André Grillon, né le dans le et mort le à AmiensRelevé des fichiers de l'Insee, est un footballeur international français évoluant au poste de Défenseur du milieu des années 1940 à celui des années 1960. Il se reconvertit ensuite comme entraîneur.
Après avoir fait ses premiers pas de footballeur en Île-de-France, André Grillon intègre l'US du Mans en 1942 et son passage dans le championnat professionnel. Vient rapidement le championnat fédéral pendant la Seconde Guerre mondiale où il évolue pour Bordeaux-Guyenne avant un retour au Mans en 1944-1945. Déjà en contact, il s'engage avec l'équipe parisienne du Stade français qui intègre la D2 1945-1946. Champion dès la première année, Grillon et son équipe se maintiennent trois saisons dans l'élite. Le défenseur rejoint alors le Racing Paris avec lequel il perd en finale de la Coupe de France dès son arrivée. Après une deuxième année où il joue moins, Grillon rejoint l'Olympique lyonnais, récemment fondé en promu en D1 1951-1952. Mais l'équipe ne se maintient pas et André Grillon retourne au Stade français, champion de D2 en titre et remonté en D1. Le club ne reste que deux ans en Division 1, puisqu'en 1954 il est relégué après avoir perdu les barrages contre le Racing. Le défenseur reste au club l'exercice suivant en D2 puis met fin à sa carrière de haut niveau.
Entre 1946 et 1951, André Grillon est sélectionné à quinze reprises en équipe de France avec laquelle il ne dispute que des rencontres amicales.
André Grillon répond favorablement à la proposition du SM Caen de devenir son entraîneur joueur en CFA. Après deux quatrièmes places, la septième position au terme de la saison 1957-1958 met fin à leur relation. Grillon retourne alors à l'US du Mans au niveau régional, encore entraîneur joueur. Après trois années, l'USM monte en CFA et s'y maintient autant d'années avant d'être reléguée en 1963-1964 et voir Grillon quitter le club.
Il se concentre ensuite uniquement au rôle d'entraîneur et rejoint le FC Annecy. Il y joue le haut de tableau de la poule Sud-Est de CFA derrière l'intouchable GFC Ajaccio. Il dirige aussi l'équipe de France amateure lors des Jeux méditerranéens en 1967 remportés et des Jeux olympiques en 1968 à Mexico. Cette même année, Grillon prend la tête de l'Amiens SC et y bat le record de longévité d'un entraîneur. Il reste neuf saisons en poste, permettant au club d'intégrer la nouvelle Division 2 et de s'y jouer ses six premières saisons. En 1977, l'entraîneur rejoint l'Amicale de Lucé en D2 et quitte le club au terme de la troisième saison et une relégation.
Biographie Débuts pendant la Seconde guerre André Grillon commence le football à l'adolescence à l'USA Clichy puis, pendant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande de la France, avec le club amateur du FC Levallois.
Pour la saison 1942-1943, l'Union sportive du Mans rejoint les rangs professionnels et est engagé dans le Championnat D1 de la zone occupée. Grillon passe un essai avec son ami Ernest Vaast devant l'entraîneur Camille Cottin et est retenu dans l'effectif. Lors de cette première année, le club finit onzième sur seize. La saison suivante, les clubs de football sont dépossédés de leurs sections professionnels par le régime de Vichy. Les joueurs sont affectés dans des équipes fédérales de région.
Ceux du Mans intègrent l'équipe fédérale Rennes-Bretagne mais André Grillon, se disant pompier, rejoint l'équipe fédérale Bordeaux-Guyenne. Cette formation finit cinquième sur seize en Championnat fédéral 1943-1944. En Coupe de France, Bordeaux-Guyenne est éliminé en demi-finale contre l'Équipe fédérale Nancy-Lorraine (2-1). Cette formation est dissoute à la Libération.
