André Bercoff est un journaliste et écrivain français, né le à Beyrouth, au Liban. Il s'inscrit depuis les années dans la mouvance complotiste et identitaire, après avoir longtemps été proche de la gauche.
Biographie Famille André Bercoff naît d'un père russe, Édouard Bercov, fonctionnaire, et d'une mère espagnole, Elda Ferrera.. Il grandit au Liban et immigre en France avant l'éclatement de la guerre civile.
Début de carrière Licencié en lettres après des études au lycée français de Beyrouth et à la faculté des lettres de Beyrouth et de Lyon., il commence sa carrière au Liban en , où, jusqu'en il est rédacteur en chef culturel de L'Orient-Le Jour. Il est ensuite corédacteur en chef de Jeune Afrique et grand reporter à la section « Vie moderne » de L'Express entre et . Il partage ensuite sa plume au gré des événements entre ses fameux coups pour Actuel — et ses humeurs dans Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Globe, Playboy et Lui, dont il est rédacteur en chef entre et .
André Bercoff est, selon Le Journal du dimanche, .
En , à la demande de Jacques Attali, qui reconnaît plus tard une manœuvre politique, il rédige et publie, sous le pseudonyme de Caton, deux pamphlets polémiques, De la reconquête : pour vaincre la gauche, il faudra se débarrasser de la droite puis De la renaissance, où il se présente comme un dirigeant de droite deux ans après l'arrivée de la gauche au pouvoir. Afin d'éviter que ses confrères journalistes ne reconnaissent sa voix, il demande à François Hollande d'assurer la promotion de l'ouvrage à l'antenne de la radio nationale France Inter... Le style de ces pamphlets s'inspire à l'évidence d'un livre, publié en Italie en sous le pseudonyme de Censor par Gianfranco Sanguinetti, ancien situationniste et ami de Guy Debord dont il est d'ailleurs le traducteur en italien, Véridique rapport sur les dernières chances de sauver le capitalisme en Italie., ce qui peut être interprété comme un discret hommage de Bercoff à ce mouvement situationniste qu'il a été l'un des rares à défendre dans les colonnes de L'Express à un moment où l'essentiel de l'intelligentsia parisienne ne cherchait qu'à l'occulter.. Cette proximité d'idée se confirmera avec sa collaboration avec l'ex-situationniste Anton Harstein (Toni Arno) au sein de la revue post-situationniste Errata en . et par la postface qu'écrira en Raoul Vaneigem pour son ouvrage Lettre ouverte à ceux qui ne sont rien et qui veulent être tout.
André Bercoff indiquera plus tard avoir été proche de François Hollande entre et .
De à , André Bercoff anime l'émission Ça vous regarde sur La Cinq.. Après l'arrêt de la chaîne, l'émission revient sur . du . au . d'abord présentée par André Bercoff sous le titre Français, si vous parliez, puis par Virginie Taittinger sous le titre Si vous parliez.
Directeur littéraire aux éditions Belfond de à , il est ensuite éditeur chez Robert Laffont, Albin Michel, Plon et Michel Lafon.
Activités dans les années André Bercoff reprend brièvement l'hebdomadaire satirique Hara-Kiri au début des années ..
Il est éditorialiste à L'Événement du jeudi et France-Soir, conseiller à la rédaction du magazine Maximal depuis début , directeur de la rédaction de France-Soir de à , vice-président de France-Soir. De à , il préside le Press Club de France..
Continuant sa carrière d'écrivain et de journaliste indépendant, il participe régulièrement à des émissions de débats, notamment sur BFM TV, LCI, C8, et Itélé et sa carrière s'oriente vers l'animation d'émissions télévisées.
Il est régulièrement chroniqueur sur le plateau du Débat, émission animée sur LCI par Arlette Chabot, ainsi que sur le podcast de LCI Far West (consacré à la vie politique américaine), animé de à par Magali Barthès.
Après : orientation à droite et complotisme De plus en plus à droite En , alors que Nicolas Sarkozy est président de la République, Bercoff publie un pamphlet contre « La Chasse au Sarko » qui lui vaut une invitation à l'Élysée. En , il signe une série d'entretiens entre Pierre Cassen et Christine Tasin (Riposte laïque, un site islamophobe) et Fabrice Robert (Bloc identitaire, un parti politique d'extrême droite).
