Jean-Achille Benouville, dit Achille BenouvilleNotice du musée d'Orsay., né le à Paris, ville où il est mort le , est un peintre français.
Spécialisé dans la peinture de paysage, il est connu pour ses vues d'Italie.
Biographie
Achille Benouville naît dans l'ancien de Paris le Archives de Paris. État civil reconstitué. Actes de naissance du . Vues 1 à 4/51.. Fils de l'entrepreneur en serrurerie Augustin BenouvilleNé à Mathieu le et mort à Neuilly-sur-Seine le . et de Jeanne-Françoise CouturierJoseph Valynseele et Denis Grando, « À la découverte de leurs racines » (seconde série), L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1994., il est le frère aîné du peintre François Léon Benouville (1821-1859), dont il assure l'apprentissage avec François Édouard Picot, puis Léon Cogniet.
Il peint des paysages aux alentours de Paris, à Compiègne et Fontainebleau. En 1834, il expose pour la première fois au Salon. En 1837, il entre aux Beaux-Arts de Paris et obtient le second prix de Rome dans la catégorie du « paysage historique ». Puis il effectue trois voyages en Italie, dont un en 1843 en compagnie de Jean-Baptiste Camille Corot, avec qui il partage son atelier romain, où ce confrère peint Marietta. En 1845, il remporte le premier prix de Rome avec Ulysse et Nausicaa. Après un séjour de trois ans à la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome, il décide de rester en Italie, où il exerce son art pendant 25 ans. Il continue cependant d'envoyer régulièrement des toiles aux Salons parisiens.
Le , il épouse à Paris, dans l'ancien , Eugénie Clarisse Quesney-LerougeArchives de Paris. État civil reconstitué. Actes de mariage du . Vue 8 à 11/51. (1820-1870). Elle a pour grand-père maternel le peintre Féréol Bonnemaison et pour oncle Jules de Bonnemaison.
Jean-Achille Benouville est père de deux garçons, qui seront tous deux architectes : Pierre Louis Benouville (1852-1889) et Léon Benouville (1860-1903). De retour à Paris après la mort de son épouse, il se remarie le , à la mairie du , avec Amélie Nadejda Sillem (1813-1899)Archives de Paris. Actes de mariage du , 1873. , vue 15/31..
Il voyage fréquemment dans les Pyrénées, en Italie et aux Pays-Bas. Il meurt à son domicile au 198, boulevard Saint-Germain à Paris, le Archives de Paris. Actes de décès du , 1891. , vue 10/31.. Il est inhumé dans la même ville le au cimetière du Père-Lachaise ()Archives de Paris. Cimetière du Père-Lachaise. Registre journalier d'inhumations. , vue 29/31..
Guy de Maupassant lui dédie sa nouvelle Mon oncle Jules en 1883.
Œuvre
Fidèle durant toute sa vie au genre du « paysage historique » inauguré par Claude Lorrain, Achille Benouville adopte au fil des années un style plus personnel.
Ses effets de lumière, où l'on décèle l'influence de son maître et ami Corot comme dans la Vue d’une villa romaine de 1844, retiennent l'attention. Il attache toutefois davantage d'attention que son mentor à la netteté du détail.
Lorsqu'il parvient à combiner rendu de la lumière et souci de précision, le jeu de contrastes entre des teintes délicates révèle un sens très sûr de la composition. L'artiste exprime alors le meilleur de son talent observable dans une composition telle que Capri, peinte vers 1845.
Collections publiques
Allemagne Munich, Neue Pinakothek : Abélard conversant avec ses élèves près de Melun, 1837.
États-Unis Baltimore, Walters Art Museum : Paysage aux bœufs, vers 1865-1868. Boston, musée des Beaux-Arts : Ville italienne sur une colline Peut-être Nemi ?, vers 1845. Cleveland, Museum of Art : Capri, vers 1845 ; Paysage au cavalier sur un cheval blanc, 1846. Dallas, musée d'Art : Le Colisée vu du mont Palatin, 1844. Houston, musée des Beaux-Arts : Vue de la campagne romaine, 1848. New York, musée d'Art Dahesh : Paysage aux animaux, 1842. Washington, National Gallery of Art : Soleil couchant vu depuis un littoral rocheux, 1842, aquarelle, gouache et encre brune.
France Besançon, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie : Adam et Ève chassés du Paradis terrestre, 1841. Nancy, musée des Beaux-Arts : Vue de Tivoli, 1864. Paris, musée d'Orsay : Vue d'une villa romaine, 1844 ; Le Colisée vu du mont Palatin, 1870. Reims, musée des Beaux-Arts : Tivoli, bords de l'Aniene. Rennes, musée des Beaux-Arts : Paysage d'Italie.
Pour approfondir
Bibliographie Marie-Madeleine Aubrun, Achille Benouville 1815-1891. Catalogue raisonné de l’œuvre, Paris, Association des amis de Léon Benouville, 1981. Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, Paris, Librairie Renouard, 1885, (en ligne sur Gallica).
Articles connexes
Liens externes
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Notes et références
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre paysagiste français Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Prix de Rome en peinture Catégorie:Pensionnaire de la Villa Médicis Catégorie:Naissance en juillet 1815 Catégorie:Naissance dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en février 1891 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 75 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 95) Catégorie:Famille Benouville