Pour la saison 1944-1945, André Grillon est absent lors de la reprise du championnat de France commence le . Il joue auparavant deux rencontres avec le Stade français, alors qu'il est toujours membre de l'US du Mans. Il revient finalement de Paris et se fait même remarquer une première fois par Gaston Barreau, le sélectionneur de l'équipe de France. Le , au stade Léon-Bollée, l’USM joue le derby face au Stade rennais UC et l'emporte 7-3 avec un doublé de Grillon. Le Mans termine le championnat à la dixième place (sur douze) du groupe Nord.
Joueur professionnel Pour la saison 1945-1946, André Grillon intègre le Stade français, qui doit passer la première saison d'après-guerre en deuxième division. L'entraîneur Helenio Herrera forme une équipe à la fois défensive et ludique autour de joueurs comme Larbi Ben Barek et Marcel Domingo, dans laquelle l'arrière droit Grillon a une tâche importante à accomplir. Il acquiert rapidement la réputation de joueur « robuste et déterminé, dur mais jamais malveillant ». Durant cette année en D2, Grillon devient tout de même international français. Au Stade français, il contribue à la structure du jeu, car ses long ballon depuis sa défense "n'étaient pas des dégagements, mais des ouvertures régulièrement précises de contre-attaques pour sa propre équipe". Mais, malgré des recrues notables jusqu'en 1948 - dont ses collèges en équipe de France Louis Hon et Alfred Aston mais aussi Joseph Ujlaki, István Nyers et André Simonyi - l'équipe ne remporte pas de titre de champion,n'obtenant que la cinquième place en 1947 et 1948. En Coupe de France, le onze parisien est éliminé quatre fois de suite en quart ou en demi-finale.
En 1949, il change de club francilien et rejoint le Racing Club de Paris. Si l'équipe déçoit en championnat 1949-1950 (septième, à quinze points des Girondins de Bordeaux), elle s'avance en tenant du titre confiant en coupe de France et se qualifie jusqu'en finale. Le Racing y est considéré comme favori contre le Stade de Reims. Mais après trois poteaux et deux buts refusés, pour hors-jeu et une charge discutée, l'équipe de Paul Baron encaisse deux buts en fin de match (0-2). Le Racing frôle la relégation en deuxième division en 1951 (treizième, à deux points du premier relégable Sète) et Grillon quitte le club. Durant ces deux années, il n'est plus appelé en équipe de France.
Pour la saison 1951-1952, Grillon est recruté par le jeune Olympique lyonnais pour sa deuxième saison d'existence, après le titre de D2 l'année précédente. En tant que promu, l'OL ne parvient pas à se maintenir et termine avant-dernier du championnat. Grillon connaît tout de même ses trois dernières sélections en équipe de France en début de saison.
Il fait alors son retour au Stade français, champion de D2 en titre et remonté en D1. Le club ne reste que deux ans en Division 1, puisqu'en 1954, il est relégué après avoir perdu les barrages contre le voisin du Racing, malgré la présence dans ses rangs de Dominique Colonna et Kees Rijvers. Lors de cette saison 1953-1954, il connaît une première expérience sur le banc entre décembre et février. Il reste au club l'exercice suivant en D2 puis met fin à sa carrière de haut niveau après 157 matchs de première division et six buts.
En équipe nationale À la suite de sa reprise après la Seconde Guerre mondiale, André Grillon se fait remarquer par le sélectionneur national, Gaston Barreau. Ce dernier le retient parmi les seize meilleurs joueurs français pour le premier match international d’après-guerre, France-Belgique disputé le au Parc des Princes, parmi les cinq suppléants. Le jour du match, l’ancien levalloisien doit se contenter du banc de touche.
Après avoir rejoint le Stade français, André Grillon connaît sa première sélection en équipe de France le lors de la réception de la Tchécoslovaquie en match amical. Au stade olympique de Colombes devant plus de , Grillon est titularisé au sein de la défense à trois du W-M français (3-0). Une semaine plus tard, le défenseur joue son second match en bleu au Portugal (défaite 2-1).