En , Rue89, qui le présente comme et , estime qu'il dérive désormais vers l'islamophobie, et que , il est , évoquant . André Bercoff se défend d'être islamophobe et affirme combattre pour la liberté d'expression.. Il se déclare adepte de la théorie du choc des civilisations. Selon Rue89, ayant défendu les deux guerres d'Irak, il , ses origines libanaises jouant également un rôle dans l'élaboration de sa sensibilité « laïque », quitte à anticiper une libanisation de la France et de l'Europe elles-mêmes.
En , il est le premier journaliste français à s'entretenir avec le candidat du Parti républicain américain, repris dans . à l'élection présidentielle aux États-Unis, Donald Trump. Peu avant le scrutin, il publie le livre Donald Trump, les raisons de la colère sur l'homme d'affaires, dont il vante le côté pragmatique.. Le Journal du dimanche le qualifie alors de journaliste , qui , comme Valeurs actuelles ou le site Boulevard Voltaire, bien qu'il ait . Ariane Chemin du Monde estime qu'à partir de , dans son émission André Bercoff dans tous ses états dont il est l'animateur principal sur Sud Radio, de à du lundi au vendredi, il Emmanuel Macron ou compare les difficultés de Benoît Hamon à une et un tandis que François Fillon échappe au comme Nicolas Sarkozy cinq ans auparavant. La journaliste considère qu'il était jadis , mais que désormais, , il dialogue dans le livre Saucisson Pinard () avec trois militants de Riposte laïque et du Bloc identitaire qui et en , il participe à un cycle de conférences à Béziers où le maire Robert Ménard, proche du Front national, a invité des auteurs identitaires. Selon Arianne Chemin, Bercoff se justifie en déclarant : .
Interrogé par Le Journal du dimanche sur son parcours depuis les années , où il était proche de François Mitterrand et Jacques Attali, il déclare ne pas avoir changé mais : il affirme , et reproche à la gauche de l'époque mitterrandienne d'avoir adopté l'économie de marché tout en conservant un discours révolutionnaire, ce qu'il qualifie d'incohérent. S'il a été pris en photo aux côtés de Julien Rochedy, ancien président du Front national de la jeunesse, il assure en qu'il ne soutient pas le Front national, devenu Rassemblement national, déclarant : Le journaliste du JDD conclut que, après une heure d'interview avec Bercoff, il est .
En , il est le cofondateur de la webtélé LaFranceLibre.fr avec l'avocat Gilles-William Goldnadel., sous l'égide du producteur de télévision Stéphane Simon..
En , Acrimed relaie un dossier du mensuel de critique sociale CQFD, qui estime qu'André Bercoff reprend depuis les , inversant la relation dominant/dominé, notamment lorsqu'il fait des insinuations sur la menace du Grand remplacement ou dénonce le racisme « anti-blanc ». CQFD désigne André Bercoff comme étant ..
Il interviewe Bachar el-Assad en Syrie à deux reprises pour Valeurs actuelles. Il déplore que la diplomatie ait coupé tout lien avec le régime syrien après l'éclatement de la guerre civile syrienne, ce qui fait courir selon lui le risque de se couper d'informations concernant les djihadistes français présents en Syrie.
L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique adresse à Sud Radio, en , une mise en demeure en raison de propos racistes tenus à l'antenne en par Renaud Camus, dans l'émission d'André Bercoff..
Thèses complotistes et accusation de cyberharcèlement En , lorsqu'il met en doute la véracité du sauvetage d'un enfant à Paris par un sans-papier, Mamoudou Gassama, il est accusé de complotisme ; il réitère ses propos quelques semaines plus tard...
En , dans le contexte de la pandémie de Covid-19, il est accusé par France Info de donner la parole, sur Sud Radio, à un monde « parallèle » de désinformation, qui comprendrait notamment des « complotistes » et des « rassuristes » comme les médecins Christian Perronne et Louis Fouché, ainsi que la généticienne Alexandra Henrion-Caude, ancienne directrice de recherche à l'Inserm...
