelle l'île de Sri Lanka est la terre que le Bouddha a choisie pour garder son enseignement. Dans la première moitié du , les historiens ont en général vu le texte comme un document fiable, une fois les éléments clairement mythiques laissés de côté, et l'ouvrage a servi à l'orientalisme de ce siècle d'une part aux recherches sur le bouddhisme ancien, d'autre part à l'établissement de la chronologie de l'île. Elle a aussi permis aux nationalistes, au premier rang desquels on trouve Anagarika Dharmapala (1864-1933) à faire revivre le mythe de Ceylan « île de la Doctrine » (Dhammadîpa) et affirmer que les Singhalais sont le peuple que le Bouddha a choisi pour répandre sa Doctrine, et que l'île est le lieu choisi pour la conserver.
Par la suite, une approche fondée sur une analyse plus rigoureuse du texte et de sa composition a conduit à la critique de l'utilisation de ces chroniques dans les débats à des fins politiques. Et dans un troisième temps, on en est même venu à mettre radicalement en cause ce texte.
Le mythe de la fondation du bouddhisme
Le Mahāvamsa n'est pas considéré comme un texte canonique du bouddhisme. En revanche, c'est un document important pour connaître l'histoire de la religion de Sri Lanka, car il couvre une période qui commence pratiquement à l'époque du fondateur du bouddhisme, le bouddha Siddhartha Gautama. Dans la mesure où il fait souvent référence à des dynasties royales en Inde, le Mahāvamsa permet aussi aux historiens de faire des recoupements avec le sous-continent. Il permet ainsi de dater la consécration de l'empereur Maurya Ashoka (règne 273-232 ). Les 37 chapitres du Mahāvaṃsa La liste qui suit reproduit celles (identiques) des traductions de George Turnour et de Wilhelm GeigerLes titres des chapitres ont été traduits de l'anglais pour les besoins de cet article, car aucune traduction complète en français du Mahavamsa ne semble avoir été publiée.. Pour chaque titre, autant qu’il a été possible, les liens internes ont été insérés; à défaut, des notes explicatives ont été ajoutées.
Galerie
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Traductions The Mahavamsa, or The Great Chronicle of Ceylon, trad. Wilhelm Geiger, 1912, lxiii + 300 p. /
Études C. A. Gunarwardena, « Mahavamsa », in Encyclopedia of Sri Lanka, New Dawn Press, New Delhi, 2006 ( éd.),
Liens externes Le Mahavamsa traduit du pâli en anglais. Le Mahavamsa, traduit du pâli en anglais par Wilhelm Geiger et Mabel Haynes Bode, édition de 1912.
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