Un mois plus tard, en , Grillon participe à deux nouvelles rencontres amicales à Colombes face à l'Autriche et à l’Angleterre pour autant de victoires (respectivement 3-1 et 2-1). Dans cette dernière, Grillon est mis en évidence comme faisant partie de l'axe de l’équipe que les assaillants anglais, dont Stanley Matthews, ont pilonné sans pitié.
Fin , le défenseur connaît sa cinquième sélection pour une revanche au stade olympique face aux Portugais (1-0). Lors de ce match, Grillon est utilisé comme défenseur de gauche pour faire de la place à droite à Joseph Jadrejak, avant que l'arrivée de Roger Marche ne le fasse revenir à droite. En juin, Grillon participe à deux oppositions amicales contre la Belgique (4-2) et en Suisse (victoire 1-2). Dans le WM élastique de la France, Grillon évolue comme arrière central. En novembre de la même année, pour sa huitième sélection, il affronte une troisième fois le Portugal pour une deuxième victoire (2-4).
En 1948, André Grillon ne joue qu'une rencontre internationale lors de la réception de l'Italie début avril, pour la première rencontre avec des maillots numérotés (défaite 1-3).
Entre fin mai et fin , Grillon dispute trois matchs à Colombes en moins d'un mois, toujours amicaux. Il débute par connaître sa troisième défaite en bleu contre l'Angleterre (1-3) puis se refait face à la Suisse (4-2) où il évolue comme arrière latéral. Enfin face à l'Espagne, toujours latéral dans un 4-2-4 français, Grillon connaît sa plus lourde défaite en équipe de France (1-5).
Parti au Racing Paris, il doit alors attendre deux ans et son arrivée à l'Olympique lyonnais avant d'être rappelé en bleu par le sélectionneur Gaston Barreau. Celui-ci lui préfère Guy Huguet ou André Frey pour le côté droit de la défense. En , Pierre Pibarot remplace Paul Baron comme tacticien de l'équipe de France A et fait de Grillon, alors le second joueur le plus capé de l'équipe avec treize capes, son latéral à Highbury en Angleterre (2-2). André enchaîne en Suisse mi-octobre pour une victoire (1-2). Le , jour de ses trente ans, André Grillon vit la dernière de ses quinze sélections internationales face à l'Autriche (2-2).
Entraîneur-joueur Débuts à Caen Après un premier passage sur un banc entre et au Stade français, l’ancien défenseur international commence son apprentissage comme entraîneur en 1955, au Stade Malherbe de Caen en CFA, où il succède à Eugène Proust. Grillon continue de diriger la manœuvre sur le terrain en tant qu'entraineur joueur et se place au milieu de terrain.
Lors de la Coupe de France 1955-1956, l'équipe atteint les huitièmes de finale après avoir éliminé le Racing Paris (D1, 3-2), puis l'Olympique d'Alès (D2, 1-0). Ils ne sont défaits qu'en huitième de finale par le RC Lens, après prolongation (1-4). Grillon se fait jouer les trois matches et est salué notamment après la victoire contre Paris dans la presse sportive nationale pour l'attitude tactique de l'équipe et sa propre organisation de défense. Contre Alès, il marque le seul but de la rencontre de la tête. En championnat, le club évolue dans le groupe Ouest du CFA et termine à la quatrième place.
L'année suivante, en de finale, les Caennais poussent l'AS Monaco à jouer un match d'appui, après avoir tenu en échec une première fois le club monégasque (1-1 puis 1-3). L'équipe termine aussi à la quatrième place du groupe Ouest du CFA.
Lors de la Coupe de France 1957-1958, l’équipe de Grillon contraint le FC Nantes (D2) à disputer cinq rencontres pour se départager : les trois premières se soldent par des matchs nuls 0-0, malgré les prolongations, le quatrième match est interrompu par la pluie, avant que le cinquième ne voit les Nantais l'emporter 1-0. Les deux équipes s'affrontent près de huit heures au total. En championnat, le club finit septième du groupe Ouest de CFA.
Six saisons au Mans