Considéré comme le principal défenseur en France de Donald Trump tout au long de sa première présidence, il reprend régulièrement ses arguments lorsqu'il fait polémique. André Bercoff est ainsi présenté par Libération comme .. Avec Charles Gave, son invité dans la majorité de ses émissions sur Sud Radio consacrées à l'analyse de la campagne électorale américaine de , il forme, selon Arrêt sur images, . Ils évoquent notamment l', les du Parti démocrate, et la contre Trump. Au sujet de l'élection présidentielle de , il affirme qu'il est . Le , jour de l'assaut du Capitole, il déclare sur Twitter : . S'il affirme ne pas être , il indique : .
En , pendant la campagne militaire d'invasion de l'Ukraine par la Russie, il invite de nombreuses personnalités pour discuter du contexte de cette guerre. Lors de ces émissions, l'animateur et ses invités relativisent la responsabilité de la Russie (qui a agressé l'Ukraine) et de Vladimir Poutine en rejetant la faute sur l'OTAN, ou sur les États-Unis.. Sur ce sujet, les émissions du et du font l'objet d'une procédure lancée par l'Arcom pour .
Début , il fait l'objet d'une plainte de cyberharcèlement déposée par Thomas Durand, un vidéaste spécialisé dans l'esprit critique..
Le , l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) met en garde Sud Radio pour des propos climatosceptiques tenus dans l’émission Bercoff dans tous ses états du . L'autorité constate que ...
Publications Le Grand Magic Circus et ses animaux tristes, Album de famille, cosigné Jérôme Savary et André Bercoff, Belfond, 1974 Tout, le livre des possibilités, avec Nicolas Devil, et Paule Salomon, Robert Laffont, 1975 L'Autre France, la presse parallèle, Stock, 1975 La Ruée vers l'or noir, André Bercoff et Daniel Brignon, P. Belfond, 1975 L'Amour est une fête, confession impudique de la vedette d'Exhibition 2, récit recueilli par André Bercoff, Belfond, 1976, réédition 2001 chez Édition Blanche, Paris, Nu, le livre des possibilités, avec Nicolas Devil, et Paule Salomon, Robert Laffont, 1977 Herbert Pagani, Seghers, 1977 La Guerre des autres, roman, Albin Michel, 1977 Les 180 jours de François Mitterrand, sous le pseudonyme de Philippe de Commynes, Belfond, 1977 Moretti carrément, livre meeting avec André Bercoff, Encre, Coll. Brêche, 1979 Vivre plus, Robert Laffont, 1980 Rien ne va plus, sous le pseudonyme de Philippe Mura, Olivier Orban, 1981 De la reconquête, Pour vaincre la gauche, il faudra se débarrasser de la droite, sous le pseudonyme de Caton , Fayard, 1983 De la renaissance, sous le pseudonyme de Caton , Fayard, 1983 Manuel d'instruction civique pour temps ingouvernables, Grasset, 1985 Nous, le livre des possibilités, avec Nicolas Deville et Paule Salomon, Robert Laffont, 1985 Abboud, avec Jean-Dominique Rey, Galerie Faris, 1986 Les blessures d'Eros, Balland, 1987 Qui choisir : comment acheter votre président de la République sans risque, Caton traduit par André Bercoff, R. Laffont, collection Cogite, 1987 Comment aider Mitterrand à sauver le capitalisme en France, Albin Michel, 1989 La France des Seigneurs : 1989, le nouvel ordre féodal, sous la direction d'André Bercoff, Robert Laffont, 1989 Les Ennemis du système, enquête sur les mouvements extrémistes en France, de Christophe Bourseiller, publié sous la direction d'André Bercoff, Robert Laffont, 1989, 2019 Ruminations divines, captées et transcrites par André Bercoff, Fayard, 1990 La mémoire des palaces, Un tour du monde des hôtels mythiques, Fayard, 1991 Le Parti d'en jouir, Les Belles lettres, coll. Iconoclastes, 1992 Lettre ouverte à ceux qui ne sont rien et qui veulent être tout, Albin Michel, 1992, préface de Raoul Vaneigem Le Nouveau catéchisme veut-il tuer l'Église ?, Michel Lafon, 1994